Economie de mondialisation: Le Conseil de renouveau économique algérien veut booster l’industrie algérienne

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Fraîchement installé à la tête du Conseil du renouveau économique algérien, Kamel Moula, jeune homme d’affaires évoque la nouvelle politique économique du pays, prônée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en se félicitant  de « la nouvelle vision économiquedu président de la République, qui place la production nationale parmi ses priorités, non seulement pour réduire les exportations, mais aussi d’inciter les investisseurs algériens à développer un produit de qualité en termes de quantité et de qualité ».

«Cette forte volonté de construire une économie algérienne se fonde sur la relance de l’industrie algérienne comme alternative à l’importation, qui permettra la relance de l’économie, l’augmentation de la production et la création de milliers d’emplois », a-t-il ajouté.S’exprimant au sujet du Conseil de renouveau économique algérien, Moula s’est référé au discours du président de la République du 4 décembre 2021, au cours duquel il a insisté sur le fait qu’« il n’y a plus de différence entre le secteur public et le secteur privé », et il est devenu « nécessaire de restaurer la confiance entre les opérateurs économiques et les pouvoirs publics ».« Nous avons pleinement compris la nouvelle vision, les entreprises publiques et privées et les start-up, et nous nous sommes réunis dans un syndicat national du patronat afin d’accompagner la relance de l’industrie nationale », a-t-il expliqué, se réjouissant que les membres fondateurs « m’ont fait l’honneur de m’élire président du Conseil de renouveau économique algérien pour un mandat de trois ans ». Sur le rôle et l’objectif de Conseil de renouveau économique algérien, Moula soutient que : « Nous sommes dans une économie de mondialisation. Les entreprises algériennes doivent donc s’efforcer de gagner la bataille de la productivité, de la compétitivité et de la bonne gouvernance ». « Parmi nos priorités, il est question d’abandonner les pratiques de passées qui ne permettaient pas à notre pays de se doter d’une véritable industrie productive et ainsi d’occuper une place de leader, notamment en Afrique.  La souveraineté et la sécurité économique de notre pays peuvent être atteintes en construisant une industrie nationale indépendante, en faisant des intrants dirigés vers l’industrie et en réduisant la facture des importations », a-t-il défendu. « C’est ce à quoi nous aspirons au sein de Conseil de renouveau économique algérien.  Les patrons auront un rôle central si nous sommes en mesure de libérer toute leur énergie positive pour parvenir à une reprise économique », a-t-il poursuivi. Sur l’intérêt grandissant porté aux start-up dans le nouveau plan de relance économique, Moula a estimé que ces dernières jouent un rôle central dans la relance économique, car elles proposent des solutions innovantes qui aideraient les entreprises industrielles à progresser dans divers domaines.« En travaillant ensemble, les start-up et les entreprises économiques peuvent atteindre le même objectif, qui est la souveraineté économique.  Les start-up sont confrontées au problème du financement. Nous devons donc les accompagner par le biais de capitaux privés dans toutes les étapes de leur croissance, en particulier dans la phase de prototypage et de fabrication », a-t-il indiqué. Sur les solutions préconisées pour faire accélérer la sortie de notre pays de la dépendance aux revenus des hydrocarbures et diversifier l’économie nationale, Moula répond : « Notre objectif est d’atteindre la souveraineté économique, en particulier la sécurité alimentaire.  Pour sortir de la dépendance aux revenus des hydrocarbures, il n’y a qu’une seule solution, qui est de créer une industrie indépendante qui produit ses intrants ».« En parallèle, a-t-il argumenté, l’économie verte doit être encouragée en s’appuyant sur le développement des ressources renouvelables telles que l’énergie solaire et éolienne.  Notre pays est riche en ressources naturelles et en capacités qui doivent être exploitées ».L’une des pistes pour booster les exportations algériennes figure l’ouverture sur les marchés africains, que Moula considère comme « la destination naturelle pour l’exportation de la production nationale en raison de l’importance et de l’énormité du marché africain d’une part, et de notre investissement dans les infrastructures de base d’autre part, qui permet à nos produits d’atteindre le consommateur africain avec un prix concurrentiel ».Cependant, certaines restrictions doivent être levées, notamment les restrictions sur les changes, ne permettant pas aux entreprises algériennes d’être représentées à l’étranger, a-t-il proposé. Toutefois, le président du Conseil de renouveau économique algérien s’est réjoui de la visite de chef de l’État menée à certains pays de Golf, conclue par la signature de nombreux contrats dans le domaine économique.« La visite du Président de la République dans les pays du Golfe a permis de donner des indications positives pour la consolidation des investissements et du partenariat économique.  Je préside le Conseil d’affaires algéro-qatari, et nous avons des relations distinguées avec mon homologue cheikh Faisal bin Qassem Al-Thani, que j’ai rencontré à Doha, et nous avons convenu de programmer une visite d’hommes d’affaires qataris en Algérie pour examiner effectivement les possibilités d’investissements en Algérie, notamment dans l’agriculture, les industries alimentaires et le tourisme », a-t-il révélé.

M.W. Benchabane

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