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lundi, août 8, 2022
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Béjaïa: Beni Méllikeche et Ighil Ali recréent les traditions de la vallée de la Soummam

Ighil Ali et Beni Méllikeche, deux régions mitoyennes de la haute vallée de la Soummam, située à quelque 75 km au sud-ouest de Béjaïa, se sont distinguées, individuellement et collectivement, à l’occasion de la célébration du mois du patrimoine, consacrée cette année par l’UNESCO à la promotion du patrimoine culturel immatériel (P.C.I). Défilés et mise en valeur des costumes traditionnels, expositions d’objets ancestraux, notamment les instruments araires, et peinture, poésie, chants, conférences, etc.  autant d’activités déployés par les associations et les municipalités locales qui se sont attachées a entretenir et à recréer les traditions locales, dans un cadre populaire, convivial et festif, impliquant surtout toutes les catégories d’âge. L’attention a été portée, dans ce contexte, sur les rituels populaires, en remettant au gout du jour les cérémonies de mariage à l’ancienne, la mise en valeur des costumes, notamment la gandoura et le burnous, la préparation et le partage du couscous, les circoncisions, etc, qui sont autant de rites bien installés mais que d’aucuns espèrent voire revitaliser et sauvegarder. En fait pour les organisateurs, au-delà, des diverses démonstrations, l’objectif non avoué, et de faire de ces moments de retrouvaille. «Une opportunité pour le renforcement des liens sociaux et la régénération des sentiments d’appartenance identitaire et communautaire». Les chants, les danses folkloriques et les repas collectifs ainsi que la déclamation de poèmes ont eu la part du lion dans ces célébrations. L’évènement à l’évidence, a connu des commémorations multiples, commençant à la Maison de la culture de Béjaïa puis se déployant dans plusieurs communes, mais avec plus d’éclats dans la haute vallée de la Soummam. Certaines municipalités se sont plutôt contenter de donner la parole aux intellectuels pour lui donner du contenu scientifique, à l’instar de la ville d’El Kseur, qui a fait une halte sur «1000 ans d’histoire de la pensée soufie à Béjaïa» et donnant l’opportunité au professeur Djamil Aïssani, de la société savante Gehimab de Béjaïa de rendre compte de ses travaux de recherche historique. Un mois du patrimoine bien vivant, en somme, pour replonger dans les racines, les rites et le génie ancestral et qui en appelle à une perpétuation pérenne.

H. Said

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