Un prêche d’ouverture

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    Vu à la télévision nationale. Un prêche de la prière du vendredi qui rompt carrément avec les discours qu’on entend d’habitude, dont certains sont empreints plus de contraintes et d’interdits que de ces choses de la vie quotidienne. Ainsi, on a eu droit au prêche d’un imam qui, avec beaucoup de pédagogie, a mis l’accent sur la science et la nécessité absolue d’approfondir ses connaissances sans limites, ce qui est fort recommandé par l’Islam. Alors on apprend que les plus grands savants et philosophes étaient tous croyants, Einstein, Platon, Aristote et beaucoup d’autres croyaient fermement en l’existence d’un être supérieur qui régit le monde. Dieu tout simplement. Leurs avancées prodigieuses dans les progrès scientifiques et le développement de la pensée, ont été réalisés en harmonie avec leur foi. Voilà donc qui, fait nouveau, donne un autre aperçu des grands érudits souvent perçus comme des grands contradicteurs de la religion, à la limite de la mécréance. Voilà qui devrait inciter le corps enseignant de plus en plus enclin à «idéologiser» tous les programmes en leur donnant une empreinte à forte connotation religieuse, alors que l’Islam particulièrement prône la recherche de «la science même en chinois». C’est dire l’esprit d’ouverture auquel nous invite notre propre religion alors que l’école, hélas, est devenue le creuset de toutes les intolérances. A titre d’exemple, le contrôle de l’habillement se fait désormais même dans les collèges où des adolescentes sont parfois interdites d’entrée à l’établissement sous prétexte d’être indécemment vêtues. Ce sont les agents de sécurité fortement encouragés par les enseignants qui s’adonnent quotidiennement à ces tâches déshonorantes, dans les lieux-dits du savoir de surcroît. Enseigner Aristote, Platon ? Beaucoup de nos enseignants, produits de l’école sinistrée, ne les connaissent pas. C’est pour cela qu’il faut briser les tabous : la religion n’a jamais été en contradiction avec la science.