Syrie:  Guterres dénonce « fermement » le bombardement d’hôpitaux  

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Le secrétaire général de  l’ONU Antonio Guterres a « fermement condamné » jeudi « les raids aériens en  cours touchant des civils dans le nord-ouest de la Syrie », des bombardements qui ont notamment visé des « installations médicales et des  travailleurs médicaux ». 

« Plusieurs de ces installations ont été bombardées mercredi, dont un  hôpital à Maarat al Numan, l’un des plus grands établissements médicaux de  la région et dont les coordonnées avaient été communiquées aux belligérants via le mécanisme dit de déconfliction », relève le patron de l’ONU dans un  communiqué. 

Objet de multiples réunions du Conseil de sécurité ces derniers mois, les  raids aériens imputés au régime syrien et à son allié russe endommageant des installations médicales n’ont pas cessé malgré la pression exercée sur  la Russie par ses partenaires à l’ONU. « Les civils et les infrastructures civiles, dont les installations médicales, doivent être protégés », rappelle Antonio Guterres, en assurant que quiconque « commet des violations sérieuses au droit humanitaire  international devra en répondre ». 

Plus de 100 personnes ont été tués depuis mercredi soir dans des  affrontements féroces entre les troupes du régime et des forces dominées  par des terroristes dans le nord-ouest de la Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Huit civils ont en outre péri en raison des combats dans cette région,  selon la même source. 

La région d’Idleb échappe toujours au contrôle du régime. Elle reste  dirigée par les terroristes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche  syrienne d’Al-Qaïda), visés depuis fin avril par des frappes du régime et de son soutien russe. 

La guerre en Syrie, qui a éclaté en 2011, a fait plus de 370.000  morts. 

22 morts  dans des accrochages entre l’armée syrienne et des  terroristes  

 

Quelque  22 terroristes  ont été tués vendredi  dans des accrochages féroces entre l’armée syrienne  et des terroristes dans le nord-ouest de la Syrie, selon une ONG. Ce nouveau bilan porte à plus de 120 le nombre de terroristes  morts dans les deux camps depuis mercredi soir, selon l’Office syrien des droits de l’Homme(Osdh).   

 L’armée syrienne a procédé , depuis fin février, à l’intensification des   frappes sur la province d’Idleb et ses environs où le groupe terroriste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), dominé par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda,  ainsi que d’autres factions rebelles et terroristes sont présentes. 

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), les  affrontements ont tué vendredi au moins dix éléments parmi les forces de  l’armée syrienne et douze terroristes . 

Les combats sont concentrés dans la zone du village de Hamameyat et sa  colline stratégique dans la province de Hama, aux abords de celle d’Idleb.  Le village et la colline ont été repris dans la nuit de jeudi à vendredi par les forces du régime. Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a déjà tué plus de 370000  personnes.