Zitouni à partir de Ghardaïa : «La France n’a nullement l’intention de reconnaître ses crimes coloniaux en Algérie»

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Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, a affirmé, hier depuis Ghardaïa, que la France n’avait «nullement» l’intention de reconnaître ses crimes coloniaux en Algérie, relevant que l’opération de règlement du dossier mémoriel entre les deux pays a été «suspendue».

Evoquant les différentes souffrances endurées par le peuple algérien sous le joug du colonialisme français, Zitouni a indiqué, à l’issue d’une visite de travail dans la wilaya, que la France «n’arrive pas à reconnaître ses crimes et n’a aucune intention de régler ce dossier de la mémoire et, par conséquent, l’opération de règlement avec la France concernant cette question a été suspendue». Il a, à cette occasion, appelé les deux chambres du Parlement à «la réouverture du dossier de la criminalisation du colonialisme français en Algérie». S’exprimant à la suite d’une visite de travail et d’inspection au centre de repos des moudjahidine à Zelfana, le ministre a souligné que «le peuple algérien dans toute sa diversité et sur l’ensemble du territoire national a souffert des atrocités et des crimes commis par la France coloniale depuis 1830», avant d’annoncer qu’«un recensement exhaustif de tous les crimes commis en Algérie par la colonisation -destructive- est en cours». Il a, en outre, fait savoir que le peuple algérien était «conscient que l’ancienne puissance coloniale vise à déstabiliser l’Algérie et à avorter les prochaines élections présidentielles». Affirmant que l’Algérie s’apprête à vivre une étape «importante et décisive» de son histoire contemporaine, le ministre a appelé à «la vigilance pour faire échec aux ennemis du pays», et «à une participation massive» à la prochaine élection présidentielle. «Nous devons œuvrer à la réussite des prochaines élections présidentielles et préserver l’Algérie, par fidélité au serment du 1er Novembre 1954 et aux chouhada», a encore souligné Tayeb Zitouni, saluant au passage le rôle joué par l’Armée nationale populaire pour garantir la sécurité du pays. «Notre armée œuvre toujours pour la préservation de la démocratie et la stabilité des institutions, conformément à la Constitution», a-t-il précisé, avant de condamner la résolution adoptée par le parlement européen sur l’Algérie, la qualifiant d’»ingérence dans les affaires internes de notre pays». Zitouni a exhorté les nouvelles générations à préserver l’unité nationale et l’intégrité territoriale qui constituent «des acquis inaliénables» obtenus par le sang des chouhada et le sacrifice de tous les Algériens et Algériennes. Auparavant, le ministre des Moudjahidine s’est recueilli au cimetière des martyrs de Ghardaïa à la mémoire des chouhada, avant de visiter le centre de repos des moudjahidine au niveau de la localité de Zelfana, qui a fait l’objet de travaux d’extension. A cette occasion, Tayeb Zitouni a fait savoir que 25 centres de repos ont été édifiés et sont opérationnels et que le ministère prévoit de réaliser prochainement trois nouveaux centres de repos à Oran, Tlemcen et Tizi-Ouzou, affirmant aussi que les travaux de ceux d’Aïn Témouchent et de Béjaïa sont en voie d’achèvement.

Le ministre a révélé, par ailleurs, que les films sur Mohamed Bouguerra, Si El Haouès et Zighout Youcef seront lancés en tournage en 2020 avant d’annoncer la réalisation d’un musée à Ghardaïa dédié au poète de la Révolution, Moufdi Zakaria. Au terme de sa visite, il a baptisé l’unité de la protection civile de Daya Ben Dahoua du nom du Ahmed Zabana.

  1. H.M.