Son arrêt semble inévitable : Quel sort pour le championnat ?

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Maintenant que l’arrêt définitif du championnat semble inévitable, il serait judicieux de réfléchir sur la manière comment on veut boucler cette saison pas comme les autres. Il faut d’abord se rendre à l’évidence et accepter le principe selon lequel il est impossible de contenter tout le monde dans la conjoncture et la forme actuelles.

A partir de là, il s’agit d’aller chercher un consensus qui sera plus ou moins admis par la majorité. L’on sait d’ailleurs que la plupart des clubs sont contre la reprise du championnat, mais les avis divergent sur la façon avec laquelle on va conclure cette édition. Devant le vide juridique pour un cas aussi délicat et inédit, les interprétations et les conjectures ne manquent pas. De ceux qui appellent à décréter une saison blanche en effaçant tout, jusqu’à ceux qui pensent qu’il est plus juste d’arrêter le classement du championnat à la 22e journée, soit la dernière disputée avant sa suspension pour cause du coronavirus. Entre les deux solutions extrêmes, il y a une multitude d’autres hypothèses qu’il faudra étudier dans le but évident est de léser le moins de monde possible. Ménager le chou et la chèvre en quelque sorte. La dernière virée du président de la LNF, Abdelkrim Medouar à l’est et à l’ouest du pays pour rencontrer les présidents des clubs de la région, lui a certainement donné une idée sur la tendance qui se dégage chez les principaux acteurs du ballon rond. Quant à Kheireddine Zetchi, même s’il a déclaré récemment qu’une équipe ne peut être déclarée championne, si le championnat n’est pas fini, n’a d’autre choix que de s’incliner devant la majorité. Il en a d’ailleurs intérêt. Devant cette situation inextricable, il vaudrait mieux en effet laisser les présidents des clubs prendre une décision collégiale à ce sujet pour ne pas s’attirer seul les foudres des mécontents. Car il y en aura assurément dans tous les cas de figure. Désigner le champion, son dauphin, les équipes relégables et celles qui accèdent ne sera en tout cas pas une mince affaire, surtout que la FAF s’apprête à lancer son nouveau système de compétition. Un changement qui tombe vraiment mal. L’on se demande d’ailleurs, s’il n’est pas plus pratique de le reporter pour la saison suivante. Autant de tracasseries que doivent résoudre les instances sportives dans les semaines à venir. Il faut rappeler néanmoins que d’autres championnats comme ceux de la France, de la Belgique et des Pays-Bas, ont été arrêtés avant leur terme. Dans tous ces pays, on n’a pas trop tergiversé. Ils ont arrêté la compétition au classement de la dernière journée disputée consacrant les leaders champions et en reléguant les derniers en divisions inférieures. Malgré quelques protestations et contestations, notamment en France, les résultats ont été homologués. Il est vrai aussi qu’ils ont été validés par la majorité des clubs. C’est ce que l’on devrait faire chez nous, faute de mieux.

Ali Nezlioui