Sahara occidental: Les prémisses d’un vrai changement  en faveur de la cause Sahraouie ?

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S’agit-il d’une reconfiguration du processus ou les prémisses d’un vrai changement après presque  un trimestre passé depuis la nouvelle année?.

Il semble que le Sahara occidental passe à un niveau plus imposant à la communauté international en obligeant une remise en jeu pour une vraie partie d’échec stratégiquement liée à la tactique. En effet les Etats Unis d’Amérique viennent de décider la mise à niveau du « globale » déjà en jeu dans la doctrine de Barak Obama depuis 2008!

Nous venons d’assister à travers ce qui vient d’être esquissé au dernier Conseil de Sécurité à l’ONU  à une remise en ordre prônée par les USA du tout Onusien à propos de la problématique Sahara occidental… Au fait il s’agit d’une reprise du jeu sur l’échiquier nord africain.

En tout cas le système ONUsien se met au diapason international dans cette affaire Sahraouie devenue internationale, d’où la nécessité de la remise en cause de la présence de la MINURSO, notamment dans le domaine sécuritaire. A ce propos le rapport dans sa revendication du retour des personnels de la MINURSO expulsés par le Maroc n’est pas une simple expression dans le déontologique….

En résumé il faut noter qu’il y a là un adoubement très significatif et en clair comme noir sur blanc, mais il garde toujours l’intelligence du dogme stratégie Obama dans sa modalité du discret. Et n’oublions pas que Mr B.Obama aime les longues passes vers le panier basket-ball.

Raison pour laquelle la Russie a opté la neutralité dans le même esprit de discrétion. Ainsi le cavalier russe entre en jeu sans s’occuper des ognons des autres tout en faisant le présent dans l’absence ou l’abstention de vote car ; il s’agit d’un nord africain où la mémoire Poutine garde de beaux souvenirs en Lybie assez colorés de malin anglo-saxon. Toutefois il ne cache pas qu’il reste ouvert au démocrate et intellectuel Barak Obama. Mr V. Poutine pratique l’affut. C’est aussi du Judoka !

Un vrai jeu au rythme de « l’approche intelligente, légère …»mais qui ne demeurera pas indirecte !

La question est donc de savoir quelle est la suite et comment la formuler ?

Deux variables se dessinent déjà en termes de jeu d’échec : – L’une suppose le petit roque – L’autre le grand roque

Dans l’immédiat il semble aller de soit que les deux puissances se mettront facilement au diapason de la symphonie probable assez percussionniste et donc sur la nature du jeu, surtout que le royaume du Maroc s’est reconfirmé dans sa position en stipulant que le rapport 2285 est un revers pour toutes les manœuvres du secrétariat des nations unies !

En vérité le rapport exprime clairement que les cadres de la MINURSO devront revenir pour continuer leur mission dont la matrice est l’organisation du référendum de l’autodétermination que le Maroc continu à méjuger !! Ceci a été même suivie de « sinon…etc ». Une menace bien embellie.

Assez percussionniste ! Oui, et encore à l’ image positive (prônée par B.Obama depuis son arrivée au pouvoir en 2008 avec les enjeux d’une meilleure interaction et coopération avec les autres acteurs présents au Sahel, notamment la France qui a choisi le clan des états unis en votant « oui » au rapport 2285 le vendredi 2016-04-30, sauf que « l’indirecte » n’aura plus raison d’être après l’entêtement de la diplomatie marocaine déjà en névrose et mal être.

Mais en général, les événements ne sont plus au discours de la politique étrangère de Barack Obama à l’Académie militaire de Westpoint en mai 2014.

Peut être l’exclusivité et la transversalité ne peuvent pas se conjuguer là où certains partenaires nord africains ingrats font la tête car trop gâtés. C’est la même remarque faite à propos des pays du Golf où l’incapacité de changement dans la démocratie…a été soulignée.

En fin à tous cela s’ajoute aussi à l’incapacité de la France de faire face à la complexité des défis du Sahel, et en méditerranéenne … C’est ainsi que les États-Unis entre une seconde fois en scène à travers l’ONU mais s cela se fera selon les logiques aux avant-postes.

Le Conseil de sécurité souligne qu’il convient de « parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara occidental, qui repose sur le compromis ». Il souligne également qu’il importe que les parties s’engagent à nouveau à faire avancer le processus politique dans la perspective de nouvelles négociations.

Le Conseil se félicite en effet du nouvel élan impulsé par la première table ronde tenue les 5 et 6 décembre 2018 et la deuxième table ronde tenue les 21 et 22 mars 2019 sous l’égide de M. Köhler.

Il salue aussi « la volonté du Maroc, du Front Polisario, de l’Algérie et de la Mauritanie de participer, d’une manière sérieuse et respectueuse, au processus politique engagé par l’Organisation des Nations Unies sur le Sahara occidental afin de trouver des terrains d’entente ».

Tout en se félicitant des consultations qui se poursuivent, le Conseil de sécurité demande à nouveau aux parties prenantes de « coopérer plus intensément » les unes avec les autres.

Il engage les parties à faire preuve d’une plus grande volonté politique de parvenir à une solution, « notamment en examinant de façon plus approfondie leurs propositions respectives ».

Le 22 mars, à l’issue de la deuxième table ronde, M. Köhler avait estimé qu’il restait beaucoup de travail pour les délégations et que « de nombreuses positions divergent toujours fondamentalement

L’envoyé de l’ONU avait jugé nécessaire des efforts réels pour créer la confiance et avait encouragé les délégations à explorer des gestes de bonne foi et des actions concrètes.

Territoire situé sur la côte nord-ouest de l’Afrique, le Sahara occidental a été administré par l’Espagne jusqu’en 1976. Le Maroc et la Mauritanie avaient alors tous deux affirmé leur revendication sur le territoire, revendication à laquelle s’oppose le Front Polisario.

Suite à la fin de l’administration coloniale espagnole du Sahara occidental, des combats ont éclaté entre le Maroc et le Front Polisario. Depuis, les Nations Unies œuvrent à un règlement de la situation. La Mauritanie a renoncé à toute revendication sur le Sahara occidental en 1979. Un cessez-le-feu a été signé en septembre 1991 et la MINURSO a été déployée.

Le Polisario regrette l’échec du Conseil de sécurité à condamner le Maroc

Le Front Polisario a regretté mardi « l’incapacité » du Conseil de sécurité à condamner « les actions déstabilisatrices » du Maroc qui risquent de « saper un processus politique déjà fragile ».

Dans une première réaction à la prorogation du mandat de la MINURSO de six mois, le Front Polisario souligne que « l’échec du Conseil de sécurité à condamner les actions déstabilisatrices du Maroc ne fait qu’encourager la puissance occupante marocaine à persister dans son intransigeance et à saper un processus politique déjà fragile ».

« Nous avons déjà vu les effets néfastes du silence du Conseil de sécurité. Au cours des derniers mois, le Maroc a intensifié le rythme et l’ampleur des violations du cessez-le-feu et réprimé brutalement la population sahraouie vivant dans les territoires occupés », s’indigne le Front Polisario dans un communiqué relayé à New York.

Et d’ajouter « le Maroc a fait tout son possible pour perturber et faire dérailler le processus de paix dirigé par l’ONU, notamment en refusant de prendre des mesures de confiance pour démontrer sa volonté de progresser sur la voie politique ».

Le Front Polisario affirme que « ces menaces à la paix exigent une réponse claire du Conseil de sécurité et le Maroc doit être tenu responsable de ses actes ».

En parallèle la partie sahraouie a dit « prendre note » de la reconduction du mandat de la MINURSO et de l’appel lancé aux deux partis au conflit de reprendre les négociations sans préconditions et de bonne foi en vue de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable, qui pourvoit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

La seule solution réalisable est l’autodétermination

En référence aux expressions « réalisme et compromis « incluses dans la résolution et contestées par la Russie et l’Afrique du Sud car diluant dans les faits les paramètres du règlement du conflit, le Front Polisario réaffirme que la seule solution réaliste et réalisable est celle qui accorde au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination.

« Le Front Polisario réaffirme que la seule solution réalisable, réaliste et durable est celle qui accorde à notre peuple le droit inaliénable de décider de son propre destin de façon libre, démocratique et sans conditions préalables ».

« La raison d’être du Front Polisario est de défendre les droits inaliénables et les aspirations légitimes du peuple sahraoui et nous n’accepterons rien de moins que le plein respect du droit inaliénable de notre peuple à l’autodétermination et à l’indépendance », tient-il à rappeler.

Le Front Polisario estime qu’en prorogeant pour la troisième fois le mandat de la MINURSO de six mois, le Conseil de sécurité réaffirme sa « détermination à faire avancer le processus de paix, malgré la vive opposition de ceux qui cherchent à maintenir le statut quo ». Mais regrette que « le Conseil de sécurité ait manqué une occasion notable de donner suite à son engagement de mettre fin au statut quo et d’exiger du Maroc de mettre fin à l’occupation illégale du Sahara occidental « .

Mardi, le Conseil de sécurité a prorogé le mandat de la mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental de six mois, jusqu’au 31 octobre prochain. Par 13 voix pour et deux abstentions (la Russie et l’Afrique du Sud), l’instance suprême des Nations Unies a adopté un projet de résolution appelant les partis au conflit, le Front Polisario et le Maroc, à reprendre les négociations sous les auspices des Nations Unies sans préconditions et de bonne foi.

Tel qu’attendu, l’Afrique du Sud et la Russie se sont abstenues de voter le projet de résolution présenté par les Etats-Unis, jugeant le texte  » déséquilibré « .

Les deux membres ont dénoncé une tentative d’influer sur le processus onusien en intégrant des expressions et des références pour diluer le principe de l’autodétermination. (SPS)                                                                               

                                                                                               Ahsene Saaid/ SPS