Talaie El-Houriyet: Ali Benflis : « L’Algérie est confrontée à des situations d’urgence absolue !»

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Le président de Talaie El-Houriyet, Ali Benflis tire la sonnette d’alarme sur la gravité de la situation du pays au triple plan, politique économique et social.

«Toutes les situations auxquelles est actuellement confronté notre pays au plan politique comme aux plans économique et social sont des situations d’urgence absolue» a-t-il asséné dans une tribune publiée ce mardi à El Watan. Manifestement inquiet pour tout le temps perdu depuis la démission forcé de l’ex président Bouteflika, Ali Benflis ne perd pas de vue que la «mère» de toutes ces crises est politique. «(…) Mais, même dans ces situations d’urgence absolue, il y a des gradations et, tout au haut de l’échelle, il y a la crise politique dont le règlement impératif et prioritaire conditionne tout le reste». Pour lui et contrairement à ceux qui pensent qu’un semestre de retard «c’est peu», l’Algérie n’a plus de temps perdre pour aller vers les véritables solutions à la crise politique qui secoue le pays. «Par temps de grave crise, chaque jour, chaque semaine et chaque mois qui passent pèsent plus que d’ordinaire» pense l’ancien chef de gouvernement  «Aujourd’hui, cinq mois après que la crise de régime eut produit ses premiers effets, chacun d’entre nous peut constater avec beaucoup de regret et de frustration que les solutions qui étaient à portée de main se sont éloignées et que celles disponibles actuellement ont gagné en difficulté, en complication et en complexité» explique –t-il. Et Benflis d’avertir contre l’imminence d’autres crises latentes ou potentielles de nature économique et sociale. «C’est là que réside sans conteste le danger le plus grave et le plus imminent qui menace notre pays. Le règlement de la crise politique n’est pas seulement vital en soi ; il l’est aussi pour prémunir notre pays contre une entrée inévitable dans l’engrenage de la crise économique et sociale dont tous les mécanismes se mettent inexorablement en place», ajoute-t-il. Mais Benflis est conscient que sans le règlement de l’impasse politique il est illusoire de penser pouvoir faire face aux autres crises.«En effet, c’est avec le règlement de cette crise politique que s’ouvriront les perspectives, que se dégagera le chemin et que s’offriront véritablement les conditions de la prise en charge et du traitement de la crise économique et sociale», préconise Benflis qui se dit «résolument convaincu» qu’une fois la crise politique surmontée et dépassée, «l’on réalisera très vite que le plus dur reste à faire». L’ex chef du gouvernement soutient dans cette optique qu’un processus vertueux doit reposer sur une «transition démocratique à conduire, le nouveau régime politique dont il faudra poser les fondements et l’encadrement constitutionnel approprié dont il faudra le doter». Dans la même veine l’ex candidat malheureux aux présidentielles de 2014 et 2014 estime que : «Tout comme il y a un nouveau régime politique à inventer, il y a un nouveau modèle économique à bâtir et un nouveau modèle social à repenser comme destinataire ultime des bienfaits de la transformation politique et de la modernisation économique».Un projet national intégré que Benflis décline sous la forme d’un   «nouveau pacte national dont le pays a besoin» qui semble être son propre programme de candidat.

N.I