Réserves hydriques: «Suffisantes pour satisfaire les besoins des citoyens en 2020», rassure le ministre

0
105

Le ministre des Ressources en eau, Arezki Baraki, a affirmé à Alger que le pays disposait de réserves hydriques «suffisantes» pour satisfaire aisément les besoins des citoyens durant cette année, indiquant que le taux de remplissage des barrages est de 63%.

«Le volume des eaux en réserve, tant au niveau des barrages qu’au au niveau des stations de dessalement et même de la nappe phréatique, est suffit pour répondre aux besoins des citoyens durant l’année en cours», a déclaré le ministre à la presse en marge d’une réunion ayant regroupé les cadres centraux et locaux du secteur ainsi que les dirigeants des entreprises en charge du Service publique de l’eau, consacrée à l’examen des moyen de la mise en œuvre de la feuille de route du secteur issue du Plan d’action du gouvernement. Evoquant la production annuelle d’eau potable s’élevant à 3,6 mds m3, Baraki a précisé que ce volume est en deçà de tous les besoins quotidiens de l’ensemble des citoyens en raison de la faible rentabilité des réseaux.

Tabler sur la nappe phréatique et l’eau de mer dessalée face au déficit pluviométrique Concernant le retard des pluies cette année, le ministre a indiqué que cela était du aux changements climatiques à travers le monde et que la solution réside dans la combinaison entre deux ressources en eau dont disposent l’Algérie, à savoir les eaux souterraines disponibles en grandes quantités dans le Sud et l’eau de mer dessalée au Nord. «A l’avenir, l’on comptera sur ces deux ressources pour satisfaire les besoins des citoyens au niveau national», a fait savoir le ministre. Sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, la priorité sera accordée aux «projets de rattrapage» pour satisfaire, dans l’immédiat, les besoins des citoyens dans le secteur des ressources en eau, a-t-il ajouté estimant que cela n’empêche pas de poursuivre les grands projets qui visent à améliorer les prestations assurées au citoyen à long terme. Ces projets concernent particulièrement les citoyens résidant sur la bande frontalière et les régions rurales, montagneuses, enclavées et ceux qui n’ont pas accès aux prestations du secteur.

Yasmina Derbal