Clôture hier des travaux du séminaire national sur la modernisation du système de santé: Une feuille de route pratique se dégage

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 C’est sous la présidence du chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, que les travaux du séminaire national sur la modernisation du système de santé ont pris fin hier au Centre international des conférences après deux jours de débat au cours desquels les participants ont pu dégager une feuille de route pratique devant permettre de remettre sur les rails un secteur en nette perte de vitesse depuis plusieurs années.

Pour ce faire, les spécialistes, qui ont pris part aux différents ateliers mis en place, ont plaidé pour la relance des programmes nationaux de prévention des différentes maladies. Ainsi, les participants à l’atelier consacré à la prévention, la promotion et la protection de la santé ont proposé la relance des différents programmes nationaux de prévention, notamment celui de la lutte contre les facteurs aggravants, le programme de la lutte contre le diabète, la tension artérielle et contre le cancer, considérés comme des maladies en propagation dans la société. Ils ont appelé aussi à la création d’une agence nationale de vigilance médicale et à l’encouragement de la recherche scientifique en vue de lutter contre les maladies en large prévalence en Algérie, et ce, en tenant compte des grandes réalisations notamment dans le domaine de la vaccination. Pour ce qui est de l’atelier «médicaments et équipements de santé», les experts ont demandé de revoir l’organisation, la gestion et la distribution du médicament à l’échelle nationale, mettant l’accent sur la création de centres dédiés, surtout dans les régions reculées, pour répondre à ces impératifs et la nécessité de créer une direction au ministère de la Santé dédiée aux laboratoires. Concernant l’atelier «financement des établissements publics de santé», les intervenants ont mis l’accent sur la nécessité d’appliquer le système de contractualisation, qui contribue à rationaliser les dépenses et de fournir des prestations de qualité, proposant également d’affecter tous les organismes de la Sécurité sociale au ministère de la Santé pour assurer une gestion efficace de la santé publique. Ils ont souligné le fait que les ressources financières de l’Etat, destinées au secteur de la santé, sont basées sur la prévention au détriment de la prise en charge des malades. Le représentant du ministère des Finances, qui a pris part à cet atelier, a tenu à affirmer que le budget du ministère de la Santé augmente d’année en année et que la participation de l’Etat se poursuit dans ce domaine, relevant, cependant, qu’il y a dilapidation et mauvaise exploitation des ressources financières. Les participants à l’atelier consacré à la formation et la valorisation des ressources ont, pour leur part, plaidé pour l’évaluation de la formation dans toutes ses étapes, et la publication des textes de loi relatives à la formation continue pour l’ensemble des professionnels du secteur de la santé et la formation du médecin généraliste dans les maladies à forte propagation dans la société. Les professionnels de la santé, qui ont pris part à l’atelier «organisation des soins», ont insisté sur la formation des médecins urgentistes, la création à l’échelle régionale des établissements hautement spécialisés, mettant l’accent sur la rationalisation de l’utilisation des ressources humaines et des moyens. Les débats ont porté également sur le statut du médecin référent dont la fonction doit revenir obligatoirement au médecin généraliste qui est le premier à recevoir le malade, avant l’orientation de ce dernier vers un médecin spécialiste. Intervenant à l’ouverture de ce séminaire, le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, a affirmé que ce séminaire s’inscrit au titre d’une série de rencontres organisées par le gouvernement en application des directives du président de la République dans le cadre des ateliers de grandes réformes structurelles. Il a ajouté que ces assises visent à concrétiser les engagements du président de la République en engageant une réforme profonde et globale basée sur la révision de la carte sanitaire suivant des normes modernes en s’appuyant sur un diagnostic précis et des données objectives. Il a mis l’accent sur la nécessité de préparer une nouvelle carte sanitaire juste et équitable permettant de mettre en place un système de santé qui réponde aux attentes et aspirations des citoyens selon les standards internationaux. À cet effet, il a appelé les participants à proposer des solutions pratiques et opérationnelles en vue d’humaniser le système de santé et moderniser sa gouvernance, précisant que les conclusions de ce séminaire constitueront une feuille de route pratique qui sera concrétisée sur le terrain, et ce, en focalisant sur les procédures concernant l’humanisation du secteur de la santé, l’amélioration de la couverture sanitaire des citoyens, le renforcement de la formation des professionnels du secteur et la lutte et la prévention contre les maladies transmissibles, avec la prise en charge des maladies non transmissibles et travailler pour réduire le taux de mortalité. De son côté, le ministre de la santé, Abderrahmane Benbouzid, avait souligné que ce séminaire s’inscrit dans l’optique de la mise en application de l’un des objectifs du programme du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer le capital humain à travers l’amélioration du niveau des prestations sanitaires. Pour concrétiser ce projet, il a affirmé qu’il était nécessaire de mettre en place un système de santé qui repose sur la gouvernance efficace et efficiente, basée sur une meilleure exploitation des ressources nationales existantes, matérielles et humaines.

T. Benslimane

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