Cancer du sein: chaque année, 11 000 femmes sont diagnostiquées en Algérie

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La prise en charge du cancer du sein risque de connaitre des perturbations. Selon la présidente de l’Association « El Amel » d’aide aux personnes atteintes de cancer, « deux sur trois des accélérateurs du Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) sont à l’arrêt, faute de maintenance ».

Assistant à l’ouverture des portes ouvertes d’une journée sur le cancer du sein organisé dans le cadre par le ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière à Riadh El Feth , Hamida Kettab confie que « la prise en charge des malades dans l’Algérois est perturbée car l’accélérateur de Blida est à l’arrêt ». Selon elle, «remédier à cette situation est possible  à condition que la CNAS joue son rôle pleinement et prenne en charge les personnes atteintes du cancer du sein chez le privé, au même titre que les hémodialysés ». Elle a déploré «  le deux poids deux mesures  pour les malades ayant cotisé toute leur vie ».La présidente d’El Amel lancera un appel   en direction de la CNAS pour qu’elle prenne en charge quelques séances de radiothérapie chez le privé. «  Le temps que les Centre anti-cancer (CAC) reprennent ses activité dans ce segment », dit elle. Elle a toutefois reconnu, qu’à l’ouverture des CAC, la prise en charge des cancéreux dans plusieurs régions s’est améliorée.

Première cause de décès chez la femme, le cancer du sein est diagnostiqué, chaque année, chez 11 000 femmes en Algérie. Hier , elles étaient nombreuses à avoir fait le déplacement pour écouter les conseils des professionnels de la santé . La plupart ont recommandé conseils la pratique du sport pour parvenir la maladie. Dr Benzamouche du service de médecine du sport à l’EHS des maladies cardio-vasculaires et médecine du sport Maouche Mohand Amokrane (ex CNMS Clairval) a exhorté toutes les personnes, saines ou malades , à « pratiquer quotidiennement une activité physique». Selon elle, « on n’a pas besoin d’équipements sophistiqués, mais de simples gestes comme faire son marché, monter des escaliers, faire son ménage pour bouger ». « La sédentarité est la cause principale de 21 à 25 % des cancers du sein, du côlon, du diabète et maladies cardiaques ischémiques », a-t-elle rappelé. Pour les personnes cancéreuses l’activité physique est également conseillée. Selon la praticienne « elle permet de  réduire de 50 % la fatigue liéé à la chimiothérapie, revigore le système immunitaire et réduit les risques de récidive ». Parmi les stands aménagés, on trouve un espace d’autopalpation ou des médecins face à des femmes intéressées expliquent les gestes à faire pour déceler le moindre symptôme.D’autres espaces sont dédiés à l’industrie pharmaceutique, à la prise en charge psychologique.