Tout en affirmant que seul le peuple algérien peut décider de son avenir: La classe politique dénonce les tentatives d’ingérence étrangère

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Plusieurs partis politiques et parlementaires ont tenu à exprimer leur rejet aux tentatives d’ingérence étrangère dans les affaires internes de l’Algérie, estimant que le règlement de la crise actuelle que vit le pays émane des Algériens eux-mêmes. C’est le cas notamment du RND qui a dénoncé les déclarations de certains membres du Parlement européen, lesquels avaient appelé à l’internationalisation de la situation que traverse l’Algérie, soulignant « la position ferme du peuple algérien libre et souverain », rejetant toute forme d’ingérence dans les affaires internes du pays.

Selon la même formation politique, la position du peuple algérien « est inspirée des leçons tirées de ses expériences passées, lors desquelles l’Algérie a réussi à surmonter plusieurs épreuves grâce à l’unité, la solidarité et la cohésion de son peuple et à l’adoption du principe de dialogue, et fait montre d’une grande capacité à protéger ses intérêts ». Pour sa part, le parti Talaïe el Houriet a dénoncé l’ingérence du Parlement européen dans les affaires internes du pays, estimant que le règlement de la crise que vit le pays actuellement est l’affaire des Algériens. Le parti a également dénoncé toute forme d’ingérence dans les affaires internes du pays. De leur côté, les députés de la communauté nationale établie à l’étranger ont salué les déclarations des groupes parlementaires qui avaient exprimé leur rejet formel de l’ingérence flagrante, à travers laquelle certaines parties étrangères aspirent à imposer un agenda autre que celui défini par le peuple algérien. Les députés de la communauté nationale établie à étranger ont fait part de leur intention de répondre, dans les prochains jours, par des sit-in exprimant leur rejet de toute ingérence dans le Hirak ou la justice en Algérie, laquelle a démontré sa capacité à traiter tous les dossiers aussi sensibles qu’ils soient. Les groupes parlementaires à l’APN ont dénoncé les tentatives d’ingérence dans les affaires internes de l’Algérie, affirmant l’attachement constant du peuple au rejet de toute forme d’ingérence. A ce propos, le groupe parlementaire du FLN a fustigé les déclarations de la présidente de la sous-commission des droits de l’homme au Parlement européen, Marie Arena, qui a évoqué les revendications du Hirak et la Présidentielle prévue en décembre, qualifiant ces déclarations de « provocatrices » et de « tentative d’attiser les tensions pour s’immiscer dans les affaires internes de l’Algérie en dénaturant les vérités ». L’Algérie « n’a nullement besoin de diktats étrangers scandés à partir de certaines tribunes pour faire la promotion de thèses et de contrevérités éhontées », ont affirmé les députés de ce groupe parlementaire, considérant que de telles déclarations « pourraient nuire aux relations liant les parlementaires dans le cadre de la coopération commune ».Pour sa part, le groupe parlementaire des indépendants a fustigé les déclarations de la responsable européenne, rappelant à cet effet « l’attachement constant du peuple algérien au rejet de toute ingérence dans ses affaires internes,  quelle qu’en soit la forme » et affirmant que les Algériens sont « en mesure de trouver les solutions appropriées pour remédier à la situation que traverse le pays et avancer sur le bon chemin ».Abondant dans le même sens, le groupe parlementaire de l’Union Ennahda-Adala-Bina a exprimé son étonnement et sa méfiance vis-à-vis de ces déclarations, exhortant les députés européens à « s’intéresser aux droits de leurs peuples qui continuent à manifester dans les rues de certaines capitales européennes en enregistrant des actes de violence ». Le même groupe parlementaire a refusé toute ingérence de n’importe quel organe dans les affaires internes de l’Algérie, mettant en garde contre les tentatives visant à faire glisser les jeunes algériens vers une dérive dangereuse dont les conséquences sont incalculables.

« L’attachement constant du peuple algérien au rejet de toute ingérence dans ses affaires internes,  quelle qu’en soit la forme » et affirmant que les Algériens sont « en mesure de trouver les solutions appropriées pour remédier à la situation que traverse le pays et avancer sur le bon chemin »

De son côté, le groupe parlementaire du Mouvement populaire algérien (MPA) a dénoncé cette tentative vouée à l’échec de semer le doute afin de faire perdurer la crise, en la qualifiant d’atteinte à la souveraineté nationale, soulignant que le peuple algérien « sortira de cette crise à travers le choix de se diriger vers une élection présidentielle dans les délais impartis ».Pour sa part, le groupe parlementaire du Parti des Travailleurs a estimé que le soutien de l’une des députés du Parlement européen à ce qu’elle a appelé la « révolution » en Algérie, « se veut une grossière provocation vis-à-vis de l’Etat algérien souverain et de son peuple », affirmant que l’élection présidentielle « est une affaire interne et que seul le peuple algérien peut décider de son avenir ». Dans ce sillage, certains partis politiques et organisations ont réagi aux déclarations de la responsable au niveau de l’organe européen dont aucune déclaration n’a été faite depuis six mois sur la situation politique en Algérie, d’autant que la dernière déclaration de la présidente de la sous-commission des droits de l’homme au Parlement européen coïncide avec l’entame de la préparation de l’organisation de la prochaine élection présidentielle. Dans le même ordre d’idées, le Mouvement El-Islah a affirmé que la responsable européenne « a parlé d’une façon négative des derniers développements au pays, loin de toutes les exigences de véracité et d’objectivité, ce qui met à nu les mauvaises intentions vis-à-vis de l’Algérie et de son peuple en cette circonstance sensible ». Le mouvement a indiqué également que l’Algérie « donne aujourd’hui au monde entier un exemple civique de par son Hirak qui se distingue de tous les mouvements de protestation à travers le monde, caractérisé par une forte synergie entre les Algériens et leur armée », appelant « les sages et les honnêtes au Parlement européen à faire face aux déclarations hostiles de certains de leurs collègues ».La réaction de la classe politique intervient au lendemain d’un nouveau discours du Général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, Chef d’Etat-major de l’ANP, qui avait a souligné que le peuple algérien « refuse catégoriquement toute ingérence dans les affaires internes du pays ». Gaïd Salah a rappelé avoir souligné à maintes reprises qu’il y a « des parties étrangères hostiles qui complotent contre l’Algérie et qui tentent de s’immiscer dans ses affaires internes avec une complicité flagrante de la bande, à l’intérieur, que nous mettons en garde de jouer avec le feu », précisant que ce sont « des tentatives désespérées qui ont essentiellement pour but de porter atteinte à la stabilité et à la sécurité de l’Algérie et de son peuple qui a mené une Révolution de libération inégalée grâce aux sacrifices d’un nombre important de chouhada et a recouvré sa liberté et son indépendance et jouit aujourd’hui de toute sa souveraineté dans sa patrie ». Pour le Général de Corps d’Armée, « ce peuple authentique et brave a su, depuis le début de la crise, mettre à nu ces manœuvres sournoises et s’est exprimé, à travers ses marches pacifiques dont le civisme a été salué par le monde entier, son refus catégorique de toute ingérence étrangère dans les affaires internes de son pays, et il n’accepte de recevoir aucune leçon, de quelque partie que ce soit, car il est souverain dans ses décisions ».Il a, à cette occasion, réitéré que « l’Algérie, avec sa prestigieuse histoire et son peuple libre, demeure souveraine dans ses décisions et que le peuple algérien authentique, avec toutes ses franges, refuse catégoriquement toute ingérence flagrante dans les affaires du pays par une quelconque partie ».Le peuple, aligné aux côtés de son armée, saura, dira-t-il, « comment faire face à ces manœuvres, qui seront vouées à l’échec, surtout qu’il a entamé son chemin vers la sortie de la crise le plus tôt possible à travers l’organisation d’élections présidentielles libres et transparentes, qui se tiendront, avec l’aide d’Allah, à leur rendez-vous prévu le 12 décembre prochain ».« Nous considérons que les prochaines élections présidentielles, dont la préparation sur les plans matériel et moral est exécutée de manière sérieuse, revêtent une importance majeure, en ce sens qu’elles constituent une des étapes importantes que le peuple algérien franchira avec détermination et résolution, sur la voie de la consécration de la fierté de l’Algérie, de sa prospérité économique et de sa renaissance sociale et culturelle », a assuré le chef d’état-major de l’ANP.