Economie de la connaissance: Installation du comité de préparation de la loi-cadre du secteur

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Le comité national de préparation de la loi-cadre sur l’économie de la connaissance a été installé lundi à Alger par le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Economie de la Connaissance et des start-up, Yacine El Mahdi Oualid.

Lors d’un point de presse organisé en marge de l’installation de ce comité, M. Oualid a indiqué que cette loi est «très importante» et s’inscrit dans le plan d’action du gouvernement 2021-2022. Ce texte rentre, également, dans le cadre de la concrétisation des recommandations issues des assises nationales sur l’économie de la connaissance, organisées en mars dernier et qui avaient réuni plus de 1400 experts algériens afin de relever tous les obstacles que connaît l’environnement algérien dans les domaines de la recherche et du développement, de l’innovation, de la propriété intellectuelle et du transfert technologique, a-t-il détaillé. Cette loi aura un rôle «primordial dans la conduite de la stratégie nationale visant à s’appuyer sur l’économie de la connaissance pour développer l’économie nationale et lui apporter une valeur ajoutée», a précisé le ministre. Le comité en charge de préparer cette loi sera composé de représentants de plusieurs départements ministériels, notamment celui des Finances, de la Numérisation et des Statistiques, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, des Technologies de l’Information et des Télécommunications, de l’Industrie et de l’Economie de la connaissance et des Start-up, a-t-il expliqué. Des experts algériens, pour la plupart résidents à l’étranger, à l’instar du Pr Kamal Youcef Toumi, du Pr  Abdelkader Djeflat et du Pr Belkacem Heba, siégeront, aussi, au sein de ce comité, a ajouté le ministre. L’objectif de l’installation de ce comité est «d’instaurer une approche participative pour que cette loi reflète réellement la volonté des experts algériens à en faire (de cette loi) une feuille de route pour le passage de l’Algérie vers un modèle économique qui se base de manière plus significative sur la connaissance, dans divers domaines», a expliqué M. Oualid. Parmi les sujets qu’aborderont les experts, celui des infrastructures, englobant le débit internet, la disponibilité de data-center ainsi que la disponibilité de moyens de maîtrise de la technologie pour pouvoir lutter contre la dépendance technologique dans tous les secteurs, a déclaré le ministre. Ce comité se réunira périodiquement afin d’enrichir ce texte en prévision de sa présentation au gouvernement puis au pouvoir législatif, a également précisé le ministre. Pour sa part, le président de ce comité étant aussi le directeur des start-up et des structures d’appui au ministère délégué chargé de l’Economie de la connaissance et des Start-up, Noureddine Ouaddah, a souligné que le comité «abordera les sept axes qui ressortent des travaux des assises nationales sur l’économie de la connaissance, notamment la propriété intellectuelle et le transfert technologique». Ce comité s’appuiera sur les expériences des experts algériens résidents à l’étranger et évoluant dans des environnements qui se basent sur la connaissance, afin de traduire leur vécu en textes de loi, a-t-il fait savoir. Ces textes comprendront des incitations et des procédures pratiques qui «aideront l’Algérie à diversifier, progressivement, son économie et à compter de plus en plus sur le facteur humain, la connaissance et les nouvelles technologies», a expliqué M.Ouaddah. L’économie de la connaissance ne concerne pas «seulement» les start-up, elle englobe tous ceux qui s’intéressent à l’innovation et qui exploitent la science et la technologie dans différents secteurs, tels que l’agriculture, les énergies renouvelables et autres, a-t-il précisé.

Yasmine D. /Ag.

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