COVID-19: Dr Fourar : «La période de déconfinement que connaît le pays est un peu délicate»

0
376

Le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus (Covid-19), le Dr Djamel Fourar, a souligné, lundi à Alger, la nécessité de suivre l’évolution des nouveaux cas positifs au coronavirus et «réagir rapidement» afin d’éviter des foyers épidémiques dans certaines wilayas.

«La période de déconfinement que connaît actuellement le pays est un peu délicate et il va falloir de ce fait suivre l’évolution des cas positifs et réagir rapidement par rapport aux enquêtes épidémiologiques afin qu’il n’y ait pas de foyers épidémiques dans certaines wilayas», a indiqué le Dr Fourar en marge de la présentation du bilan quotidien de l’épidémie.

S’exprimant sur les enquêtes épidémiologiques menées dans 12 wilayas ayant connu une recrudescence en matière de nouveaux cas, le Dr Fourar a indiqué que les résultats font ressortir l’existence de wilayas «qui ont connu plus de cas que les autres à l’exemple de Ouargla et de Sétif», estimant toutefois qu’il s’agit «de situations qui vont se stabiliser». Rappelant que le monde avait atteint, mercredi dernier, un chiffre record dans l’évolution de cette pandémie avec 175 000 nouveaux cas enregistrés, le Dr Fourar a estimé qu’en Algérie, «l’augmentation des cas n’est pas significative». «On a tendance à parler de recrudescence, alors que les chiffres font ressortir 27 cas pour 100 000 habitants», faisant observer qu’«à ce jour, 31 wilayas sont au-dessous de la moyenne nationale et seulement 17 wilayas en sont au-dessus». Il a expliqué que l’apparition des nouveaux cas s’explique par le déconfinement, relevant à cette occasion que l’adoption des mesures barrières, la distanciation sociale et le port des masques «permettront d’aller vers une baisse ou une stabilité dans le nombre des cas enregistrés». «Le risque de contamination se situe au niveau des endroits fermés, comme les marchés, les gares, les grands magasins, alors que dans les espaces non fermés, le risque est moindre», a-t-il noté, soulignant que «le port du masque de protection demeure un acte obligatoire régi par un décret exécutif». De son côté, le président du Conseil national de l’ordre des médecins et membre du Comité scientifique, Mohamed Bekkat Berkani, a indiqué, dans une déclaration à l’APS, que des enquêtes épidémiologiques sont en cours dans les wilayas où il a été constaté une hausse significative de cas, notant que certains services d’épidémiologie et de médecine préventive (SEMEP) «connaissent des difficultés pour prendre les décisions qui s’imposent». Rappelant que le port du masque, notamment dans les places publiques, «demeure obligatoire», M. Berkani a appelé les autorités concernées à veiller à l’application de cette mesure préventive pour réduire la propagation du virus.

Yasmine Derbal