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vendredi, octobre 7, 2022
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Crise humanitaire en Ukraine: Nouvelle rencontre du Conseil de sécurité de l’ONU pour une «session spéciale»

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réunit, hier, à 20h00 GMT pour adopter une résolution réclamant «une saisine de l’Assemblée générale des Nations unies» afin qu’elle organise, aujourd’hui, une «session spéciale» sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine, a-t-on indiqué, samedi, de sources diplomatiques.

L’adoption de cette résolution nécessite 9 voix en sa faveur sur les 15 membres du Conseil de sécurité. Une telle saisine, prévue par une procédure spécifique onusienne utilisée très rarement, n’inclut pas de possibilité de véto par l’un de ses cinq membres permanents et Moscou ne pourra pas s’y opposer. L’objectif de cette «session spéciale de l’Assemblée générale» sera «de faire prendre position aux 193 membres de l’ONU» sur le conflit et sur «la violation de la Charte des Nations unies», a indiqué un diplomate sous-couvert d’anonymat. La réunion, dimanche, du Conseil sera sa 4e depuis lundi sur le conflit entre la Russie et l’Ukraine. Après l’échec d’une résolution, vendredi, au Conseil de sécurité visant à condamner l’invasion militaire russe de l’Ukraine, à laquelle la Russie, membre permanent, a opposé son droit de véto, un texte similaire devrait être soumis la semaine prochaine à l’Assemblée générale de l’ONU, sans forcément que ce soit, lundi, selon des diplomates Ukraine-Russie.

Zelensky prêt à des négociations avec Moscou Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est dit prêt à des négociations avec la Russie à Istanbul, Varsovie, Bakou, Bratislava ou Budapest, mais pas en Biélorussie. Dans une vidéo publiée, dimanche, Zelensky a noté que «l’Ukraine est prête à négocier dans n’importe quel pays à partir duquel des bombes ne sont pas lancées contre l’Ukraine. «Ce n’est qu’ainsi que les négociations pourront être sincères et mettre véritablement fin à la guerre», a-t-il affirmé.

Le chef de l’Etat ukrainien a expliqué que la Russie avait choisi la biélorusse, comme lieu de négociation, soulignant que «des missiles avaient été lancés depuis le territoire biélorusse vers son pays il y a 4 jours». «Varsovie, Bratislava, Budapest, Istanbul, Bakou. Nous les avons toutes proposées. Et n’importe quelle autre ville nous conviendrait», a-t-il dit dans la vidéo. Plus tôt dimanche, le Kremlin a annoncé l’arrivée d’une délégation russe dans la ville biélorusse de Gomel afin d’entamer des négociations avec les Ukrainiens. Jeudi 24 février à l’aube, la Russie a lancé une opération militaire en Ukraine.

La Russie est prête à coopérer avec «toutes les forces constructives» pour un règlement en Ukraine  La Russie est prête à coopérer avec «toutes les forces constructives» pour un règlement du conflit en Ukraine, a affirmé, samedi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors d’une conversation téléphonique avec son homologue turc, Mevlut Cavusoglu. La Russie a souligné qu’«elle est prête à un règlement rapide en Ukraine dans l’intérêt de la paix et de la stabilité», a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. M. Lavrov a informé M. Cavusoglu de l’opération militaire actuelle de la Russie en Ukraine, réitérant l’objectif d’assurer «la sécurité de la population civile et de démilitariser l’Ukraine», précise le communiqué.

Russie : plus de 3000 manifestants anti-guerre arrêtés depuis jeudi Plus de 3000 personnes ayant manifesté en Russie contre l’invasion de l’Ukraine par Moscou ont été arrêtées en trois jours, a rapporté, samedi, l’ONG spécialisée OVD-Info. Depuis le début de l’invasion jeudi, «au moins 3052 personnes ont été arrêtées», dont 467, samedi, a précisé OVD-Info. Ces manifestations se sont multipliées à travers la Russie en dépit de leur interdiction par les autorités.

Réunion de l’UE pour renforcer l’aide militaire à l’Ukraine Les ministres européens des Affaires étrangères se se sont réunis, dimanche, à 18h00 (17H00 GMT) en visioconférence pour renforcer l’aide militaire aux forces ukrainiennes face à l’invasion russe, a annoncé, samedi, le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell. «Je vais proposer un paquet de mesures d’aide d’urgence pour les forces armées ukrainiennes, afin de les soutenir dans leur combat héroïque», a-t-il écrit sur Twitter. Brisant un de ses tabous sur l’exportation d’armes en zone de conflit, Berlin a autorisé, samedi, la livraison à Kiev de 1000 lance-roquettes antichar, de 500 missiles sol-air Stinger et de 9 obusiers. Belgique, Pays-Bas, France et République tchèque, entre autres, ont  également annoncé des livraisons d’armes et de carburant aux forces ukrainiennes.

L’Ukraine : entretien entre Macron et Loukachenko Le président français Emmanuel Macron a eu, samedi, un entretien téléphonique avec son homologue du Bélarus Alexandre Loukachenko, dont le pays accueille des militaires russes prenant part à l’invasion en Ukraine, a rapporté Minsk. Lors de cet entretien, MM. Loukachenko et Macron «ont parlé de la position et du rôle du Bélarus dans le conflit» en Ukraine, a indiqué la présidence bélarusse dans un communiqué.

La France a décidé de livrer plus d’équipements militaires à Kiev La France a décidé de livrer davantage d’équipements militaires de défense à l’Ukraine dans sa lutte contre l’invasion de l’armée russe, a annoncé, samedi, l’Elysée. Au cours d’un conseil de défense réuni à l’Elysée autour du président français, «il a été décidé la livraison additionnelle d’équipements de défense aux autorités ukrainiennes ainsi qu’un soutien en carburant», a indiqué la présidence, sans donner de détails.

Crise russo-ukrainienne Réunion des ministres européens de l’Energie, lundi à Bruxelles La France, qui occupe la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne, a annoncé, samedi, la tenue d’une réunion extraordinaire du Conseil des ministres européens en charge de l’Energie, lundi à Bruxelles, alors que plusieurs pays européens dépendent fortement de la Russie pour leurs importations de gaz. «Suite à l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine et dans le cadre de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, réunira, lundi prochain, ses homologues européens en charge de l’énergie à Bruxelles pour une réunion extraordinaire du Conseil des ministres», selon un communiqué. Une conférence de presse sera organisée, à l’issue de la réunion, avec Barbara Pompili et Kadri Simpson, Commissaire à l’Energie. L’Union européenne a durci ses sanctions contre la Russie, après son opération militaire en Ukraine, sans toutefois aller jusqu’à exclure le pays du système d’échanges bancaires internationaux Swift. Plusieurs Etats membres freinent, dont l’Allemagne, très dépendante du gaz russe pour son approvisionnement, qui préfère l’envisager pour plus tard.

Google empêche les médias d’Etat russe de tirer profit de ses plateformes  Le groupe américain de l’internet Google a annoncé avoir «suspendu» la possibilité pour les médias russes appartenant à l’Etat de générer des revenus sur ses plateformes, en réponse à l’intervention militaire en Ukraine par Moscou. «En réponse à la guerre en Ukraine, nous suspendons la possibilité pour les médias financés par l’Etat russe de monétiser leurs activités sur nos plateformes», a déclaré un porte-parole de Google dans un communiqué. «Nous surveillons activement les nouveaux développements et nous prendrons d’autres mesures si nécessaire», a-t-il ajouté. Cette décision fait suite à des mesures similaires prises par sa filiale YouTube et par le réseau social américain Facebook.YouTube avait annoncé qu’il empêcherait certaines chaînes russes de générer de l’argent via les vidéos diffusées sur sa plateforme. «A la lumière des circonstances exceptionnelles en Ukraine, nous prenons un certain nombre d’actions», a déclaré un porte-parole de YouTube dans un communiqué. «Nos équipes ont commencé à suspendre la possibilité pour certaines chaînes de générer des revenus sur YouTube, dont les chaînes de RT à l’échelle mondiale», a précisé le porte-parole. Sur YouTube, les chaînes gagnent de l’argent grâce aux publicités qui apparaissent lorsque les utilisateurs regardent leurs vidéos.Vendredi, Facebook avait annoncé également qu’il interdisait aux médias d’Etat russe de diffuser des publicités et de monétiser leur activité sur sa plateforme.

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