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Burkina Faso: L’ONU demande la «libération immédiate» de Kaboré

Le Haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a réclamé mardi, la «libération immédiate» du président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, détenu par des soldats qui se sont mutinés.

«Nous demandons aux militaires de libérer immédiatement le président ainsi que d’autres hauts responsables qui ont été arrêtés», a déclaré une porte-parole du Haut-commissariat, Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève. Après une journée de confusion totale au Burkina Faso, des militaires ont annoncé lundi soir à la télévision nationale burkinabè (RTB) avoir pris le pouvoir, ainsi que la suspension des principales institutions du pays, la fermeture des frontières et la mise en place d’un couvre-feu. «Le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) a décidé d’assumer ses responsabilités devant l’histoire, la communauté nationale et internationale. Le mouvement qui regroupe toutes les forces de défense et de sécurité a ainsi décidé de mettre fin au pouvoir du président Roch Marc Christian Kaboré, ce 24 janvier 2022», indique un communiqué lu à la télévision et signé du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, président du MPSR qui assure désormais le pouvoir.  Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a «condamné fermement» dans un communiqué le «coup d’Etat» militaire commis au Burkina Faso, appelant leurs auteurs «à déposer les armes» et à protéger «l’intégrité physique» du président Roch Marc Kaboré. Dans ce texte lu par son porte-parole, le chef de l’ONU indique qu’il «s’inquiète notamment du sort et de la sécurité du président (…) suite au coup d’Etat». Dimanche, plusieurs coups de feu à l’arme lourde ont été entendus dans des casernes de la capitale burkinabè, tandis que le gouvernement avait démenti dans un premier temps des informations faisant état d’un coup d’Etat.

Face au  coup d’Etat au Burkina Faso ,l’UA appelle à privilégier le dialogue Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat a condamné, lundi, «la tentative de coup d’Etat contre le président démocratiquement élu» et appelé à «privilégier le dialogue politique comme voix de solution des problèmes du Burkina Faso». «Moussa Faki suit avec vive préoccupation la situation très grave au Burkina Faso et condamne fermement la tentative de coup d’Etat contre le président démocratiquement élu», indique un communiqué publié sur le site de l’Union africaine. Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, au pouvoir depuis 2015, a été arrêté et placé en «isolement», a rapporté lundi l’agence de presse officielle burkinabé (AIB) citant des sources concordantes. Des militaires dont certains portant des cagoules, ont pris position devant la Radiodiffusion-télévision nationale du Burkina (RTB). En milieu de journée, des manifestants se rassemblaient à la place de la Nation, pour disent-ils, soutenir «les leaders du mouvement». Moussa Faki Mahamat appelle l’armée nationale du Burkina Fao et les forces de sécurité du pays à «s’en tenir strictement à leur vocation républicaine, à savoir la défense de la sécurité intérieure et extérieure du pays». Le président de la Commission appelle également ces dernières à «assurer l’intégrité physique du président ainsi que tous les membres de son gouvernement». En outre, il encourage le gouvernement et tous les acteurs civils et militaires à «privilégier le dialogue politique comme voix de solution des  problèmes du Burkina Faso». «Agissant déjà étroitement avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le président de la Commission déclare poursuivre sans relâche les efforts conjugués avec l’organisation régionale pour une solution rapide de cette crise», conclut la source.

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