Syrie: 22 hommes armés tués dans une offensive de l’armée syrienne près de  la province d’Idleb

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Syrian rebel-fighter from the National Liberation Front (NLF) man a position at the frontline facing regime areas in the southern countryside of Aleppo on October 14, 2018. A deal was brokered by Syria's ally Russia and Turkey last month stipulating that rebel factions had until October 10 to withdraw heavy weaponry from a 15 to 20 kilometre (nine to 12 mile) wide buffer zone, which rings Idlib province and adjacent areas of the northwest, and October 15 for withdrawal of jihadist groups. / AFP / OMAR HAJ KADOUR

 Les forces syriennes ont tué vendredi avant  l’aube 22 hommes armés près de la province d’Idleb, dans une zone appelée à  être « démilitarisée » dans le cadre d’un accord russo-turc, a indiqué  l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Il s’agit de l’assaut le plus meurtrier dans cette région du nord-ouest du  pays en guerre depuis l’annonce le 17 septembre d’un accord entre la Russie  et la Turquie prévoyant une « zone démilitarisée » couvrant des secteurs de  la province d’Idleb et d’autres régions voisines, selon l’ONG.

Les combats ont éclaté lorsque les forces gouvernementales se sont emparées  d’une position contrôlée par le groupe Jaïch al-Izza dans un secteur rural  du nord de la province de Hama, a précisé la même source. La province  d’Idleb est l’ultime grand bastion insurgé et terroriste du pays, et à ce  titre dans le viseur de Bachar al-Assad, déterminé à reconquérir l’ensemble  du territoire. L’accord conclu entre Moscou, et Ankara, a permis de repousser une  offensive de l’armée syrienne sur Idleb. La « zone démilitarisée » doit  servir de zone tampon entre les territoires insurgés d’Idleb et ceux tenus  par le régime tout autour. L’accord devait entrer en vigueur à la  mi-octobre, mais sur le terrain certaines dispositions n’ont pas été  respectées et des escarmouches opposent régulièrement les forces  gouvernementales et les groupes armés et terroristes. Depuis son début en  2011, le conflit a fait plus de 360.000 morts en Syrie et poussé sur les  routes de l’exil des millions de civils.