« Sibal-Expo 2017 » Pour l’essor du secteur alimentaire

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Photo L'Echo d'Algérie@

L’Algérie abritera les 27-28-29 novembre prochain le premier Salon international des boissons, des arômes et des produits laitiers, au niveau du centre international de conférences (CIC), sous l’initiative de SPP communication, agence d’événementiel.

Le salon réunira toutes les filiales du secteur alimentaire et les sociétés de productions de boissons qui viendront proposer leurs produits aux visiteurs et par ailleurs profiter de cet espace pour nouer des rencontres permettant un échange mutuel des expériences. Selon les organisateurs la rencontre, dans sa première édition, entend témoigner du progrès obtenu par le secteur alimentaire, marqué par l’innovation industrielle, mais aussi d’exposer les difficultés qui entravent l’acte d’exporter les produits locaux vers l’étranger. Le Salon, réserve dans son programme, des conférences et rencontres permettant aux participants et aux professionnels de sortir avec des solutions adéquates pour le développement du secteur alimentaire.

Il importe de noter qu’une conférence de presse pour présenter le salon a été organisée CE matin, à l’Hotel « New Day », par l’association des producteurs algériens de boisson. La conférence, « avant-première », a été animée par le président même de l’association, Ali Hamani. Lors de son intervention, le président de l’Association a tenu à s’exprimer franchement sur la situation actuelle de la production de boissons et de ses filières. Aussi à éclaircir certains faits incompris par les consommateurs ou encore répondre à leurs préoccupations. Le premier fait concerne le taux de sucre admis dans les boissons. Ali Hamani relève que l’Algérie consomme plus d’un million de tonne de sucre, dont « 150.000 tonnes » versés dans la production de boissons. Ce qui représente un taux de 12%. Un taux qualifié de faible par le président de l’Association.

Le président de l’association révèle que des producteurs s’étaient déjà décidés à réduire ce taux sucre dans leurs produits mais de façon progressive. Une transformation qui était presque passée « inaperçue ». Par ailleurs Hamani estime que les consommateurs apprécient les boissons sucrées ou fortement sucrées, d’où leur succès et présence en quantité sur le marché national. A ce sujet, le président relève le rôle que doit jouer le consommateur. Ce dernier, confie Hamani, se doit de « faire attention aux produits qu’il consomme » et penser à « préserver sa santé » mais aussi « à éduquer ses enfants » au comment consommer moins de sucre.

Par sa prise de responsabilité, Ali Hamani cible les producteurs et son association. Ces derniers, note-t-il, doivent prendre des décisions et des démarches et faire en sorte que les pouvoirs publics veillent à leur application et au suivi sur le terrain. Il informe que du travail a déjà été effectué en sens. Des propositions issues d’études, ont été présentées au ministère du Commerce. Des campagnes de sensibilisation peuvent être lancées, confie Hamani, et ce dans le but d’informer le consommateur sur les dangers encourus en cas de consommation excessives de sucre ou ceux issus de la non-conformité de produits. D’ailleurs, concernant la non-conformité des produits et de la hausse des prix Ali Hamani confie que les deux cas sont préjudiciables aux producteurs, qui restent les « seuls responsables de leurs actes ». Ces derniers sont prêts à tout au nom de la concurrence.