A quelques jours de la fin de la campagne électorale: Les partis politiques multiplient leurs engagements pour un véritable changement

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Les leaders des différentes formations politiques, en lice pour les législatives du 12 juin, continuent à multiplier leurs engagements à l’adresse des potentiels électeurs, à la faveur de la campagne électorale qui en est à son ultime virage.

Animant un meeting au 18e jour de campagne, le président de Sawt Echaâb, Lamine Osmani, a fait valoir l’existence de candidats «expérimentés et compétents et d’autres jeunes» parmi les candidats participant au prochain rendez-vous électoral, au nom de cette formation politique. Ce qui devrait, selon lui, contribuer à «une meilleure représentativité» des Algériens au sein de la future Assemblée populaire nationale (APN), plaidant, dans ce sens, pour «un choix judicieux» des futurs locataires de cette institution. Et d’insister pour faire du 12 juin «l’opportunité de créer le changement escompté», appelant la population à aller en nombre le jour J. Depuis Constantine, le président du Front de la justice et du développement (FJD), Abdallah Djaballah, a assuré, de son côté, que sa formation politique œuvrait à «diffuser la culture de la justice, la liberté et la choura notamment», arguant du fait que celle-ci possède une «vision mûre des diverses réformes à engager pour faire sortir le pays de la crise». Considérant qu’une participation «massive» aux prochaines législatives constitue «la position à adopter compte tenu de la situation actuelle que traverse le pays», M. Djaballah a indiqué que «si la volonté du peuple est respectée durant le scrutin, cela constituerait un début pour un processus progressif vers les réformes recommandées en vue de l’édification d’un Etat fort et solide». Le même responsable politique a souligné également que sa formation politique a, à son actif, «un parcours de militantisme long et constant au service de la religion et de la nation», appelant les citoyens à choisir les candidats de son parti disposant des conditions requises dont «l’intégrité et la compétence». A partir de la ville des Ponts suspendus également, le Secrétaire général du Mouvement Ennahda, Yazid Benaïcha, a soutenu, pour sa part, que sa formation politique militait pour que le fonds de la zakat évolue vers une institution qui œuvre à la distribution des fonds de la zakat aux catégories sociales défavorisées. Pour M. Benaïcha, la mission d’un député à l’APN consiste essentiellement à «transmettre les préoccupations des citoyens et à légiférer», appelant, par ailleurs, à améliorer la situation des personnes aux besoins spécifiques, notamment la catégorie des non-voyants car, a-t-il noté, cette dernière est «lésée» en matière de pension. De son côté, le président du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), Abderrezak Makri, a appelé, depuis M’sila, à œuvrer, après les prochaines législatives, à parvenir à un «pacte national qui rassemble, sans exclusive, tous les acteurs de la scène politique». «Le consensus national sera une plateforme pour soulever les questions en lien avec la société algérienne, tout en œuvrant à trouver des solutions parmi le programme d’un gouvernement d’union nationale qui associe toutes les compétences nationales, en vue de concrétiser un développement durable dans les secteurs de l’agriculture, d’industrie et des services, et permet de créer des opportunités d’emploi aux Algériens», a-t-il expliqué. Abordant la question de l’intégrité et de la transparence de la prochaine échéance électorale, le président du MSP a rappelé «les promesses» du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans ce sens, tout en mettant en garde, en revanche, ceux qu’il a qualifiés de «bandes locales», contre toute «tentative de fraude et d’influence des électeurs». Le président du parti Front de l’Algérie nouvelle (FAN), Djamel Benabdesselam, a, quant à lui, plaidé pour la concrétisation du projet national visant la préservation des institutions de l’Etat, entamé par l’élection du président de la République, puis la tenue d’un référendum sur la Constitution, et là l’organisation de l’élection d’une APN légitime». Lors d’un meeting à Bordj Bou Arréridj, il a, dans ce sens, convié les citoyens à «aller en masse» aux urnes le jour J et à élire les candidats «jugés plus aptes à les représenter à l’APN». Et d’indiquer : «L’Algérie est ciblée par les ennemis qui tentent par tous les moyens de remettre en cause le prochain scrutin et désunir la société en servant des agendas étrangers, tout comme est ciblée l’Armée, véritable soupape de sécurité». A partir de Touggourt, la présidente du parti Tajamoue Amel El-Jazaïr (TAJ), Fatima-Zohra Zerouati, a relevé la nécessité d’y développer les secteurs de l’agriculture et de l’industrie, assurant que cette formation s’attelle à «effectuer un diagnostic de la situation et à partir de là commencer à chercher des solutions». La femme, poursuit Mme Zerouati, est appelée, elle aussi et à l’instar des autres franges sociales, à participer à amorcer le changement escompté, appelant, par la même occasion, l’ensemble des citoyens à aller en force aux urnes et à voter pour les candidats de TAJ, «déterminés à servir l’intérêt général» de cette région, selon ses propos. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a relevé «un engouement» notamment chez les jeunes pour les législatives du 12 juin, affirmant qu’il «n’y a pas d’autre issue» et que «tous ceux qui veulent entraîner le pays vers l’aventure sont en train de perdre leur temps». «Je sais qu’il y a un engouement pour ces législatives, notamment chez les jeunes, alors que tout récemment, ils ne s’inscrivaient même pas sur les listes électorales», a indiqué le Président Tebboune dans une interview accordée à l’hebdomadaire français Le Point, précisant que «plus de 50% de la population a moins de 30 ans en Algérie». Evoquant l’importance de cette échéance électorale, le président de la République a affirmé qu’il «n’y a pas d’autre issue», précisant que «tous ceux qui veulent entraîner le pays vers l’aventure sont en train de perdre leur temps». «Quand j’étais malade et que les rumeurs enflaient, me donnant même comme décédé, la plupart des Algériens étaient angoissés, même parmi ceux qui n’ont pas voté pour moi ou qui ne m’apprécient pas», a-t-il révélé, expliquant l’attitude des Algériens par le fait «qu’ils veulent que le pays reste sur la voie de la légalité».  A une question sur «une bonne partie de l’opposition» qui aurait choisi de «boycotter le scrutin», le chef de l’Etat a rétorqué : «Ce que j’observe à travers tout le pays ne dit pas que les Algériens, dans leur majorité, sont opposés aux élections législatives». Et d’enchaîner : «Vous me dites une ‘bonne partie de l’opposition’ : combien sont-ils ? Au vu des instruments de mesure dont nous disposons, il s’agit d’une minorité qui se présente comme une majorité grâce à une médiatisation à outrance, notamment outre-mer». A cet égard, le chef de l’Etat a relevé que «certains ambassadeurs, malheureusement, ne voient que cette minorité et ne vivent qu’avec elle, et ignorent la majorité des Algériens, induisant en erreur les pays auxquels ils appartiennent».

  1. Benslimane