Décès: Des écrivains et romanciers regrettent la disparition du défunt romancier Merzak Bagtache

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Des écrivains et romanciers ont regretté l’homme de lettres, feu Merzak Bagtache, décédé, samedi à Alger, le qualifiant de grand écrivain humaniste qui aimait la mer et vivait loin des projecteurs.

Pour le romancier Habib Sayah, le défunt «était parmi les plus importants écrivains algériens modernes de conte et de roman et parmi les traducteurs les plus chevronnés vers l’arabe», le qualifiant «‘Homme et écrivain intègre, noble et vaillant». De son côté, l’écrivain Waciny Laredj s’est dit profondément attristé par la disparition de Merzak Bagtache qui était un «grand» écrivain, rappelant la situation difficile qu’il avait vécue pendant la période du terrorisme dans les années 1990. L’écrivain et traducteur, Boudaoud Amir estime que le défunt était «parmi les grands écrivains algériens les plus actifs dans l’écriture et la traduction», rappelant ses nombreuses œuvres, dont la dernière fut le roman intitulé Une ville s’assoit sur la mer (2020). Natif d’Alger en 1945, Merzak Bagtache a débuté sa carrière, comme journaliste en 1962, à l’Agence Algérie presse service (APS) et dans nombre de quotidiens et journaux arabophones et francophones.

Le défunt avait à son actif, plusieurs parutions en arabe et en français, ainsi que deux recueils de nouvelles. En 2017, la médaille de l’ordre du mérite national au rang de «Djadir» lui a été décernée. Il a également été lauréat, en 2017, du Grand prix du roman Assia-Djebar pour son roman en langue arabe La pluie écrit ses mémoires. Merzak Bagtache a également traduit plusieurs romans du français vers l’arabe, à l’instar de Les 1001 Années de la nostalgie de Rachid Boudjedra et écrit dans le domaine de la critique et du scénario. En 1993, il fut victime d’une tentative d’assassinat commise par un groupe terroriste, mais s’en est sorti miraculeusement indemne. Pour sa part, Ahcene Saaid, directeur de la publication L’Echo d’Algérie, se dit attristé par le décès de son ami Merzak Bagtache et tient à lui rendre un grand hommage pour son intégrité et sa modestie. Le défunt a été inhumé ce dimanche après la prière du Dohr au cimetière d’El Kettar à Alger.

  1. Toumi /Ag.