Approuvé par le Conseil des ministres: Le plan d’action du gouvernement prône un nouveau mode de gouvernance

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Approuvé lors de la réunion extraordinaire du Conseil des ministres, le plan d’action du gouvernement prévoit plusieurs réformes visant la concrétisation de la relance et du renouveau économique.

Il s’agit de la modernisation du système bancaire et financier, de la consolidation de la réforme du secteur public marchand et de la gouvernance des entreprises publiques. Le plan d’action est également axé sur l’amélioration de l’attractivité du climat d’investissement et la garantie de la stabilité juridique et institutionnelle, ou encore sur la réforme du Guichet unique en élargissant ses prérogatives pour lui permettre de jouer un véritable rôle en offrant des services aux investisseurs. Le renforcement de l’intégration du secteur parallèle dans les canaux officiels ainsi que le développement du foncier économique et l’amélioration de son exploitation figurent sur le plan d’action qui prévoit, par ailleurs, l’encouragement de l’Initiative par la dépénalisation de l’acte de gestion. La feuille de route du gouvernement inclut, au plan économique, la modernisation du secteur agricole, de la pêche et développement des zones rurales, la promotion de l’industrie pharmaceutique, le soutien du développement industriel et le renforcement de la production locale de médicaments. En matière des ressources en eau, le plan d’action tend à approvisionner les citoyens en eau sur l’ensemble du territoire national, poursuivre l’interconnexion des barrages, exploiter les eaux souterraines dormantes et assurer la maintenance des réseaux. Dans le même contexte, le plan met en avant la nécessité de renforcer les mesures d’économie des ressources en eau et de lutte contre leur gaspillage. Par ailleurs, la feuille de route prévoit la réunion des conditions d’une véritable relance de l’industrie cinématographique. Intervenant au terme de l’exposé, le président de la République a mis en avant l’importance de maîtriser l’inflation et de hisser le plafond des objectifs de développement 2021-2022. De même qu’il a souligné l’intérêt d’augmenter les capacités nationales de stockage des eaux de 10 milliards m3 à 12 milliards m3. Le plan porte, d’autre part, sur le renforcement de la sécurité et de la défense nationales et la réalisation d’une politique étrangère «active et proactive». Il met en avant l’importance de la poursuite de la modernisation de l’Armée nationale populaire (ANP) et du développement de ses capacités avec le renforcement des efforts visant à sécuriser les frontières nationales et à combattre les résidus du terrorisme et du crime organisé transfrontalier. Il insiste également sur la contribution de l’Armée nationale populaire au développement économique et au renforcement des moyens et capacités de cyberdéfense pour la sécurisation des systèmes informatiques de toutes les institutions et organes étatiques. Par ailleurs, dans le but de réaliser une politique étrangère «active et proactive», le plan d’action souligne la nécessité d’une actualisation des objectifs et missions de la diplomatie algérienne à la lumière des valeurs et principes constants de la politique étrangère, tout en continuant à défendre la souveraineté des Etats et à soutenir les causes justes et légitimes. Pour la période à venir, le gouvernement, dirigé par Aymene Benabderrahmane, aura de nombreux défis à relever, à commencer par l’élaboration d’un plan d’action devant permettre à l’Algérie de bâtir une nouvelle économie basée sur la croissance hors hydrocarbures avec une priorité absolue aux secteurs créateurs de richesse et générateurs d’emploi. A ce sujet, le Premier ministre a tenu, lors de la dernière réunion du staff gouvernemental, à rappeler les directives du président de la République concernant la préparation du plan d’action en vue de son adoption lors d’un prochain Conseil des ministres. A cet égard, le Premier ministre a insisté sur la méthodologie et les modalités de l’action du gouvernement en matière d’élaboration des textes législatifs et règlementaires et a donné une série de directives et d’orientations aux membres de son exécutif visant à moderniser et numériser le processus normatif, à améliorer la qualité des textes juridiques, à consolider la sécurité juridique en garantissant l’accessibilité, la lisibilité, la stabilité et l’effectivité des textes et à renforcer les capacités des institutions de l’Etat en la matière. Il s’agit pour autant de mettre les bouchées doubles en vue d’instaurer un nouveau mode de gestion qui sera totalement débarrassé des pratiques malsaines comme la corruption et la bureaucratie et cela passe inévitablement par le changement des mentalités et la libération des initiatives. Le nouvel exécutif aura à se pencher également sur la révision des textes juridiques en vigueur et leur adaptation en fonction de la logique économique et non des pratiques conjoncturelles, ce qui permettra de mieux exploiter le génie national et de générer les richesses et l’emploi. À ce propos, le président Tebboune avait maintes fois souligné qu’en dépit de la nouvelle conjoncture dictée par les répercussions néfastes sur l’économie du pays, l’Etat ne compte pas lésiner sur les moyens et les ressources afin de faire redémarrer la machine de production, tout en veillant à la préservation du caractère social de l’État. À ce propos, le président de la République avait, maintes fois, rappelé que les attentes sociales légitimes exprimées par les populations, demeurent au centre des préoccupations de l’Etat et seront satisfaites à travers les projets qui sont en cours de réalisation et ceux encore en voie d’être lancés.

Le caractère social de l’Etat sera préservé

Le chef de l’Etat avait donné des instructions fermes à l’effet d’opérer des réformes structurelles dans la cadre de la politique générale du gouvernement, à même d’assurer une exploitation optimale et transparente de toutes les potentialités et richesses naturelles nationales. À travers un nouveau modèle économique, l’Etat compte s’inscrire dans la rupture  totale avec les méthodes de gestion du passé et engager une nouvelle démarche marquée par une adéquation des politiques publiques et sectorielles et une rénovation de la gouvernance économique. Cette stratégie devrait permettre, à court et à moyen termes, de mettre en place une économie où la forte dépendance aux hydrocarbures et la dépense publique seront réduites graduellement. Dans ce cadre, la dépense publique continuera de servir de levier de développement et de la croissance dans le cadre d’une politique budgétaire rénovée et dont l’objectif sera de maintenir l’effet de la dépense publique comme instrument de l’investissement public et comme un stimulant à l’activité économique productive. Le chef de l’Etat avait également insisté sur l’impératif d’éradiquer toutes les formes de bureaucratie et les lentes procédures qui entravent l’économie nationale et accélérer la numérisation, notamment du secteur de la finance, et en particulier les Domaines, les impôts et les Douanes afin de parvenir à la transparence de toutes les transactions. Il avait insisté sur la nécessité de la prise de toutes les mesures indispensables, au niveau central et local, afin de faciliter l’accès au foncier nécessaire à la domiciliation des investissements et la création de nouveaux postes d’emploi, à travers l’ensemble du territoire national. Ces directives s’inscrivent en droite ligne avec la nouvelle politique basée sur la relance économique, laquelle avait fait l’objet d’une large concertation entre les membres du gouvernement et les partenaires économiques et sociaux. Ces derniers avaient insisté sur l’impératif d’éradiquer toutes les formes de bureaucratie et les lentes procédures qui entravent l’économie nationale et accélérer la numérisation, notamment du secteur de la finance, et en particulier les Domaines, les impôts et les Douanes afin de parvenir à la transparence de toutes les transactions. Rappelant que le Président Tebboune avait tracé les contours de la relance économique et défini son cadre basé sur l’égalité des chances pour tous, ces mêmes partenaires  sociaux et économiques ont souligné la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de l’opération de la transition énergétique et environnementale, en œuvrant à la promotion de l’industrie de transformation des produits énergétiques. Au volet fiscal, ils ont mis la lumière sur les différentes reformes à réaliser, à l’instar de la réhabilitation du service public, l’élargissement de la base fiscale, la mobilisation des ressources et la numérisation de l’administration fiscale, ce qui permettra de lutter efficacement contre la fraude fiscale. Dans le même cadre, ils ont relevé que la question du foncier industriel qui constitue l’une des plus importantes entraves auxquelles font face les investisseurs, doit être résolue dans l’objectif de rationaliser le déploiement régional du développement industriel et l’exploitation du foncier économique. Par ailleurs, un intérêt particulier devra toujours être accordé au développement agricole et rural et aux industries alimentaires, outre à la valorisation des ressources halieutiques dans le souci de garantir la sécurité alimentaire. Il s’agit également de développer une véritable industrie pharmaceutique afin de garantir la couverture des besoins des citoyens en matière de médicaments efficaces de qualité. Sur instruction du président de la République, il a été procédé, en outre, à la promotion et au renforcement des activités économiques à forte valeur technologique basées sur le savoir, au soutien aux petites entreprises, l’encouragement des start-up dirigées par les jeunes diplômés et la promotion du rôle du secteur du BTP, au vu de son rôle prépondérant dans le renforcement du développement économique et la résorption du chômage. Ceci s’inscrit en droite ligne avec la nouvelle orientation qui consiste à œuvrer pour l’amélioration du climat des affaires à travers la facilitation des procédures relatives à la création d’entreprises, l’accès au foncier, aux crédits et aux services publics de qualité et la réforme et la modernisation du système bancaire constituant une pierre angulaire de la réussite de toute réforme économique, outre la modernisation de l’administration et la lutte contre la bureaucratie. Parmi les autres objectifs fixés, il y a lieu de citer la révision des règles de défense commerciale à travers la révision des accords économiques et commerciaux et la réorientation de l’appareil diplomatique au service des intérêts économiques et de développement vitaux du pays devant renforcer la création d’une agence de coopération et de développement à même d’améliorer les conditions d’accès des opérateurs algériens aux marchés internationaux, notamment africains, outre l’attraction des investissements étrangers et la promotion du marché algérien. Dans ce sens, les recommandations issues de la conférence nationale sur le plan de relance économique devraient être concrétisées, car elles constituent, selon des experts, un document référentiel pour les prochaines années et devant tracer les contours d’un changement profond du mode économique nationale exigeant une forte mobilisation de tout un chacun et à tous les niveaux, afin de booster la cadence des réformes économiques. Ces réformes doivent inclure des mécanismes anticipatifs efficaces en vue de la prise en charge des effets secondaires potentiels devant résulter de ces mesures, notamment en ce qui concerne le pouvoir d’achat des citoyens. Les réformes et les stratégies de développement à moyen terme portent sur la mise en œuvre et le parachèvement des opérations de transition nécessaire. Ces engagements, qui sont prévus dans le programme du président Tebboune, vont constituer la pierre angulaire de l’action du nouveau gouvernement qui sera appelé à procéder au renforcement de la bonne gouvernance à travers la séparation du monde des affaires de la politique et une mise en place de mécanismes garantissant la probité des fonctionnaires publics, une réforme globale de la justice, de l’organisation territoriale et de la gestion de l’administration locale, ainsi que la consolidation du principe de la démocratie participative. Dans son programme, le président Tebboune s’est engagé également à édifier une société civile libre et active en mesure d’assumer sa responsabilité en tant que contre-pouvoir, avec la mise en application d’un plan d’action au profit des jeunes, régi par un cadre réglementaire incluant des mesures permettant de transmettre le flambeau à la jeunesse et à consolider les composantes de l’identité nationale. Au volet économique, M. Tebboune avait promis de mettre en œuvre une nouvelle politique de développement hors-hydrocarbures, la substitution des produits importés par d’autres locaux en vue de préserver les réserves de change, la promotion des start-up et le renforcement du rôle économique des collectivités locales dans le développement et la diversification de l’économie nationale.

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