Tourisme, du pain sur la planche

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    Le ministre du Tourisme a, dans une évaluation de son secteur, reconnu les énormes faiblesses des prestations et les pertes qu’elles engendrent parce que les Algériens choisissent d’autres destinations. Aussi, propose-t-il une rencontre nationale avec les directeurs d’agences du Sud, notamment afin de dégager une feuille de route à même de redresser ce secteur qui pourra rapporter gros. Mais combien de conférences nationales, de colloques, de séminaires, ont été organisés depuis de nombreuses années sans pour autant déboucher sur des propositions concrètes? Dans tous les cas, ces consultations s’achèvent sur des recommandations qui restent lettre morte. Sinon, comment expliquer que le Tourisme n’ait pas connu un bond qualitatif depuis des décennies, particulièrement depuis ces années 70 où des bus déversaient régulièrement leurs groupes de touristes toutes nationalités confondues et dans toutes les régions. Pas uniquement au sud, mais partout dans cet immense pays qui regorge de sites. Certes la donne «sécuritaire» est pour beaucoup dans cette régression, mais il ne faut pas négliger d’autres facteurs qui ont largement contribué à faire fuir les visiteurs et bouder la destination Algérie.

    Le ministre du secteur évoque une collaboration  avec d’autres départements dont l’Intérieur et les Affaires étrangères afin d’alléger les conditions d’attribution des visas. Mais d’autres ministères doivent impérativement s’impliquer si on veut que le tourisme soit véritablement relancé, celui des Transports qui revêt quand même une importance capitale dans le déplacement des visiteurs et sur ce plan, il y a du pain sur la planche quand on sait les retards voire les annulations enregistrés dans le transport aérien, la faiblesse criante de celui par voie ferroviaire et l’inexistence du transport maritime qui a fait illusion cet été avec la ligne Alger-Jijel. L’autre ministère qui doit s’impliquer est celui de la Culture afin de pallier ce manque flagrant de loisirs, de cinémas, de théâtres jusque dans la capitale qui baisse rideau dès le crépuscule. C’est dire qu’il y a toute une stratégie à déployer pour relancer le secteur.

    T.Dj.