Yémen : Les pourparlers en Suède sont une chance «décisive» pour la paix

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Le gouvernement des Emirats arabes unis a estimé, ce mardi, que les pourparlers de paix inter-yéménites prévus en Suède constituent une chance «décisive» pour mettre fin à un conflit meurtrier  qui dure depuis 4 ans.

«Nous pensons que la Suède offre une occasion décisive pour s’engager avec  succès dans une solution politique pour le Yémen», a déclaré dans un tweet Anwar Gargash, ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères. L’évacuation, ce lundi, vers Oman, les membres du mouvement «AnsarAllah» dit Houthis blessés au Yémen a ouvert la voix à des négociations de paix qui pourraient  s’ouvrir dès cette semaine en Suède. Le Koweït, qui avait accueilli des pourparlers en 2016, a déclaré, ce lundi soir, que la délégation houthie quitterait le Yémen, ce mardi, pour Stockholm. Le médiateur de l’ONU, le Britannique Martin Griffiths, se trouve lui-même dans la capitale yéménite Sanaa et il n’est pas exclu qu’il emmène avec lui en Suède des responsables houthis. Selon Gargash, l’évacuation de 50 Houthis blessés, ce lundi «démontre une nouvelle fois le soutien apporté à la paix par le gouvernement yéménite et la coalition arabe» dont les principaux piliers sont l’Arabie saoudite et les Emirats. «Une solution durable menée par les Yéménites offre la meilleure chance pour mettre fin à la crise actuelle», a-t-il dit, ajoutant toutefois : «Un Etat stable, important pour la région, ne peut coexister avec des milices illégales». Gargash a rappelé l’importance de la résolution 2216 adoptée en avril 2015 par le Conseil de sécurité de l’ONU qui souligne la légitimité du gouvernement du Président Abd Rabbo Mansour Hadi et exige le retrait des Houthis des villes et régions qu’ils occupent au Yémen, ainsi que la restitution des armes lourdes, dont les systèmes de missiles. La résolution 2216 offre «une feuille de route réaliste», a estimé le ministre émirati. Partis en 2014 de leur bastion dans le nord du Yémen, les Houthis ont pris le contrôle de vastes régions du pays, dont la capitale Sanaa et la ville portuaire d’Al Hodeïda (ouest). Depuis l’intervention de la coalition militaire sous commandement saoudien en mars 2015, les combats ont fait quelque 10 000 morts et plus de 56 000 blessés au Yémen, selon l’Organisation mondiale de la santé. Mais des ONG estiment que le bilan  réel des victimes directes ou indirectes du conflit est largement plus élevé.