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Caillassages des trains: Plus de 100 élèves participent à un voyage de sensibilisation entre Aïn Defla et Alger

Pas moins de 130 élèves des paliers primaire et moyen de la wilaya d’Aïn Defla ont pris part, jeudi, à un voyage par train vers la gare d’Agha (Alger) dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur les dangers liés au jet de pierres sur les trains, un phénomène en «recrudescence», selon les responsables de la Société nationale des transports ferroviaire (SNTF), initiatrice de l’opération.

«Lancée la semaine dernière à partir de la wilaya d’Aïn Defla sous le slogan «le train nous appartient, non à son caillassage», cette campagne nationale, ciblant notamment les établissements scolaires implantés aux abords de la ligne du chemin de fer, vise à faire prendre conscience aux élèves des dangers encourus par ce phénomène», a précisé le directeur régional de la SNTF (région d’Alger), Mourad Tazdaït qui donnait le signal de départ du train en direction de la capitale. Observant que le fait de cibler les écoliers dans cette campagne de sensibilisation n’est pas fortuit au regard de la «réceptivité» et de «l’entrain» de cette frange de la société, il a noté que ce qui est le plus recherché est que «cette initiative fasse boule de neige». «Avec la réceptivité et la fougue les caractérisant, les enfants vont, par réflexe, se charger de transmettre toutes les informations inhérentes à ce phénomène relevant de la criminalité et dont la lutte n’est pas du ressort exclusif de la SNTF, mais concerne également, les parents, l’école, la mosquée et la société civile de façon générale», a-t-il fait remarquer. Pour lui, le lancement de cette campagne de sensibilisation est à percevoir commune une «réaction» de la SNTF face au phénomène du jet de pierres contre les trains, «un danger qui menace sérieusement l’intégrité physique des voyageurs», a-t-il dit. M. Tazdait a expliqué que le danger que représente ce phénomène «peut même porter un coup à l’image de marque de la SNTF et à son chiffre d’affaires dans la mesure où les voyageurs, apeurés, pourraient être enclins à bouder le train, alors qu’il constitue le moyen de transport le plus prisé chez l’écrasante majorité des Algériens». Lui emboîtant le pas, son assistante chargée du transport des voyageurs, Ghada Semmah, estime, pour sa part, «inadmissible» que des voyageurs qui empruntent ce moyen de transport garantissant confort et célérité, soient la cible de «la bêtise», de «l’inconscience» et du «manque de civisme» de certaines personnes. Pour elle, la sensibilisation sur les dangers de cet acte de malveillance est d’autant plus importante que tout usager du train, «ce moyen de transport si prisé pour sa sécurité», peut-être, un jour, témoin ou même victime de ces actes de vandalisme. Soutenant que les chiffres inhérents aux dégâts humains et matériels causés par les jets de pierres sur les trains «sont alarmants», Mme Semmah a regretté que les montants financiers déboursés pour la réparation des dégâts occasionnés aux trains n’aient pas servi à l’amélioration des prestations à la faveur, notamment de la modernisation des voies.

L’ impact psychologique des jets de pierres, des séquelles indélébiles De leur côté, des psychologues à la SNTF ont mis en exergue l’impact psychologique des jets de pierres sur les trains, un phénomène qui, ont-elles soutenu, «peut laisser des séquelles indélébiles sur les victimes». «En évoquant les dégâts humains résultant du phénomène du jet de pierres sur les trains, les gens ont souvent tendance à focaliser sur les blessures occasionnées par ces actes d’incivisme, oubliant le préjudice psychologique dont les séquelles sont parfois indélébiles», a noté Ouriah Faiza. Se référant à sa longue expérience dans la prise en charge des traumatismes causés par le jet de pierres sur les trains, Mme Ouriah a fait part de «la hantise des mécaniciens, une fois arrivés à hauteur d’un point noir réputé pour le lancement des projectiles, déversant même des sueurs froides face à une menace potentielle». A la longue, ce phénomène a fini par les affecter sur le plan psychologique, contraignant nombre d’entre eux à prendre de longs congés de maladie, a-t-elle indiqué, signalant que la déprime, le stress et les pressions psychologiques constituent les symptômes les plus répandus chez les cheminots. Sa collègue au sein de la même entreprise, Mokhtar Wassila s’est, pour sa part, attardée sur le préjudice psychologique causé aux professionnels des trains. «Certains cheminots, victimes de jets de pierres, nous ont été ramenés dans un état physique, mais surtout psychologique, des plus lamentables nécessitant un soutien et une prise en charge des plus urgents», a-t-elle fait savoir. Emettant le souhait de voir les «hostilités gratuites et irresponsables» contre les trains cesser ou, tout au moins, baisser d’intensité, elle a soutenu que seule une campagne de sensibilisation sur les risques encourus par le jet de pierres sur le train pourrait faire prendre conscience aux citoyens sur les dangers que représente ce phénomène. A signaler que les élèves ayant pris part à ce voyage par train, organisé conjointement par la SNTF et les directions des transports et de l’éducation d’Aïn Defla, sont issus des écoles primaires et CEM implantés aux abords de la ligne de chemin de fer des communes de Khémis Miliana, El Attaf, Hoceinia et Aïn Defla.

Hocine T.

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