A l’occasion de la Journée du savoir: Tebboune incite les jeunes à la créativité et à la maîtrise technologique

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Dans un message adressé à l’occasion de la célébration de la Journée du savoir (Yaoum El Ilm) coïncidant avec le 16 avril de chaque année, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a incité les jeunes Algériens à œuvrer pour un meilleur apprentissage, et à se diriger efficacement et avec détermination à la créativité suprême et la découverte de haut niveau, tout en s’attachant à «notre patriotisme scientifique qui doit rester à un haut niveau de vigilance face à la dynamique que connaît le monde».

«En cette mémorable occasion, nous appelons nos jeunes à œuvrer pour un meilleur apprentissage, à ancrer les origines, à s’ouvrir sur la communication civilisationnelle et à s’attacher à notre patriotisme scientifique qui doit rester à un haut niveau de vigilance face à la dynamique que connait le monde», a-t-il souligné.

Le président de la République a insisté, par la même occasion, sur l’impératif d’œuvrer «pour éviter la défaite de la pensée, à s’ouvrir positivement aux langues et aux civilisations, à s’employer à maîtriser les technologies, à utiliser les mécanismes de l’époque, et à se diriger efficacement et avec détermination, mais aussi avec une pensée critique rationnelle à la créativité suprême et la découverte de haut niveau, conformément à la dynamique de développement dans notre chère patrie». «Nous devons faire de Youm El Ilm une occasion pour se remémorer, une halte pour tirer des enseignements, un catalyseur de prise de conscience, un stimulant à la contemplation et une voie de réforme et de révision, à travers l’adoption de la compréhension authentique, la pensée noble et équilibrée et la modération dans nos réactions», a écrit le Président de Tebboune. Le chef de l’Etat a fait remarquer, à cet égard, que «aurons ainsi emprunté la voie de l’Association des oulémas musulmans algériens (AOMA), et les efforts louables des cheikhs et imams des zaouias, qui ont œuvré dans les quatre coins du pays pour faire des zaouias des citadelles de l’éducation, du rayonnement spirituel et civilisationnel, et un rempart de l’identité nationale».

Le Président Tebboune a rappelé qu’en commémorant cet anniversaire glorieux, «l’Algérie célèbre les réalisations grandioses et pionnières accomplies au sein de ses systèmes scolaire et universitaire, qui ont franchi de grands pas en termes d’édification et de construction, et ont réalisé bien d’acquis dans la reconstruction et l’investissement depuis le recouvrement de la souveraineté nationale en 1962 jusqu’à aujourd’hui».

«L’Algérie s’est mise, à l’aide d’Allah, sur la voie du développement et du progrès continu, en ce sens que le niveau scientifique et culturel des citoyens s’est élevé, et les classes pauvres démunies ont pu accéder à leur droit à une vie décente et à leur droit à l’éducation en passant par les différents cycles d’enseignement. Ainsi, le nombre de nos enfants scolarisés dans les trois paliers d’enseignement a atteint environ 11 000 000 d’élèves, celui des étudiants au sein des universités est passé à 1 700 000 et le nombre d’inscrits dans les centres de formation professionnelle s’est élevé à 410 000 apprentis», a-t-il ajouté. Le président de la République a affirmé, dans ce cadre, que «parmi les résultats de la politique de l’Etat portant multiplication des établissements d’enseignement supérieur dans le pays, figurent plus de 60 universités et centres universitaires et 37 écoles supérieures, dont l’Ecole supérieure des mathématiques et l’Ecole supérieure de l’intelligence artificielle, ou encore 11 écoles normales supérieures». Il faut dire qu’avec les grandes mutations que connaît le monde dans le domaine des technologies de l’information et de la communication, l’Algérie est appelée à se mettre au diapason de ces développements pour bâtir une économie diversifiée basée sur la connaissance et le savoir. C’est désormais la nouvelle stratégie prônée par le gouvernement qui semble plus que jamais déterminé à construire une nouvelle économie qui soit totalement indépendante des hydrocarbures. Ainsi, et lors d’une précédente réunion du gouvernement, le Premier ministre avait notamment rappelé l’importance à accorder aux mesures qui ont un effet de levier sur l’efficacité des politiques publiques, telles que la numérisation des activités financières, la simplification des procédures pour la création d’entreprises et l’investissement ainsi que la rationalisation de l’utilisation des ressources. Les modalités de mise en œuvre des mesures de ce plan de relance se déclinent en trois phases selon un calendrier modulé visant à prendre des mesures urgentes à cet effet. Les conclusions et recommandations issues de cette rencontre ont fait l’objet d’une consolidation, en tenant compte des directives du président de la République et constituent ainsi l’action du gouvernement pour la relance économique fixant les urgences et les échéances. Dans ce cadre, le Premier ministre avait chargé les membres du gouvernement de mettre en place au niveau de leurs départements ministériels respectifs un dispositif de suivi permanent et rigoureux de ce plan de relance. Il demeure entendu que le gouvernement veillera d’une manière permanente au suivi de l’état d’avancement de ce plan de relance, ainsi que de son évaluation en réunions du gouvernement et en Conseils interministériels, et rendra compte au président de la République, d’une manière périodique en Conseil des ministres, de son exécution. A ce propos, le Premier ministre avait assuré que les délais de mise en œuvre du nouveau Plan seront fixés selon les priorités, les coûts nécessaires, les incidences, les acquis, les risques et les difficultés liées à sa mise en œuvre et ce à travers la prise de mesures urgentes à des effets immédiates. Les réformes et les stratégies de développement à moyen terme portent sur la mise en œuvre et le parachèvement des opérations de transition nécessaire. Rappelant que le Président Tebboune avait tracé les contours du plan de relance économique et défini son cadre basé sur «l’égalité des chances pour tous», le Premier ministre avait souligné que ledit plan est axé sur «le renforcement de la primauté de la loi, l’égalité des chances, la participation dans l’élaboration des politiques, la réalisation de la viabilité financière, le renforcement des entreprises et l’augmentation du niveau de l’enseignement». Le plan est basé également sur la substitution des produits fabriqués localement à ceux industrialisés, afin de mettre un terme à l’épuisement des réserves de change, le développement du tissu des entreprises nationales en accordant un intérêt particulier aux PME, notamment les micro-entreprises, les start-up et la valorisation des capacités humaines créatives et innovatrices, y compris celles résidant à l’étranger. Le Premier ministre a souligné la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de l’opération de la transition énergétique et environnementale, en œuvrant à la promotion de l’industrie de transformation des produits énergétiques. Dans le même cadre, il indiqué que la question du foncier industriel qui constitue l’une des plus importantes entraves auxquelles font face les investisseurs, sera résolue dans l’objectif de rationaliser le déploiement régional du développement industriel et l’exploitation du foncier économique. Par ailleurs, un intérêt particulier devra toujours être accordé au développement agricole et rural et aux industries alimentaires, outre à la valorisation des ressources halieutiques dans le souci de garantir la sécurité alimentaire. Il s’agit également de développer une véritable industrie pharmaceutique afin de garantir la couverture des besoins des citoyens en matière de médicaments efficaces de qualité. Le Premier ministre avait réitéré l’engagement du gouvernement à œuvrer à l’amélioration du climat d’affaires et ce à travers la facilitation des procédures relatives à la création d’entreprises, l’accès au foncier, aux crédits et aux services publics de qualité et la réforme et la modernisation du système bancaire constituant une pierre angulaire de la réussite de toute réforme économique, outre la modernisation de l’administration et la lutte contre la bureaucratie. Parmi les autres objectifs du plan de relance, le Premier ministre a fait état de l’examen des règles de défense commerciale à travers la révision des accords économiques et commerciaux «préjudiciables au pays» et la réorientation de l’appareil diplomatique au service des intérêts économiques et de développement vitaux du pays devant renforcer la création d’une agence de coopération et de développement à même d’améliorer les conditions d’accès des opérateurs algériens aux marchés internationaux, notamment africains, outre l’attraction des investissements étrangers et la promotion du marché algérien. Il s’agit aussi de tracer les contours d’un changement profond du mode économique nationale exigeant une forte mobilisation de tout un chacun et à tous les niveaux afin de booster la cadence des réformes économiques.

T. Benslimane

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