Zahia Grandi a répondu en rimes

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J’ai tant voulu poser une question à la poétesse, à la responsable de haut niveau, à la femme et à toutes les femmes qu’elle défend avec intelligence et délicatesse. Zahia Grandi la femme de lettres, des mots, des maux et des rimes m’a répondu simplement, sans avoir écouté ma question et affirme que la femme se libère par elle-même sans attendre une bouée de sauvetage qui ne lui arrivera jamais. Cela ne viendra ni des institutions, ni du militantisme importé, ni des lois qui ne s’appliqueront peut être jamais. La femme, dira Zahia, se libèrera par son travail de fourmi, là où elle se trouve en éduquant ses enfants, en se comportant mieux que ceux et celles qui veulent la garder sous le joug de la réaction. « La femme qui est la compagne indispensable de l’homme et son associé, explique-t-elle, ne peut et ne doit en aucun se cantonner dans un être sans âme et sans personnalité». Comme un volcan en pleine irruption, Zahia Grandi éclate et gronde dans ses écrits en images poétiques et en vers pour soutenir les énergies positives et les hommes de valeur et s’attaquer avec force contre les détracteurs de celles qui ne veulent vivre que pour construire une société équilibrée fière de son histoire, de ses principes et de ses atouts. Zahia veut vivre au milieu d’une société unie. Elle refuse de vivre dans une société divisée en sexes opposés. Zahia Grandi est née en Algérie, à Chelghoum Laid Mila. Elle est mère de trois enfants. Elle a passé son enfance et sa jeunesse à Annaba. Sa scolarité s’est déroulée dans cette belle ville, ancestrale. La ville qui a vu naitre le fameux Saint Augustin.  C’est une ancienne sportive de haut niveau, du NADIT Annaba. Elle pratiquait le hand. Ses études secondaires terminées, comme la plupart des sportifs, elle se retrouva cadre du secteur des sports. Son amour pour la littérature avait commencé dès son plus jeune âge. Son premier poème fut écrit lorsqu’elle avait dix ans. On aurait pu le lire, si elle  l’avait conservé. Le livre était son meilleur ami. Ancienne directrice de la jeunesse et des sports de la Wilaya de Tarf. Elle était la première femme en Algérie à occuper un poste aussi important. Elle a pris sa retraite en tant qu’inspectrice des sports du secteur du ministère de la jeunesse et des sports jusqu’à sa retraite. Son premier recueil de poésie « Délires » fut publié en 2014, par les éditions Edilivre, en France. La «Jeunesse égarée» longue nouvelle traitant des problèmes de la jeunesse fut éditée par les Editions du net en 2016. « Le ruisseau des Djinns » nouvelle traitant de la tradition orale en Algérie, publiée en 2018 par Edilivre.  Ils furent complétés par l’ouvrage « ces réfugiés » sélectionné pour le concours de la journée du manuscrit Francophone à paris le 24 oct 2018. Zahia Grandi est membre fondateur de la maison de la poésie Algérienne, vice-présidente de l’association du projet social de l’artiste. L’interlocuteur de Zahia a intérêt à être Franc avec elle car elle est la femme qui idéalise les valeurs humaines et les clame très haut sur tous les piédestaux où elle est passée en Algérie ou à l’Etranger. Elle affirme «J’aime les gens francs avec le sourire éclatant les yeux rieurs et les bras ouverts j’aime les gens bons le cœur sur la main vous offrant leur destin. Elle est généreuse comme tous les poètes qui se donnent à fond à l’homme qu’ils chantent. Elle met  aussi en valeur les téméraires, non pas ceux qui se battent dans les champs de bataille, mais ceux qui disent la vérité et exposent leurs principes, sans peur et sans reproches, au risque de leur vie. J’aime ces courageux qui sans le sou vous donne leur pain, j’aime les gens porteurs d’espoir et de paix qui vous comblent la vie rien qu’en parlant ».

Zahia est un poète de l’espoir 

Elle ne connait pas le désespoir et croit en l’homme sans le condamner. Elle est sûre et certaine que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. C’est l’une des rares poètes femme qui ne pleurnichent pas sur son sort et le sort des femmes. C’est aussi l’une des rares qui dialogue positivement avec l’ensemble de la société. Car elle est consciente que c’est là où elle vit et c’est là où il faut qu’elle se batte : « Ces gens-là existent vraiment. Ne cherchant ni gloire ni fortune, se contentant de faire don de leur bonté, sans jamais s’arrêter. »Ce poème extraordinaire, plein d’images et de musique me rappelle les poèmes engagés de Jacques Brel. S’il était vivant, il l’aurait chanté dans toutes les capitales. C’est un poème universel, plein de sens et de bons sens et surtout plein d’émotions respectables. Zahi est une battante dans plusieurs domaines. Elle est connue sur les deux rives de la mer de paix et se prête encore à se sacrifier pour l’homme et la femme ensemble.

Ahmed Guitt