Selon Mohamed Laagab : «La nouvelle Constitution sera soumise au référendum populaire fin juin»

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Partis politiques, personnalités nationales et des organisations de la société civile ont présenté plus de 1000 propositions en faveur de l’enrichissement de la nouvelle Constitution, dont la mouture finale serait prête à la fin de ce mois de juin et qui devrait être soumise au référendum.

C’est ce qu’a déclaré le chargé de mission à la Présidence, Mohamed Laagab, mardi soir, à la Télévision publique. Mohamed Laagab a tenu à rappeler que quelque 1500 copies du projet d’amendement de la Constitution ont été distribuées aux partis, associations, personnalités et les médias pour enrichissement, ajoutant que l’envoi des propositions se poursuit jusqu’au 20 juin. Par ailleurs, il a expliqué qu’une commission spéciale se chargera de les remettre à une commission d’experts. Le chargé de mission à la Présidence a fait savoir également que des partis de l’opposition et des personnalités issues du hirak se sont impliqués dans l’enrichissement de cette mouture en faisant parvenir leurs propositions qui seront, selon lui, prises en considération avant d’être transmises au comité des experts. L’interlocuteur a annoncé que la mouture finale de la mouture finale de la Loi fondamentale devrait être prête à la fin de ce mois et serait ensuite soumise au référendum, soutenant qu’il est du ressort du président de la République de la soumettre au débat au sein du Parlement avant d’être soumise plus tard à un référendum populaire. Concernant les critiques formulées au sujet de la nature du système politique, Laagab a estimé qu’ «on est devant un régime semi-présidentiel après la réduction des prérogatives du président de la République», expliquant que de toutes les Constitutions du monde, la nature du régime politique se traduit à travers les articles qui y sont contenus. Interrogé sur l’article 4 consacrant tamazight comme langue nationale et officielle, il a affirmé qu’il ne sera pas modifié et que le but étant de préserver les éléments de l’identité nationale et la protéger contre tout marchandage ou exploitation partisane et ne laisser aucune brèche pour une ingérence étrangère dans les affaires intérieures du pays.

Yasmine Derbal