Suite aux violences racistes aux Etats-Unis: Kwesi Quartey : «Nous sommes peut-être noirs, mais nous sommes aussi des humains»

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George Floyd, 46 ans, a été tué par la police, lundi dernier, dans l’Etat américain du Minnesota (Nord), qui l’avait arrêté car elle le soupçonnait d’utiliser de faux billets. La scène, filmée par une passante et diffusée sur internet, montre un homme plaqué au sol sur le ventre par un policier qui l’immobilise avec un genou sur le cou.

L’homme se plaint pendant de longues minutes de ne pas pouvoir respirer et d’avoir mal. Ce nouveau décès d’un Noir américain aux mains de la police a déclenché des manifestations, entrées vendredi dans leur 4e jour. Jeudi, Kwesi Quartey, vice-président de la Commission de l’UA, avait indiqué sur internet que l’organisation panafricaine était «bouleversée d’assister à une nouvelle exécution injustifiée d’un homme afro-américain (…) pour l’unique raison qu’il EST NOIR». «Nous sommes peut-être noirs, mais nous sommes aussi des personnes», écrit M. Quartey, ajoutant que «l’Union africaine demande une enquête complète sur ce meurtre». 500 soldats de la Garde nationale déployés à Minneapolis Depuis plusieurs jours, Cinq cents soldats de la Garde nationale étaient à pied d’œuvre, vendredi matin, pour rétablir le calme dans la ville américaine de Minneapolis, après une 3e nuit de violences consécutives à la mort de George Floyd, un Afro-américain qui a perdu la vie lors d’une interpellation musclée lundi à Minneapolis, selon un communiqué militaire. Pendant la nuit, des soldats ont déjà «participé à plusieurs missions» avec les pompiers et pour lutter contre les «troubles civils», précise le communiqué. Ils ont continué à affluer vers Minneapolis jusqu’au petit matin, jusqu’à être 500 «en position». Deux cents policiers de l’Etat, ainsi que des hélicoptères, ont également été mobilisés. Des manifestations contre les violences policières ont dégénéré pour la troisième nuit consécutive : un commissariat a été incendié dans les quartiers nord de la ville et une trentaine de magasins ont été pillés. Elles font suite à la mort, lundi soir, de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, qui semble avoir été asphyxié par un agent lors d’une interpellation musclée, selon une vidéo de la scène devenue virale. Les 4 policiers impliqués ont été licenciés, et les autorités locales et fédérales enquêtent. Mais aucune inculpation n’a encore eu lieu, ce qui alimente colère et frustrations des manifestants. La Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme condamne le meurtre d’un Afro-Américain Pour sa part la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme condamne le meurtre d’un Afro-Américain et invitent les autorités américaines a prendre des «mesures sérieuses» pour mettre fin aux meurtres d’Afro-Américains non armés par la police, a demandé jeudi la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, en condamnant le meurtre d’un Afro-Américain lors de son interpellation à Minneapolis. George Floyd est mort lundi soir peu après qu’un policier blanc l’ait maintenu à terre avec un genou sur la nuque alors que cet homme noir âgé d’une quarantaine d’années avait plaidé à plusieurs reprises : «Je ne peux pas respirer» et «S’il vous plaît, je ne peux pas respirer». C’est le dernier en date d’une «longue série de meurtres d’Afro-Américains non armés commis par des policiers américains et des particuliers», a déclaré Mme Bachelet dans un communiqué.

Le président de la Commission de l’UA condamne le «meurtre» de George Floyd par la police De con côté, le président de la Commission de l’Union africaine (UA) a condamné vendredi la mort de George Floyd, cet Afro-Américain qui a perdu la vie lors d’une interpellation musclée lundi à Minneapolis, qui a déclenché une vague d’indignation et de violences aux Etats-Unis. Moussa Faki Mahamat «condamne avec force le meurtre de George Floyd aux Etats-Unis, aux mains d’agents des forces de l’ordre et transmet ses condoléances les plus sincères à sa famille et ses proches», selon un communiqué publié par son porte-parole. Dans ce texte, M. Faki «réaffirme et réitère fermement le rejet par l’Union africaine des pratiques discriminatoires incessantes envers les citoyens noirs des Etats-Unis» et demande aux autorités américaines «d’intensifier leurs efforts pour éliminer toutes les formes de discrimination basées sur la race ou l’origine ethnique».

Ahsene Saaid /Ag.