Réunion inaugurale du comité scientifique de l’Institut de recherche du gaz du GECF: Guitouni appelle à intensifier les efforts pour le développement de la digitalisation

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le ministre de l’Energie, Mustapha, Guitouni à l’occasion de l’ouverture d’un Workshop organisé par Sonatrach. Photo Fatah Guidoum@L'Echo d'Algérie

«Nous avons, certes, fait beaucoup de progrès, même si des efforts restent encore à consentir pour développer davantage la digitalisation du secteur des hydrocarbures en Algérie» a affirmé, hier, à Alger, le ministre de l’Energie, Mustapha, Guitouni à l’occasion de l’ouverture d’un Workshop organisé par Sonatrach. Dédié à la digitalisation dans le secteur des hydrocarbures et tenu en préparation de la 1e réunion du comité scientifique de l’Institut de recherche sur le gaz du Forum des pays exportateurs de gaz (Gas Exporting Countries Forum – GECF), qui se tiendra, à Boumerdès et qui verra la participation de nombreuses délégations des pays membres, réunies pour débattre des projets de recherche de l’institut.

Le ministre de l’Energie a, concernant les progrès réalisés dans le domaine, cité en particulier la sismique à trois dimensions, le traitement sismique, le forage horizontal,  les diagraphies, la modélisation de réservoir et le contrôle des installations. «Mais, force est de constater, qu’il nous reste beaucoup à faire dans le domaine de l’imagerie du sous-sol, la maintenance préventive et l’optimisation des processus industriels et de gestion», a-t-il expliqué. Selon lui, une numérisation réussie dans les cœurs de métier comme la sismique ou la modélisation de réservoir, notamment, aidera à atteindre les objectifs du secteur de l’énergie. Ces objectifs consistent, a-t-il précisé, à améliorer le taux de succès de l’activité exploration, augmenter les réserves récupérables au niveau des gisements en exploitation, optimiser des chaînes gazières et pétrolières et en réduire les coûts d’exploitation, y compris en aval et, enfin, contribuer à la protection de l’environnement. Le Workshop Technique organisé, hier, au siège de sa Direction gérale à Alger, a porté sur la thématique de la Digitalisation. Intitulé «Digital and Advanced Analytics in the Gas Industry», il a été animé par des experts d’entreprises de références dans le domaine de la digitalisation avec la participation d’acteurs majeurs de l’industrie gazière en Algérie, a précisé le communiqué de l’entreprise. Traitant des problématiques de la transformation digitale des activités gazières et pétrolières, constituant un axe fondamental de la stratégie de transformation de Sonatrach «SH2030» qui vise à exploiter les nouvelles technologies du numérique et de l’intelligence artificielle pour l’optimisation des performances de l’Entreprise. Le programme s’est articulé autour de conférences thématiques sur les enjeux et les opportunités de la digitalisation, de l’Advanced Analytics et de l’Intelligence Artificielle et a été l’occasion d’assister à des communications de compagnies spécialistes du digital ainsi que du partage de l’expérience de compagnies du secteur Oil & Gas dans ce domaine. Pour sa part, le P-dg du groupe Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour a rappelé «le nombre croissant de majors pétroliers qui se lancent dans une transformation digitale destinée essentiellement à réduire structurellement et durablement leur base de couts de développement et d’exploitation, encore élevée», rappelant que «la maturité technologique et organisationnelle de Sonatrach en matière d’IT et a fortiori digitale, autant que celle de ses processus internes (fonctionnels et métiers), nous a amenés à lancer une transformation digitale graduelle». «Sonatrach travaille actuellement sur le déploiement d’une infrastructure IT moderne avec la mise en place d’applications digitales, et d’un ERP (SAP), dont les effets se mesureront au cours des prochaines années» a-t-il ajouté. Notant les expérimentations digitales ciblées menées en parallèle par Sonatrach, à savoir, le Cloud privé, la solution Smart Oil&Gas à travers la mise en place de capteurs, de centre de contrôle digital, la solution CEOIII (environnement de travail commun à l’ensemble des employés de Sonatrach), le FM&IS (Field Management & Information System) à Hassi Messaoud, qui sera généralisé à l’ensemble des gisements de Sonatrach, et, enfin, un Centre d’Innovation ayant pour objectif d’établir des standards et spécifications techniques afin d’homogénéiser les outils et les usages au niveau du groupe Sonatrach.

Gaz : l’Algérie abritera, aujourd’hui, la 1ère réunion du comité scientifique

L’Algérie abritera, aujourd’hui, à Boumerdès, la première réunion du Comité scientifique de l’Institut de Recherche sur le Gaz, relevant du Forum des pays exportateurs de gaz. S’exprimant à ce propos,  Guitouni a rappelé que les pays membres du GECF (Gas Exporting Countries Forum) avaient décidé, il y a plus d’une année d’étendre leur collaboration à la recherche scientifique et à la technique dans le domaine du gaz. Le Forum avait adopté, à l’unanigouvernement du GECF, tenu le 24 novembre 2017, à Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie, a-t-il précisé. Pour rappel, le GECF est une organisation intergouvernementale créée lors de la 8e session du Forum informel des mêmes pays, tenue à Moscou en décembre 2008.  Il est actuellement composé de 12 pays : l’Algérie, la Bolivie, l’Egypte, la Guinée équatoriale, l’Iran, la Libye, le Nigeria, le Qatar, la Russie, Trinité-et-Tobago, les Emirats arabes unis et le Venezuela, alors que l’Azerbaïdjan, l’Irak, le Kazakhstan, la Norvège, Oman, le Pérou et l’Angola ont le statut de membres observateurs. Se référant à l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le ministre a fait savoir que l’utilisation des technologies digitales existantes et émergeantes pourrait augmenter les réserves mondiales techniquement récupérables de 3 % pour le pétrole et le gaz non conventionnel. Guitouni a rappelé que l’étude de faisabilité qui fut à la base de la création de l’Institut de recherche du gaz, avait également démontré que la numérisation des processus, l’analyse avancée des données, la robotique, l’automatisation et la connectivité peuvent conduire à dégager des plus-values substantielles.