Wakfs: «Le rite malékite, un gage de protection de l’unité nationale», soutient Belmehdi

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Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youssef Belmehdi, a fait état, des efforts déployés par son département dans l’ancrage du rite malékite en Algérie, soutenant que ce dernier constitue un gage de protection de l’unité nationale et de préservation de l’identité de sa population.

«Nous nous employons à ancrer le rite malékite dans notre pays compte tenu du fait qu’il constitue un gage de protection de l’unité nationale et de préservation de l’identité de la population», a précisé le ministre au cours d’un point de presse animé à la fin de la séance d’ouverture de la 15e édition du colloque portant sur le rite malékite dont le thème est consacré cette année aux «pratiques financières dans le rite malékite». Soutenant qu’il constitue le fondement même du réfèrent religieux national, il a observé que le rite malékite auquel la population du Maghreb a adhéré par conviction a, de tout temps, constitué un rempart contre les tentatives visant à agresser la population sur les plans dogmatique et intellectuel. «Les fondements du rite malékite assurent une vision médiane et une approche équilibrée dans le traitement de nombre de questions», a-t-il précisé, soutenant que ce courant prémunissant contre la violence est également source de valeurs de paix et de tolérance. Il a, dans ce contexte, noté le rôle que doivent jouer les oulémas en matière de simplification des préceptes de ce rite, mettant en exergue leur contribution dans la protection contre tout ce qui est de nature à agresser ses aspects intellectuels et dogmatique. «De même que l’Armée défend les frontières du pays et en assurant sa protection contre toute velléité d’agression, les oulémas protègent sa population contre tout ce qui est de nature à agresser les aspects intellectuels et dogmatique», a-t-il dit, fustigeant dans la foulée certaines fetwas importées «ne prenant pas en considération les spécificités d’un pays donné». Par ailleurs, le ministre a évoqué l’inauguration «prochaine» de la Grande Mosquée d’Alger, sans donner de détails, soutenant que ce lieu de culte aura un rayonnement régional et africain.

La Grande Mosquée d’Alger «constituera, incontestablement, un rempart civilisationnel de premier plan, se chargeant de consolider les liens avec l’Afrique (Abdelkrim El Maghili est celui qui a diffusé l’Islam en Afrique), mais aussi un pont vers l’Europe dans la mesure où l’Algérie a eu une influence sur ce continent lorsque l’Islam a été porté par Tarik Ibn Ziad», a-t-il rappelé. Au sujet de la thématique du colloque (pratiques financières dans le rite malékite), il a mis l’accent sur le fait que ce qui est recherché consiste en la mise en place d’applications pratiques des recommandations de ce rite ayant trait à des domaines tels les banques, l’économie, le marché et le développement de façon générale. «Tous ceux qui cachent leur argent chez eux peuvent l’investir selon les préceptes de la religion», a-t-il souligné, observant qu’en sus des théologiens, des gérants de banque sont présents au colloque. S’attardant sur le gaspillage, il a regretté que ce phénomène ait pris des «proportions alarmantes» ces dernières années, appelant à la mobilisation de tous pour l’éradiquer ou, tout au moins, en atténuer des proportions. «Des chiffres font état de 10 millions de baguettes de pain gaspillées chaque jour que Dieu fait en Algérie, une situation qui contraste terriblement avec les véritables enseignements de l’Islam», a-t-il déploré. Il a souligné dans ce sens que des parties telles la société civile, la mosquée, les mass médias et les enseignants ont un grand rôle à jouer dans la lutte contre le gaspillage, plaidant fortement pour la mise en place d’une réglementation dissuasive en vue de mettre un terme à ces pratiques «qui ternissent l‘image de marque de l’Islam».

Toufik Boulahya