Transferts: Ouverture du mercato d’été dans un contexte exceptionnel

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Dans un contexte particulier, marqué par la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), la période des transferts d’été s’ouvre officiellement mercredi et s’étalera jusqu’au 27 octobre, alors que les observateurs ne s’attendent pas à un grand mouvement.

Quatre mois après la suspension de la compétition, intervenue le 16 mars dernier en raison de la pandémie de la Covid-19, le bureau fédéral de la Fédération algérienne (FAF), réuni mercredi dernier en session extraordinaire, a validé l’arrêt du championnat de Ligue 1, tout en fixant les dates du mercato d’été en vue de la saison 2021-2022. Avec l’adoption d’un léger remaniement du nouveau système pyramidal de compétition, avec une Ligue 1 professionnelle à 20 clubs et une Division 2 de deux groupes composés de 18 équipes chacun, le mercato estival, version 2020, sera bien différent des précédents, Covid-19 oblige. «Il y aura un grand déséquilibre cet été en matière de recrutement entre les clubs ‘‘riches’’, capables de mettre le paquet sur n’importe quel joueur, et ceux dits ‘‘pauvres’’. Pour moi, seules 4 formations sont capables de dominer le marché, il s’agit du CR Belouizdad, du MC Alger, de l’USM Alger et du CS Constantine. Elles ont la particularité d’être gérées par des entreprises nationales, d’où l’importance de s’offrir des sources de financement pour réussir son recrutement», a indiqué à l’APS l’agent de joueurs Abdelali Achouri.

Cherche sponsor désespérément Avant de poursuivre : «La pandémie de la Covid-19 ne sera pas sans conséquences sur le marché des transferts. Si certains clubs n’auront pas de difficultés pour engager de nouveaux joueurs, d’autres vont attendre l’arrivée d’éventuels sponsors pour faire leur marché. Leur stratégie est d’obtenir l’accord du joueur, tout en lui demandant d’attendre que les caisses du club soient renflouées pour pouvoir régler son transfert». Contrairement aux précédentes périodes de transferts, les clubs, même les plus nantis d’entre eux, ne comptent pas offrir de gros salaires à leurs nouvelles recrues. Même si aucune décision de plafonnement des salaires n’a été prise, il reste que la rationalisation des dépenses sera de mise, notamment chez les grosses cylindrées. Toutefois, certains clubs sont interdits de recrutement en raison de dettes cumulées, estimées à plusieurs milliards de dinars. 23 clubs professionnels sur 32 sont concernés par les dettes, dont 7 de Ligue 1 (soit 44%) et les 16 de Ligue 2 (soit 100%), selon des chiffres dévoilés par la FAF. Sur les 7 clubs de Ligue 1, trois traînent des dettes depuis la saison 2018-2019 d’un montant total de plus de 117 millions de dinars et sont interdits de recrutement, selon la situation au 25 juin 2020, présentée par la Chambre nationale de résolution des litiges (CNRL). Sur les 16 clubs de Ligue 2, 11 sont interdits de recrutement avec un montant de dettes de 340 millions de dinars qui s’étalent sur une ou deux saisons. Le montant global des dettes de la Ligue 2 est de plus de 541 millions de dinars. Selon une source autorisée, «aucune clémence» ne sera accordée aux clubs réfractaires qui seront appelés à régler d’abord leurs dettes pour pouvoir engager de nouvelles recrues. «Lever l’interdiction de recrutement pour ces clubs ne va qu’accentuer le problème des dettes et ne constituera nullement une solution pour éviter les litiges avec leurs anciens joueurs»

Bessa N.