UMA: L’Algérie veut accélérer la relance des structures et la révision de l’acte constitutif

0
142

Des politologues ont mis en avant, avant-hier à Alger, l’impératif d’accélérer la relance des structures de l’Union du Maghreb arabe (UMA)net de la révision de son acte constitutif en vue de concrétiser la complémentarité et l’intégration économique maghrébine, et par conséquent, augmenter le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) des pays membres.

Lors d’une Journée parlementaire sur le thème «Union du Maghreb arabe : Réalité et défis», organisée à l’occasion du 31e anniversaire du Traité instituant l’UMA, les experts ont souligné que «la coopération régionale, en tant que cadre et stratégie de complémentarité maghrébine à la faveur de la relance des structures de l’UMA, est devenue plus que nécessaire sur le court terme, à travers la réadaptation de tous les accords encadrant de l’action commune et la définition des priorités».

Le SG du Conseil consultatif de l’Union du Maghreb arabe, Saïd Mokadem, a estimé «impératif de réviser l’acte constitutif de l’UMA et sa structuration administrative, et d’élaborer des stratégies d’action à court et moyen termes pour booster les économies des pays de la région et renforcer le développement social». «La région maghrébine a besoin de positionnement stratégique parmi les communautés économiques émergentes», a-t-il soutenu, soulignant que l’édifice maghrébin actuel était «le plus faible des 8 unions régionales africaines», selon l’Union africaine. Saïd Mokadem a rappelé que le Maghreb a disposé des capacités non négligeables pouvant être exploitées et investies au niveau régional pour constituer une force à même de peser dans les foras régionaux et internationaux. Évoquant ces potentialités, le SG du Conseil consultatif de l’UMA a cité la position stratégique, les ressources naturelles et humaines considérables. Le président du groupe parlementaire algérien au Conseil consultatif de l’UMA Abdel Amine Boudaoud a appelé également à l’accélération de la relance des organes de l’UMA pour faire face aux différents défis économiques, sécuritaires, sociaux et culturels. «Les peuples du Maghreb arabe et de l’Afrique du Nord ont besoin de ce rapprochement au niveau des présidents, des gouvernements, des parlements et de la société civile», a-t-il dit, ajoutant que «le monde aujourd’hui se rapproche économiquement et politiquement formant de grands groupements en dépit de la différence de la situation géographique». Le directeur général chargé des pays arabes au ministère des Affaires étrangères, Marhoum Ahmed Mourad a, quant à lui, mis l’accent sur «l’impérative relance de l’UMA, soulignant que cette relance est dictée par l’ensemble des risques et menaces qui planent sur la région». De son côté, le président de l’Assemblée populaire nationale (APN) Slimane Chenine a qualifié l’UMA d’ambition commune et d’aspiration légitime des peuples maghrébins et un terreau fertile pour l’intégration économique, la coopération scientifique, culturelle et humaine. «La complexité des défis, enjeux et menaces induits par les mutations des relations internationales contraint les pays du Maghreb arabe à une vision prospective, une logique stratégique et une méthodologie constructive et génératrice d’opportunités pour la réalisation des aspirations des peuples maghrébins», a-t-il encore souligné. Il a fait état, dans ce sens, de «la disponibilité des parlementaires à contribuer, dans le cadre des efforts nationaux intégrés et du Conseil de la Choura de l’UMA, à toutes les démarches visant la concrétisation des ambitions des générations dans le cadre de la communauté du destin d’un Maghreb arabe complémentaire fonctionnellement, cohérent politiquement, prometteur économiquement, solidaire humainement et actif stratégiquement». Le président du Conseil de la nation par intérim, Salah Goudjil, a mis en avant «la nécessité de faire de cette Journée parlementaire un espace d’analyse des causes ayant empêché les espoirs des générations à l’émergence d’un Maghreb arabe uni». Par ailleurs, le maître de conférence à la Faculté des sciences politiques et des relations internationales, Abdelhalim Ghazli a évoqué le rôle des élites sociétales en tant que vecteur de réactivation du processus d’intégration maghrébine. «L’aboutissement du projet d’intégration entre les pays du Maghreb arabe et l’instauration de l’Union escomptées seront, une occasion à même, de permettre à la diplomatie algérienne de s’adapter à la nouvelle donne internationale et au contexte des relations internationales dans lequel le regroupement régional est devenu le meilleur moyen pour faire face à la mondialisation», a expliqué Abdelhalim  Ghazli.

  1. A.M.