Conformément à l’approche globale du président de la République: Les élus locaux appelés à adhérer au processus du renouveau national

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Le rôle que doit jouer l’élu local dans la gestion de sa collectivité a été, encore une fois, évoqué à l’occasion d’une journée parlementaire organisée hier à l’APN sur le code de la commune et de wilaya «entre réalité de gestion et ambitions du décollage économique».

À ce titre, les participants ont mis en avant le rôle important des collectivités locales pour opérer le décollage économique, appelant les élus locaux à adhérer au processus du renouveau national, estimant que la base de tout processus de construction est la commune, étant le socle du renouveau, puis la wilaya, en tant qu’espace territorial qui définit les priorités du développement. Pour toutes ces considérations, il demeure impératif de lui accorder l’intérêt qu’elle mérite, d’élargir ses prérogatives dans le souci d’étendre le cercle de partage direct, étant l’objectif principal pour réaliser le décollage économique escompté. Ils ont rappelé, par la même occasion, que l’approche globale du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à consacrer l’Etat de droit et jeter les bases de la bonne gouvernance aux niveaux central et local, a porté, en premier lieu, sur l’achèvement de l’édification institutionnel en s’appuyant sur la volonté libre et souveraine des citoyens dans le renouvellement des assemblées élues, tout en veillant à bannir toutes les formes de corruption et encourager les compétences universitaires et les jeunes compétences. Cette approche reposait en second lieu sur l’ouverture de chantiers de révision et d’adaptation des mécanismes et textes législatifs et réglementaires régissant les modes de gestion, et la révision de l’organisation territoriale du pays, à travers la création de nouveaux mécanismes pour atteindre les objectifs de la relance économique dans le cadre du développement local global et durable, et qui comptent parmi les principaux facteurs de préservation de la stabilité et de la cohésion sociale et de renforcement de notre sécurité nationale. A cet effet, ils ont souligné la nécessité pour la commune et la wilaya en leur qualité de structure de base pour la pratique de la démocratie participative, à renforcer leurs capacités, à écouter les préoccupations des citoyens, et à améliorer les méthodes de réponse à leurs aspirations à la faveur d’une vision réaliste adaptée aux capacités offertes, en faisant preuve de transparence et d’équité. Ils ont aussi appelé les élus locaux à adhérer au processus de renouveau national auquel aspire le peuple, soulignant que les espoirs sont fondés sur vous pour opérer le changement escompté et vous êtes en mesure de le faire, en tant que représentants de la conscience et de la voie de la nation. Les intervenants ont, en outre, souligné l’impératif de confier la gestion à un élément compétent, en lui assurant accompagnement et protection ainsi qu’un climat favorable à l’accomplissement de sa mission pour passer de la gestion traditionnelle à la gestion innovante et créatrice de richesses, tout en affirmant que l’amélioration du cadre de vie du citoyen est l’une des priorités s’inscrivant dans une stratégie judicieuse pour l’élaboration de plans de développement basés essentiellement sur la gestion des programmes et des objectifs et plaçant le citoyen au centre des préoccupations. En présidant récemment une réunion de coordination avec les walis, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, avait donné de nouvelles orientations relatives au suivi de la cadence de la prise en charge des différents dossiers sectoriels liés au quotidien du citoyen. La réunion a été l’occasion pour rappeler les consignes portant rigueur, vigilance et suivi des étapes du système de production agricole, notamment les cultures stratégiques et les céréales, en mobilisant tous les moyens, notamment modernes, de manière à identifier les différentes parties prenantes et faire face à d’éventuelles manœuvres visant à compromettre l’économie nationale et la sécurité alimentaire des citoyens. Pour ce qui est du suivi des projets de développement au niveau local, le ministre a insisté sur l’impératif de les parachever afin de les livrer dans les délais impartis, au regard de leur importance dans l’amélioration du cadre de vie du citoyen. Sur le dossier de l’investissement local et la création de zones d’activité, il a été question de la nécessité de poursuivre l’opération de la levée des obstacles sur les investissements et d’accompagner les porteurs de projets ainsi que d’accélérer la cadence de l’aménagement des différentes micro-zones d’activité créées à travers les communes du pays. Beldjoud a affirmé, en outre, que les responsables locaux disposent de toutes les prérogatives pour garantir l’application stricte de la loi, mettant en avant la nécessité pour ces responsables de faire preuve d’une responsabilité entière. Pour rappel, lors de la dernière rencontre gouvernement-walis, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait donné des instructions fermes aux responsables au niveau local à l’effet de se pencher, de manière sérieuse et efficace, sur les attentes, les problèmes et autres préoccupations soulevés par les citoyens dans les différentes régions du pays. Le chef de l’Etat , feu-t-il le souligner, avait maintes fois souligné qu’en dépit de la nouvelle conjoncture dictée par les répercussions néfastes sur l’économie du pays, l’Etat ne compte pas lésiner sur les moyens et les ressources afin de faire redémarrer la machine de production, tout en veillant à la préservation du caractère social de l’Etat. Il avait aussi rappelé que les attentes sociales légitimes exprimées par les populations, demeurent au centre des préoccupations de l’Etat et seront satisfaites à travers les projets qui sont en cours de réalisation et ceux encore en voie d’être lancés. C’est dans cette optique que s’inscrit la nouvelle démarche des pouvoirs publics visant à permettre une véritable relance de la machine de production économique, tout en veillant à maintenir et préserver le pouvoir d’achat des citoyens. À cet égard, le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, avait insisté sur la méthodologie et les modalités de l’action du gouvernement en matière d’élaboration des textes législatifs et règlementaires et a donné une série de directives et d’orientations aux membres de son exécutif visant à moderniser et numériser le processus normatif, à améliorer la qualité des textes juridiques, à consolider la sécurité juridique en garantissant l’accessibilité, la lisibilité, la stabilité et l’effectivité des textes et à renforcer les capacités des institutions de l’Etat en la matière. Il s’agit pour autant d’instaurer un nouveau mode de gestion qui sera totalement débarrassé des pratiques malsaines comme la corruption et la bureaucratie et cela passe inévitablement par le changement des mentalités et la libération des initiatives. L’exécutif devra également se pencher sur la révision des textes juridiques en vigueur et leur adaptation en fonction de la logique économique et non des pratiques conjoncturelles, ce qui permettra de mieux exploiter le génie national et de générer les richesses et l’emploi. Cette installation intervient au lendemain de la rencontre gouvernement-walis au cours de laquelle les pouvoirs publics ont affiché leur volonté à lutter contre les pratiques révolues et malsaines qui ont entravé l’esprit d’initiative et freiné la relance économique du pays pendant plusieurs longues années.

Aujourd’hui, tout porte à croire que les choses vont changer et que rien ne sera plus comme avant En effet, après avoir répertorié les carences et les dysfonctionnements ayant caractérisé la gestion administrative des projets et des dossiers d’investissement tant au niveau local que central, le gouvernement a été amené à réfléchir sur un nouveau mode de gouvernance qui sera marqué par la rigueur et la transparence, comme l’avait si bien souligné le président de la République, tout en fixant les objectifs dans le cadre du processus de concrétisation de l’Etat de droit, la mise en place des règles de la gouvernance, la garantie de l’équité sociale et le rééquilibrage régional. Il a fait état d’indicateurs et de signes augurant un nouveau départ pour l’Algérie dans le domaine économique, en ce sens que pour la première fois depuis plus de deux décennies, la valeur des exportations a atteint 3,1 mds de dollars et pourra s’établir à 4, voire 4,5 milliards de dollars d’ici la fin de l’année. L’Algérie, dira-t-il, est sur le point de réaliser un équilibre dans la balance des paiements, ce qui lui permettra de sortir du tunnel et de réaliser un nouveau départ pour l’économie du pays. Le Président Tebboune a annoncé plusieurs décisions à caractère socioéconomique, dont la consolidation de l’arsenal juridique de lutte contre la corruption, tout en s’engageant à protéger les responsables intègres, précisant que cette entreprise sera confortée par un dispositif juridique spécial. Pour protéger le citoyen et préserver sa dignité, le président de la République a donné des instructions pour l’élaboration de textes de loi criminalisant la spéculation sur les produits de base, annonçant, par ailleurs, l’entrée en vigueur, dans les deux prochains mois, de l’allocation chômage dans le cadre de la Loi de finances 2022. A cet effet, les recommandations qui ont été adoptées à la fin de cette rencontre vont constituer une feuille de route pour les réformes que le gouvernement compte entreprendre au cours de la prochaine étape. D’ailleurs, le Premier ministre n’a pas manqué de relever que les instructions et les orientations données par le président de la République lors de la rencontre devraient être considérées comme une feuille de route dont il importe aux walis d’appliquer scrupuleusement. Pour le chef de l’exécutif, les recommandations qu’il a qualifiées de «précieuses» auxquelles ont conclu les participants, seront adoptées par le gouvernement pour être le prolongement de son programme d’action au niveau local. Rappelant que cette rencontre a coïncidé avec l’adoption du Plan d’action du gouvernement, le Premier ministre a appelé les walis à la mobilisation pour relever le défi de réalisation les objectifs du programme d’action du gouvernement, précisant que les recommandations sont inclues dans le plan. Les recommandations issues de la rencontre seront suivies au niveau du gouvernement qui œuvrera au renforcement du cadre juridique pour les concrétiser sur le terrain, a-t-il souligné, indiquant que l’ère de placer les recommandations dans les casiers est révolue et «nous serons appelés à effectuer des évaluations périodiques pour l’exécution des propositions à travers des mécanismes devant être étudié et mis en place durant les réunions du gouvernement». Le Premier ministre a indiqué que parmi les plus importants défis à relever, figurent la concrétisation de l’autosuffisance, à savoir la sécurité alimentaire et la production des matières premières localement, ainsi que l’adoption d’une feuille de route sanitaire et éducative précise. Il a, en outre, mis l’accent sur l’impératif d’ouvrir les chantiers de réforme de la fiscalité locale, dans les plus brefs délais, afin d’assurer un financement stable des collectivités locales. De même pour la réforme des taxes imposées sur le foncier qui est une autre alternative pour assurer un financement stable des communes, en sus de la révision des autres taxes et le renforcement du volet recouvrement. D’autre part, le Premier ministre a accordé un délai de 18 mois aux walis pour réguler l’exploitation du foncier et relancer les investissements locaux. Il a indiqué que le recensement général de la population et de l’habitat sera parachevé avant la fin du premier semestre de 2022, une opération qui permettra de déterminer le nombre d’habitants, mais aussi les caractéristiques démographiques et les données exactes sur les indices réels de la croissance économique. Le Premier ministre a annoncé que le gouvernement lancera dans les prochaines semaines une opération de recensement économique qui servira de base de données pour les entités économiques et administratives quelle que soit leur nature, appelant l’ensemble des walis et cadres locaux à faire réussir cette opération qui revêt un caractère stratégique, en ce qu’elle permettra d’élaborer et d’enrichir la base de données économiques dont le gouvernement a besoin afin d’élaborer les politiques nationales de développement. Dans leurs recommandations, les participants à la rencontre gouvernement-walis ont préconisé, dans l’objectif de parvenir à un développement territorial équilibré, un développement intégré, cohérent et durable, dans le cadre d’une stratégie nationale, plaidant pour un renforcement de l’attractivité de l’investissement à travers l’exploitation des ressources des différentes régions du pays.

La nécessité pour la wilaya et la commune d’élaborer des plans de développement socioéconomique pluriannuels en tenant compte de l’impératif de la valorisation des potentialités locales a été vivement recommandée dans ce sens. Les participants ont préconisé aussi d’accompagner les collectivités locales dans la mise en œuvre des dispositions de la loi organique relative aux lois de finances, laquelle instaure une nouvelle vision en matière de financement du développement local.

T. Benslimane

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