Suite à une hausse inquiétante des cas de contamination: Forte mobilisation contre le Covid-19

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Algerie: 2605.2020 Cent quatre-vingt quatorze (194) nouveaux cas confirmés de coronavirus, 171 guérisons et 8 décès ont été enregistrés durant les dernières 24 heures en Algérie. Une équipe du SAMU appelée pour une urgence, un homme du troisième âge a ete transporter à l'hôpital dans une ville a alger.

Avec la hausse inquiétante des contaminations au coronavirus et les proportions inquiétantes prises par la propagation de la pandémie, les citoyens sont de nouveau interpellés par les pouvoirs publics afin qu’ils se conforment aux mesures de prévention.

Et pour cause, en dépit des sacrifices consentis par les personnels de la santé, tous corps confondus, depuis l’apparition du Covid-19, les choses ne semblent pas pour autant s’améliorer en raison du non respect des mesures prises par le gouvernement pour juguler ce virus. C’est la raison pour laquelle, les citoyens sont appelés à la nécessité de persévérer dans le respect des mesures de prévention. Pour ce faire, un dispositif permettant l’augmentation du volume des admissions au niveau des établissements hospitaliers conséquemment à la recrudescence des cas de coronavirus (Covid-19) sera mis en place, a annoncé hier le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid. Selon le ministre, un délai de «48 heures» a été accordé aux responsables de ces établissements pour assurer une réaction rapide et efficace pour l’accueil des patients souffrant du Covid-19. Il a précisé, à ce titre, que des instructions ont été données pour que «60% des lits disponibles soient dédiés au Covid-19 et les 40% restants aux urgences». «Le constat que j’ai fait, c’est qu’on n’a pas déployé au niveau des établissements le nombre de lits suffisants», a-t-il regretté, reconnaissant, à l’occasion, que le secteur de la santé a «été pris de cours» par la recrudescence du nombre de cas de contamination. Pour renforcer les capacités des hôpitaux à satisfaire une demande accrue, le ministère, a-t-il poursuivi, est «en train de prendre les mesures pour stopper, à nouveau, les activités non urgentes». Il a affirmé, en outre, que malgré l’augmentation brutale de la demande «les hôtels ne seront sollicités qu’en dernier recours». M. Benbouzid a estimé que l’augmentation des cas de Covid-19 observée ces derniers jours constitue «une préoccupation nouvelle» pour les autorités sanitaires du pays qui doivent «prendre les mesures et être encore plus vigilantes dans la communication et la sensibilisation des citoyens». Le ministre s’est engagé, dans ce contexte, à sanctionner tout manquement dans la prise en charge des malades de Covid-19, soulignant que «des sanctions sont déjà tombées et d’autres tomberont si nécessaire». «Ce qui s’est passé à Sidi Aïssa (wilaya de M’sila) est insoutenable, c’est inadmissible», a-t-il jugé, faisant savoir qu’ «une enquête a été diligentée». «J’ai le rapport et des sanctions vont tomber de la même manière qu’à Sétif et à Constantine», a-t-il averti. Il a assuré également que la Pharmacie centrale des hôpitaux «dote tout le monde» en équipements de protection et en autres ressources nécessaires à la prise en charge de patients atteint de Covid-19. «Je ne fais qu’écouter et répondre à la demande. Je ne fais qu’instruire la pharmacie centrale (PCH) et l’institut Pasteur pour développer plus de moyens et répondre à la demande», a-t-il indiqué. Toutefois, «dans toutes les situations, il y a parfois des manques, une panne ou un arrêt au cours de l’approvisionnement. En temps normal, ces manques sont traités calmement, aujourd’hui la situation est différente», a-t-il ajouté, regrettant que ces «pannes soient exploitées par des personnes mal intentionnées». Néanmoins, il a promis que l’Etat mettra «à la disposition du personnel médical tous les moyens nécessaires». Interrogée sur un éventuel re-confinement, le ministre a estimé que cette mesure qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 «n’est pas à écarter». Dans le cas où l’Algérie doit recourir à nouveau à cette mesure, le confinement «sera partiel» et «non pas national», a-t-il soutenu, précisant que le confinement concernera les régions «à forte densité de population».»C’est une mesure qu’on ne souhaite pas», a-t-il ajouté, expliquant que le recours au reconfinement «n’est pas une chose simple» et «n’est pas la bonne solution». Evoquant le risque de propagation du virus durant la célébration de l’Aïd El Adha, M. Benbouzid a affirmé que son département peut seulement «donner des recommandations sur le plan purement sanitaire», appelant les citoyens à «éviter les rassemblements et les déplacements inter-wilayas». Pour le ministre, la question du maintien ou de l’annulation du sacrifice du mouton est «une affaire de fetwa et des gens de la religion». S’agissant de l’utilisation du scanner dans le dépistage, M. Benbouzid a estimé qu’«à aucun moment, la machine ne doit supplanter l‘examen clinique. A aucun moment, le scanner ne doit être le seul moyen de diagnostic». Toutefois, il a souligné que son utilisation est tolérée lorsqu’ «on ne dispose de rien», mettant en garde contre tout «abus» dans le recours à cette technique. Sur un autre plan, M. Benbouzid a affirmé que la stratégie de communication liée au Covid-19 «change au gré de la situation». «Nous ne sommes pas alarmistes, nous essayons d’expliquer, de mettre en garde» les citoyens contre le non respect des gestes barrières, a-t-il expliqué, indiquant que lors d’une réunion tenue samedi avec le ministre de la Communication et des cadres de son département, il a été décidé de renforcer le plateau de communication». «Nous allons déployer des moyens de communication extrêmement forts». Parallèlement à cela,  les différents services de sécurité, ainsi que les organisations et le mouvement associatif  intensifient leur présence sur le terrain ces derniers jours pour sensibiliser les citoyens au port du masque protecteur et les inciter à respecter les mesures préventives contre la propagation du coronavirus. Ils multiplient leurs sorties dans toutes les régions du pays, ciblant notamment les marchés et les grands espaces commerciaux, afin de sensibiliser les citoyens au port des bavettes et de veiller à la stricte application des mesures de protection contre l’épidémie.

le peuple algérien a prouvé, à maintes reprises, qu’il est un peuple de défi dans les grands moments décisifs, et comme  il a déjà triomphé à chaque  rendez-vous avec l’histoire, il triomphera aujourd’hui, grâce à Allah. Il n’y a nul choix pour les peuples vivants, que celui de la victoire En revanche, la réglementation en vigueur sera strictement appliquée, notamment en ce qui concerne le masque de protection qui doit être porté par toutes les personnes et en toutes circonstances sur la voie et les lieux publics, les lieux de travail, ainsi que dans tous les espaces ouverts ou fermés recevant le public. Visant à asseoir la culture du port de masque dans les lieux publics, ces mesures se veulent à la fois répressives, mais aussi sensibilisatrices des citoyens quant à l’impératif du respect des gestes de protection contre la pandémie du Covid-19. Pour venir à bout de l’épidémie et en finir rapidement avec la situation actuelle, les appels sont réitérés, notamment en direction des jeunes, pour faire preuve de patience face à l’effort qui reste à fournir et à interagir positivement avec les mesures préventives exceptionnelles. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait indiqué récemment qu’il est «bien établi aujourd’hui que plus nous nous soumettons aux mesures préventives, tant chez soi que dans les administrations et la rue, plus rapidement nous en finirons avec cette épreuve afin de renouer avec notre quotidien, et partant, avec la vie économique qui reprendra, assurément, avec dynamisme pour l’édification d’une économie nouvelle, diversifiée et affranchie de la dépendance aux hydrocarbures, garantissant à tous la prospérité dans le cadre d’un Etat démocratique, fort et juste». Pour lui, «l’insouciance et la négligence empêcheront, indéniablement, la concrétisation de cet objectif et feront subir à notre pays davantage de pertes, alors faites montre de patience, de discipline et de sens de responsabilité car les efforts seuls de l’Etat, quels que soient ses moyens matériels et humains, resteront insuffisants tant que le citoyen ne joue pas son rôle pour l’éradication de cette pandémie». Il a également soutenu que «le peuple algérien a prouvé, à maintes reprises, qu’il est un peuple de défi dans les grands moments décisifs, et comme il a déjà triomphé à chaque rendez-vous avec l’histoire, il triomphera aujourd’hui, grâce à Allah. Il n’y a nul choix pour les peuples vivants, que celui de la victoire». Par ailleurs, le président de la République avait assuré que la crise que traverse l’Algérie est conjoncturelle et non structurelle. Cela laisse supposer que la roue de l’économie nationale, affectée par la pandémie du coronavirus  et la chute des prix du pétrole, sera relancée prochainement. Cette crise sanitaire et pétrolière a créé en Algérie une situation difficile, mais loin d’être catastrophique. Pour le président de la République, l’Algérie pourra avoir dans deux années une croissance économique forte pour peu que des hommes d’affaires intègres s’impliquent. Partant de ce constat, le gouvernement compte mettre tous les atouts de son côté pour gagner le pari de la relance de la machine économique en veillant à la levée de tous les verrous se dressant devant les investisseurs nationaux et étrangers à travers la loi de finance complémentaire qui constituera le début d’une rupture et l’occasion de construire un système économique réel. Pour ce faire, le Premier ministre a assuré que tous les verrous qui empêchent l’investissement national et étranger vont disparaitre, dans le cadre de LFC, assurant que ce texte va donner une nouvelle dynamique et une autre vision à l’investissement. Cette loi va être le début d’une rupture progressive et de la construction d’un système économique réel et elle va mettre un terme à tout ce qui a été fait pour bloquer les investissements et pour empêcher l’Algérie de construire une réelle économie, avait-t-il expliqué. Il est question, dans le cadre du premier axe, de développer la ressource humaine, de reconstruire le système national de santé, de réformer l’école et de l’université algérienne. Le deuxième axe portera, quant à lui, sur la transition énergétique et l’exploitation des énergies renouvelables afin de ne plus dépendre de la rente pétrolière, tandis que le troisième axe sera focalisé sur l’édification de l’économie de la connaissance dans l’objectif de moderniser le pays.«Ce sont là des objectifs nobles auxquels les Algériens doivent croire et pour lesquels ils sont appelés à travailler pour redonner à notre pays un rôle sur le plan international et sa place qu’il mérite», avait relevé M. Djerad, tout en faisant remarquer que l’Algérie dispose de compétences et d’une élite en mesure de concrétiser ces projets et de relever le défi du développement. Assurant que le gouvernement avait établi un diagnostic sur la situation de l’économie nationale, l’intervenant a mis en exergue la vision de l’Exécutif de procéder de manière «sereine» pour «ne pas refaire les erreurs du passé» en vue de mettre en place une «approche pragmatique» devant permettre de sortir le pays d’une crise multidimensionnelle. Il a ajouté dans ce sillage que le pays dispose de moyens financiers suffisants pour dépasser la crise économique, mettant en avant l’adoption d’une approche «pragmatique et réaliste» par le gouvernement qui tient compte des difficultés actuelles, appelant les Algériens au dialogue et au patriotisme ainsi qu’a tenir compte de la volonté politique pour reconstruire leur pays. En effet, les mesures prises par les pouvoirs publics pour la prévention et la lutte contre la pandémie, impactent directement la vie économique et l’emploi, ce qui nécessite une solidarité nationale d’envergure pour le maintien de l’activité économique, la préservation de l’emploi et la prise par l’Etat de mesures de régulation rendues nécessaire par cette conjoncture. En tenant compte des différentes mesures déjà mises en œuvre par les pouvoirs publics dans les domaines bancaire, fiscal, parafiscal et des marchés publics, l’effort commun devra s’orienter d’abord sur l’évaluation, par secteur d’activité, des impacts de la crise sanitaire sur la situation financière et de l’emploi des entreprises. La concertation devra être focalisée également sur le maintien de l’activité économique dans le strict respect des mesures de prévention et de lutte contre le coronavirus ainsi que la prise de mesures pour la survie des entreprises impactés et la préservation de l’outil national de production et de réalisation. Le troisième thème de la concertation portera sur les modalités de mobilisation et de gestion de la sphère économique face à cette conjoncture exceptionnelle que traverse le pays, afin de sauvegarder l’emploi et préparer la reprise de la croissance. Dans ce contexte, et pour assurer la dépendance vis-à-vis des hydrocarbures, le président de la République avait appelé à prioriser l’investissement dans les produits agricoles assurant la sécurité alimentaire du pays. Il s’agit ici d’encourager les filières céréalières, notamment le maïs, ainsi que les filières à même de couvrir les besoins nationaux en sucre, huile et céréales.

  1. Benslimane