Un professeur décapité dans les Yvelines: L’assaillant identifié

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Un enseignant a été décapité vendredi par un assaillant à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, en région parisienne. L’assaillant a été abattu par la police. Il s’en est pris au professeur parce que ce dernier a montré des caricatures de Mahomet en cours.

Le professeur a été tué vers 17h, vendredi après-midi. Un équipage de la brigade anti-criminalité est intervenu pour une suspicion d’homicide par décapitation. La victime est un professeur d’histoire-géographie âgé de 47 ans, qui avait montré à ses élèves des caricatures controversées. Il a été tué sur la voie publique, non loin de son collège du Bois-d’Aulne.  L’assaillant est un  jeune Russe tchétchène de 18 ans né à Moscou. Il a été repéré dans la rue qui mène à l’établissement, dans la commune voisine d’Eragny-sur-Oise. Il a brandi un couteau, refusé de le poser et crié «Allah Akbar», selon les premiers témoignages. Les policiers ont alors ouvert le feu à plusieurs reprises et tué l’homme. Une pièce d’identité a été retrouvée sur lui. Il est domicilié à Évreux. L’homme était inconnu des services de renseignement et avait le statut de réfugié. Il était précisément porteur d’un titre de séjour délivré le 4 mars dernier et valable jusqu’en mars 2030, a indiqué, hier après-midi, le procureur général du parquet national antiterroriste, Jean-François Ricard. Des éléments ont été retrouvés dans le téléphone du jeune homme de 18 ans : une photographie du cadavre du professeur, qu’il a ensuite postée sur les réseaux sociaux accompagnée d’un texte de revendication, aussi enregistré dans les notes de son téléphone.

Neuf personnes en garde à vue Quatre personnes, dont un mineur, issues de l’entourage familial du suspect, ont été rapidement arrêtées à Evreux (Eure). Cinq nouvelles personnes ont été interpellées dans la nuit de vendredi à samedi, portant à neuf le nombre total de personnes en garde à vue. Parmi les cinq nouvelles personnes, figurent deux parents d’élève – un homme et son épouse – du collège où travaillait la victime. Ces personnes avaient eu un différend avec l’enseignant sur les caricatures qu’il avait montrées en classe. Trois personnes de l’entourage non familial de l’assaillant ont par ailleurs été interpellées.  Le parquet national anti-terroriste s’est saisi des faits, de chef d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et d’association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Malia S.