Développement durable: L’Algérie œuvre à la réalisation du programme du président de la République

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Depuis la capitale suédoise où il a pris part au débat général de la réunion internationale de haut niveau sur l’environnement «Stockholm+50», le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, a affirmé que l’Algérie œuvre à la réalisation du programme du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour le développement durable dans ses trois dimensions, à travers l’adoption d’une série de programmes et de plans gouvernementaux et sectoriels.

Il a relevé que l’Algérie fait face depuis des décennies à des crises environnementales accrues, à l’instar des changements climatiques, la perte de la biodiversité, la désertification et la dégradation des sols, outre la pénurie d’eau, les incendies de forêts et les inondations résultant de pluies torrentielles, qui confrontent les pays à de grands défis, réduisant leurs capacités à subvenir aux besoins croissants de leurs populations en eau potable et en nutrition et autres prestations sociales, comme la santé et l’emploi. Il a cité, dans ce sens, le plan d’action adopté par l’Algérie pour la réhabilitation du barrage vert algérien pour porter la couverture forestière à 4,7 millions d’hectares, ainsi que la réhabilitation des écosystèmes détériorés, soulignant qu’à travers ce projet pionnier, dont le lancement à coïncidé avec la première conférence de Stockholm, l’Algérie a été parmi les premiers pays à s’intéresser à la problématique de l’environnement et du climat. La réhabilitation de ce barrage sera d’un grand bénéfice pour l’Algérie mais aussi pour son environnement immédiat, a-t-il soutenu. L’Algérie a adopté à cet effet, ajoute le Premier ministre, une série de programmes, de stratégies et de plans gouvernementaux et sectoriels impliquant tous les secteurs concernés, comme les secteurs de l’énergie, y compris les énergies renouvelables- les transports, l’agriculture, l’industrie, l’habitat, l’environnement, les ressources en eau, les forêts, les déchets et la pêche, en vue de renforcer les capacités productives nationales pour répondre aux besoins du citoyen algérien, en tenant compte de la dimension environnementale. Il a relevé, à ce propos, que pour satisfaire les besoins croissants de la population, ainsi que les besoins des secteurs économiques consommateurs d’énergie, un programme ambitieux a été lancé pour développer les énergies renouvelables en vue d’atteindre une capacité de production de 15 gigawatts à l’horizon 2035. Dans le cadre de ses plans pour relever les défis environnementaux, l’Algérie a adopté une stratégie nationale de rationalisation de la consommation d’énergie, reposant sur un ensemble de mesures visant à réduire les niveaux de consommation dans différents secteurs, à travers la promotion de l’utilisation du gaz de pétrole liquéfié comme carburant, et la construction d’infrastructures énergétiques utilisant l’énergie solaire sans raccordement au réseau de distribution ainsi que le lancement de partenariats pour la production de l’hydrogène vert, a précisé M. Benabderrahmane dans son allocution. Le Premier ministre a par ailleurs indiqué que l’Algérie a adopté des stratégies et des plans nationaux de gestion durable des régions côtières, des ressources en eau et des déchets pour le recyclage et la valorisation des déchets ménagers à des fins de production d’énergie, outre l’adoption d’un plan national pour promouvoir des modes de production et de consommation durables. En préparation de la réunion de Stockholm, l’Algérie a organisé, avec le soutien du gouvernement suédois et du bureau du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Algérie, des consultations nationales auxquelles ont pris part des participants de divers horizons, afin de discuter des moyens et des méthodes à même de permettre à l’Algérie d’aller de l’avant dans la réalisation de la dimension environnementale du développement durable, conformément à ses priorités et spécificités nationales, a ajouté le Premier ministre. Les consultations ont été sanctionnées par une série de propositions et de recommandations qui ont été soumises aux Nations unies comme contribution de l’Algérie pour enrichir les délibérations de cette rencontre, a-t-il indiqué. Il a appelé, en outre, la communauté internationale à soutenir et appuyer la proposition du président de la République visant à créer une Capacité civile continentale de préparation et de réponse aux catastrophes naturelles en Afrique, entérinée par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) lors de leur sommet extraordinaire tenu à Malabo en mai dernier. M. Benabderrahmane a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à œuvrer avec ses partenaires pour contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable suivant l’approche appropriée. Il a rappelé la décision des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA lors du sommet extraordinaire qui a adopté la proposition du président de la République pour mettre en place une Capacité civile continentale de préparation et de réponse aux catastrophes naturelles en Afrique, relevant que ce mécanisme contribuera à faire face aux défis humanitaires causés par le changement climatique et les catastrophes naturelles. «Mon pays qui s’est engagé à financer la première Réunion pour la mise en place de ce mécanisme, appelle la communauté internationale à soutenir ce projet», a ajouté le Premier ministre. Il a mis l’accent, par ailleurs, sur l’importance de prendre en compte les spécificités et les besoins des pays en développement qui diffèrent de ceux auxquels sont confrontés les pays développés en vue de trouver des solutions à même d’atténuer les crises environnementales et leurs effets négatifs. A cet égard, il a rappelé que la responsabilité historique de ces crises incombe aux pays développés, qui doivent honorer leurs engagements de fournir un soutien financier et technique à leurs partenaires en développement, afin de permettre à ces derniers de contribuer aux efforts mondiaux, protéger l’environnement et atteindre la dimension environnementale du développement durable. M. Benabderrahmane a précisé que la transition vers des modes de production et de consommation durables nécessite de donner aux pays en développement un espace politique leur permettant de faire face aux défis imposés par les crises environnementales de toutes sortes, et de tirer pleinement profit des opportunités offertes par cette transition qualitative. À cet égard, le Premier ministre a précisé que les principes adoptés par la Conférence de Rio de Janeiro en 1992, sur lesquels reposent la grande majorité des conventions multilatérales sur l’environnement, sont toujours de mise eu égard à leur importance et à leur pertinence. Il a fait remarquer que toute atteinte à ces principes affectera nécessairement l’équilibre sur lequel reposent ces conventions, ainsi que les cadres internationaux visant la réalisation de la dimension environnementale du développement durable.

T. Benslimane

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