1re session du Comité bilatéral frontalier algéro-mauritanien: Alger et Nouakchott décident de la création d’une zone de libre-échange dans la région frontalière

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Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, a annoncé, hier à Alger, que l’Algérie et la Mauritanie ont décidé de la création d’une zone de libre-échange dans la région frontalière.

S’exprimant à l’issue des travaux de la 1re session du Comité bilatéral frontalier algéro-mauritanien,  Beldjoud a indiqué qu’il s’agissait de «la création de la zone de libre-échange entre les deux pays au niveau de la région frontalière, de l’organisation permanente des foires économiques et commerciales à Nouakchott et de l’encouragement des opérateurs économiques des deux pays à vendre leurs produits dans les marchés algérien et mauritanien». Les experts ont recommandé d’«examiner les opportunités de coopération et de partenariat dans les domaines de prospection, d’exploration et de production des hydrocarbures à travers l’exploitation des potentialités d’investissement disponibles et de réactiver la convention relative à la pêche par l’exploitation des autorisations accordées à ce sujet dans les eaux territoriales mauritaniennes», a-t-il fait savoir. Le ministre de l’Intérieur a également fait part de la relance d’un projet de réalisation d’une route reliant Tindouf et Zouerate. Aux plans économique et commercial, les experts des deux pays ont convenu de l’importance de «réaliser une route reliant Tindouf et Zouerate, en mobilisant les ressources financières à cet effet avec la possibilité de procéder à l’actualisation de l’étude réalisée», a-t-il précisé. Concernant la formation professionnelle, le ministre a mis l’accent sur l’importance de l’octroi de bourses aux jeunes de la région frontalière mauritanienne pour bénéficier d’une formation dans les établissements de formation algériens. Il a aussi relevé la nécessité d’aider les femmes rurales et artisanes à commercialiser leurs produits et d’échanger les expertises dans la formation de gestion des activités et des établissements des jeunes dans la région frontalière. L’Algérie, poursuit Beldjoud, est déterminée à coopérer avec la Mauritanie à l’effet de concrétiser «ces engagements sur le terrain conformément aux orientations des autorités des deux pays qui accordent une attention particulière au développement et à la sécurisation de la région frontalière commune pour répondre aux besoins des populations». À la clôture des travaux de cette session, un procès verbal de réunion a été signé par Beldjoud et son homologue mauritanien Mohamed Salem Ould Merzoug. Cette session intervient après la dernière visite effectuée par le ministre de l’Intérieur à Nouakchott, le 1er avril dernier, rappelle-t-on.

Le ministre a fait savoir que la coopération sécuritaire s’était taillé la part du lion lors des travaux de cette session vu «les défis sécuritaires qui se posent à la région».

Intensification de la coordination sécuritaire face aux défis de l’heure

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, a également mis l’accent sur l’impératif d’intensifier la coordination sécuritaire au niveau des frontières à travers la création d’un Comité sécuritaire conjoint entre l’Algérie et la Mauritanie en vue de faire face aux défis actuels.

Le groupe de travail conjoint est parvenu à plusieurs recommandations dont «l’intensification de la coordination sécuritaire au niveau des régions frontalières communes à travers la création d’un comité sécuritaire mixte comprenant les services de sécurité des deux pays». Le comité sécuritaire, poursuit le ministre, a recommandé également «la sécurisation des citoyens des deux pays lors de leur déplacement dans le cadre des échanges commerciaux contre les agressions des bandes criminelles au niveau des zones frontalières communes».  Pour ce faire, le comité a préconisé «l’intensification des patrouilles le long de la bande frontalière commune et le renforcement de la coopération en matière de lutte contre le trafic de drogue et l’orpaillage illégal». S’agissant de la formation, le même comité a appelé à l’«organisation de sessions au profit des cadres et agents de la police et de la protection civile, toutes disciplines confondues, notamment la police scientifique». À cette occasion,  Beldjoud a salué la Mauritanie pour son attachement à la promotion de la coopération bilatérale et frontalière à travers l’organisation conjointe de cette session qui s’est déroulée dans une «ambiance fraternelle» marquée par «la volonté commune de promouvoir et d’activer tout ce qui est susceptible d’assurer le développement et de sécuriser notre région frontalière». Pour rappel, un procès verbal de réunion a été signé à l’issue des travaux de cette session par Beldjoud et son homologue mauritanien, Mohamed Salem Ould Merzoug.

Yasmine D. / Ag.

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