Dès son retour au pays : De nombreux dossiers attendent le Président Tebboune

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Les Algériens attendent le retour du Président Abdelmadjid Tebboune de son voyage en Allemagne pour des examens médicaux, afin de trancher sur plusieurs dossiers, et dévoiler la feuille de route pour la deuxième année de son mandat présidentiel.

Lors de sa première apparition dans son discours à la nation via une vidéo diffusée sur sa page twitter, depuis sa résidence en Allemagne, le chef de l’Etat a promis de poursuivre ses réformes inscrites dans son programme électoral, qui représente 54 engagements couvrant tous les domaines politiques, économiques et culturels, soulignant qu’il exerce ses fonctions depuis sa résidence, malgré son absence du pays pour cause de sa maladie. Le dossier de la Constitution est considéré comme l’atelier le plus important que le président Tebboune entamera son activité après son retour au pays, en le ratifiant avant sa publication au Journal officiel de la  pour qu’il devienne effectif, ce qui signifie commencer à adapter les lois organiques aux dispositions qui y sont contenues, dont les plus importantes sont liées aux lois des partis, des élections, des associations et des médias. Pour démontrer son insistance à aller loin dans ses réformes, Tebboune a confirmé dans son dernier discours qu’il attend que le comité prépare la nouvelle formulation de la loi électorale, qui a été et continue d’être l’un des points de conflit entre la classe politique et l’autorité depuis 1997, cela suggère le déclenchement d’un débat intense entre la commission concernée par le projet et les partis politiques qui n’excluent pas d’entrer en conflit avec eux, d’autant plus que leur avenir est étroitement lié à la présence massive au Parlement et de remporter le plus grand nombre possible de sièges dans les conseils élus locaux et municipaux.

Il est vraisemblable que le président de la République signe, avant le 31 décembre courant, la loi de finances pour l’année 2021, à propos de laquelle il a déclaré qu’elle est exonérée d’impôt pour les citoyens à faible revenu, en vue de sa publication au Journal officiel, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2021. Il n’est secret à personne que le président a déjà baissé la taxe sur le revenu total de cette catégorie, dont le salaire mensuel ne dépasse pas le plafond de 30 000 DA, pour protéger son pouvoir d’achat de l’érosion. Par ailleurs, la classe politique et l’opinion publique nationale attendent la décision de dissoudre le Parlement, que de nombreux chefs de partis se sont empressés de fixer jusqu’à présent des délais officieux, concernant la convocation des électeurs à participer à la législation à venir, prévue avant la fin du printemps prochain.

En gros, de nombreux changements sont attendus, qui restent logiquement liés  aux élections législatives anticipées, puisque la nouvelle Constitution prévoit deux modalités pour leur formation, cela ne peut être prédit pour le moment en raison de l’état d’appréhension que la classe politique fera face aux décisions du comité de rédaction de la nouvelle loi électorale.  De même, le Président Tebboune, après son retour, réclame des explications des commissions d’enquête qu’il a ordonné de former pour rechercher les circonstances entourant les événements de déstabilisation du pays, dont peut-être les plus importants sont les fréquentes coupures d‘eau potable et la série d’incendies qui ont balayé une nuit les forêts de dix wilayas du nord. Cet effort est jugé nécessaire, étant donné que la responsabilisation des personnes impliquées dans ces événements redonnera du prestige aux institutions étatiques qui doivent encore se débarrasser de la corruption, ce qui est une autre bataille qui attend le président de la République pour l’achever, et l’incarnation de son engagement à couper la route aux à «la mafia», et à restituer ce qu’ils ont pillé au peuple, ainsi qu’à avancer rapidement vers l’établissement d’un nouveau modèle économique qui atteint un développement équilibré et rompt avec la logique de rentier dans la gestion des capacités financières et économiques du pays d’une manière qui consacre une véritable justice sociale basée sur le principe du mérite.

Synthèse de M.W. Benchabane