Valorisation des déchets : Seulement 7%  des déchets produits sont valorisés

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Si des efforts, non moins importants, ont été consentis dans le domaine de la collecte et de la gestion des déchets, la question du recyclage de ces derniers n’est  pas encore, quant à elle, hissée au rang de priorité. 

En effet, contrairement  à ce qui se passe ailleurs, cet aspect n’est pas pris en considération alors que le recyclage est carrément une véritable industrie, si l’on sait que ce même marché est évalué à pas moins de 38 milliards de dinars en Algérie, selon les experts. La récupération est un sous-secteur qui n’intéresse nullement les investisseurs et même les pouvoirs  publics qui tournent le dos à l’or des poubelles, à même pourtant de constituer une manne financière non négligeable pour le pays. Parler de cette problématique ne suscite plus d’intérêt, à l’heure où  pas moins de 34 millions de tonnes de déchets sont générées, dont 13 millions de détritus ménagers et assimilés, chaque année. Il faut savoir que les quantités  jetées par un Algérien est passée, ces dernières années, du simple au double, avec 278 kg annuellement ; ce qui laisse supposer  une tendance, une fois de plus, à la hausse pour atteindre, en 2035, selon une étude, les 70 millions de tonnes, engendrées par les foyers. Aujourd’hui,  certes des actions ont été engagées par le ministère de l’environnement et des énergies renouvelables, avec des investissements lancés durant les  quinze dernières années, notamment en termes de création d’infrastructures d’une valeur de  2 milliards de dollars, dans un souci de valoriser les déchets, néanmoins cette nouvelle démarche n’arrive toujours pas à booster l’économie de recyclage des déchets, reléguée, toujours, au dernier plan. Parler d’une filière de recyclage est trop dire, même si l’on croise, tous les jours, dans les quartiers des jeunes qui fouinent les bacs à ordures, dans l’espoir de trouver des produits à récupérer ou tout simplement auxquels il est donné une seconde vie. Il faut préciser cependant qu’il s’agit d’initiatives individuelles qui restent malheureusement limitées au plastique. Pourtant le papier, le verre et autres sont aussi des matières nobles qui devraient attirer pas seulement ces personnes mais également, et en premier lieu, les  opérateurs économiques.

H.H