CAN (huitièmes de finales) : Algérie – Guinée, ce soir (20h):  Les Verts déterminés à franchir l’obstacle guinéen

0
544

 

 On ne le dira jamais assez, une nouvelle compétition a commencé avec le début vendredi, des huitièmes de finales.

Il faut absolument tourner la page de la première phase pour n’en garder que le bel état d’esprit et cette volonté farouche qui ont caractérisé les Verts jusque-là. Il s’agit à présent de maintenir le rythme et la concentration et surtout ne pas se disperser en louanges et autres flatteries. «Nous avons eu beaucoup d’éloges après notre parcours, c’est une vérité. De manière générale, trop d’éloges rend faible», a prévenu Djamel Belmadi visiblement sur ses gardes lors de sa conférence de presse animée, hier, au Caire. Il a trop de vécu et d’expérience dans le football pour se laisser bercer par les sollicitations et les compliments émanant de l’extérieur. Et si son égo ou celui de  ses joueurs a été quelque peu flatté après leur joli parcours au premier tour, l’élimination surprise du Maroc face au Bénin, vendredi, est venue leur rappeler combien tout peut aller très vite en football, notamment dans cette compétition où souvent la hiérarchie est bousculée. Jouer la Guinée qui ne réussit pas beaucoup aux Verts, comme l’attestent les statistiques, n’est pas vraiment un cadeau pour les Verts, en dépit de la défection de sa star Naby Keita parti se soigner au Qatar, après un passage par Liverpool. Il ne retournera vraisemblablement pas en Egypte pour disputer la suite de la CAN. Mais cela ne semble pas perturber outre mesure le coach guinéen Paul Put, une vieille connaissance des Algériens, puisqu’avant de rejoindre le Syli national, le technicien belge dirigeait l’USMA. Il regrette néanmoins son absence, comme il l’a confié à la presse guinéenne. «C’est un  joueur clé pour nous. Il est important psychologiquement, mais on va jouer sans lui. Donc on doit faire notre mieux contre l’Algérie », dira-t-il à ce sujet. A propos du match contre les Verts, Paul Put a justement son plan pour les surprendre, même s’il ne l’a pas affiché lors de sa conférence de presse. « On sait que nous devons être à 200% pour gagner. Le Bénin a réalisé une très belle performance mais nous avons une autre manière de préparer le match », a-t-il déclaré serein et comme rapporté par le site dz foot. Il sait que la pression sera sur les Algériens donnés favoris par les spécialistes et les bookmakers. « Entre le classement FIFA et la réalité il y’a une grande différence. L’Algérie est meilleure que nous, ils pratiquent un football moderne », a-t-il ajouté, histoire d’enfoncer le clou.Belmadi, pour sa part, a préparé sereinement ce rendez-vous. Il sait qu’il peut compter sur un groupe déterminé et imperturbable dont le seul objectif est d’aller chercher le trophée. « Si on veut gagner la CAN ? Allez le demander aux joueurs », a répondu le sélectionneur national pour démontrer la rage de vaincre qui anime son équipe. Et pour en rajouter une couche, il dira : «On n’est pas venus pas pour gagner le premier tour ou les 1/8es de finale, mais pour aller jusqu’au bout du tournoi ». Des propos rapportés par l’APS. Mais pour aller au bout, il faut d’abord passer l’écueil guinéen. Chaque match a sa vérité. Celui de ce soir ne sera pas « une petite finale », comme l’a indiqué Belmadi, mais un véritable test pour Mahrez et ses coéquipiers. On appréhende quelque peu leur réaction d’autant que ce sera leur premier match à élimination directe. Comment vont-ils se comporter devant l’adversité surtout s’ils ne trouvent pas la solution rapidement ? Auront-ils la patience nécessaire pour contourner le bloc guinéen ? Sauront-ils remonter leur handicap si d’aventure ils sont menés au score ? Autant d’interrogations que les fans des Verts se posent légitimement avant la rencontre, même si au fond d’eux ils savent leur équipe supérieure à celle de la Guinée.

Pour ce match, Belmadi devrait en principe reconduire son équipe-type, celle qui a disputé les deux premiers matches du premier tour, à un ou deux éléments près. Cela dit la prestation des Ounès, Delort et autres Slimani face à la Tanzanie le met quelque peu dans l’embarras. Ces joueurs méritent aussi une place de titulaires. Mais il n’y aura que onze joueurs sur le terrain. Il sait néanmoins qu’il possède des solutions de rechange à tout moment. Une profondeur de banc aussi riche le conforte forcément, surtout que tout le groupe semble vivre bien cette aventure africaine. On ne sent pas de jalousie ou de mécontentement chez les remplaçants. Tout le monde tire dans le même sens et pour un seul but. Un état d’esprit en faveur des Verts qu’il faudra exploiter sur le terrain. La force de l’équipe depuis le début de la CAN et son groupe. Pourquoi ça va changer ce soir…

Ali Nezlioui