Secteur industriel public: Hausse de 2,7 % de la production en 2019

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La production industrielle du secteur public, a augmenté de 2,7% en 2019, malgré un recul de 3,6% durant le 4ème trimestre, a annoncé l’Office national des statistiques (ONS). Durant les trois premiers trimestres de l’année écoulée, la production industrielle du secteur public a connudes hausses respectives à l’exception du dernier trimestre ou la production a reculé de 3,6%, selon les données de l’Office.

En effet, le premier trimestre 2019 s’est caractérisé par une hausse de 4,3% de la production industrielle. Durant le second trimestre la hausse était plus prononcée (+6%), alors qu’au 3ème trimestre, elle a connu la même amélioration enregistrée au 1er trimestre, soit 4,3%. En 2019, cinq secteurs de l’industrie publique, ont connu des hausses. Ainsi, le secteur de l’Energie a connu une belle performance avec une hausse de 6,7% de la production, même tendance pour les industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (ISMMEE +16,3%), les industries agroalimentaires (+4,9%), cuirs et chaussures (+14,2%) et enfin les industries divers avec (+52,7%). Par ailleurs, l’organisme des statistiques a indiqué que la production industrielle d’autres secteurs a reculé. En effet, celle des hydrocarbures a baissé de 0,4%, les mines et carrières (-5,4%), les matériaux de construction (-11,4%), les industries chimiques (-4,4%), textiles (-0,9%) et enfin les industries des bois, liège et papier avec -14,5%. Evolution positive dans 4 secteurs industriels au 4ème trimestre Quatre secteurs industriels ont connu des améliorations dans la production industrielle durant le dernier trimestre de 2019 par rapport à la même période de l’année précédente. L’ONS a fait savoir que le secteur de l’énergie a connu une croissance de 3,3%, l’agroalimentaires (+11,3%), celui des cuirs et chaussures (+21,7%) et enfin les industries divers avec une hausse de 46,6%.    Par ailleurs, l’Office a relevé que d’autres secteurs ont vu leur production reculer durant les trois derniers mois de l’année dernière. La production industrielle du secteur des hydrocarbures a baissé de 4,5%, des mines et carrières (-15,6%), des ISMMEE  (-8,1%), des matériaux de constructions        (-17,6%), des industries chimiques   (-18,5%), des textiles (-7,2%) et enfin des bois, liège, papier avec (-24,7%). Afin d’améliorer les atouts de l’industrie nationale, de diversifier la production locale et faire face à la chute des cours du pétrole, le Gouvernement avait adopté dans le cadre du «renouveau économique attendu», une nouvelle politique économique, qui sera essentiellement axée sur la mise en place d’un nouveau mode de gouvernance économique, d’une gestion moderne de l’entreprise économique, du développement des filières industrielles prometteuses, de l’accroissement des niveaux de production et de la valorisation des ressources naturelles du pays. Cette démarche englobe, notamment, selon les déclarations du Premier ministre, Abdelaziz Djerad lors de la présentation du Plan d’action du Gouvernement devant les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN), l’assainissement du milieu juridique de l’investissement, la création d’un climat approprié aux affaires et l’affectation du foncier économique à l’investissement productif. «Cette vision constitue le cadre de référence opérationnel de la mise en œuvre par le Gouvernement de son plan d’action pour faire face à la baisse des prix du pétrole (..), la rationalisation des dépenses de fonctionnement et d’équipement et la promotion, de manière soutenue, d’une économie diversifiée, développant davantage l’économie réelle et son moteur l’entreprise nationale, créatrice de richesse», avait souligné Djerad, en marge de la cérémonie d’installation du nouveau président du Conseil national économique et social (CNES). S’agissant du volet économique, le Gouvernement «compte introduire, dans le projet de la loi des finances complémentaire 2020, des mesures fiscales incitatives au profit des entreprises ainsi que les mesures légales de base nécessaires à l’assainissement et à l’amélioration du climat des affaires et à la relance de l’investissement». Dans le même cadre, le Gouvernement avait arrêté des mesures visant à assainir le foncier industriel et à créer de micro-zones industrielles dédiées à la micro-entreprise et aux start-up et a entamé l’aménagement des textes réglementaires «afin de favoriser la production nationale et à limiter le recours à la sous-traitance avec l’étranger». En 2018, la production industrielle du secteur public, a reculé de 0,4%.

Moussa O. /Ag.