En dépit de la conjoncture économique difficile: Le gouvernement s’engage pour la réussite de la rentrée sociale

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palais de gouvernante. Alger le 27/10/2016 photo by Billal Bensalem / APP

En dépit de la conjoncture économique difficile que traverse le pays, le gouvernement s’est engagé à tout mettre en œuvre pour la réussite de la rentrée sociale qui s’annonce rude.

Dans cette optique, plusieurs membres du gouvernement, notamment ceux des secteurs concerné comme l’éducation, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle ont multiplié ces derniers jours leurs sorties sur le terrain  pour s’enquérir de la mise en place des conditions et moyens nécessaires en prévision du retour des élèves, des étudiants et des stagiaires dans leurs établissements respectifs. Pour répondre aux contraintes induites par la pandémie, le gouvernement a pris les dispositions nécessaires pour  permettre une rentrée sociale dans la quiétude et la sérénité en veillant à la stricte application des protocoles de santé mis en place.     Récemment, le Président de la République a instruit le ministère de l’Enseignement supérieur d’engager, dans la concertation la plus large possible, des réformes structurelles profondes du secteur, sans perdre de vue l’indispensable réflexion globale sur celle du système des œuvres universitaires, à travers la rationalisation des dépenses et l’amélioration des prestations fournies aux étudiants, allant du système d’hébergement à celui du transport. Il avait insisté à ce sujet sur le besoin de procéder à la révision du dispositif de transport universitaire et d’envisager de nouvelles solutions qui évitent les situations de monopole et favorisent le jeu de la concurrence. De même, il est revenu sur la nécessité d’ouvrir la formation pour le master et le doctorat à tous les étudiants qui le souhaitent, sans sélection préalable, notamment en recourant à l’enseignement à distance qui peut être une formule appropriée à condition qu’elle soit soutenue par les moyens technologiques et satellitaires nationaux. Aussi, a-t-il rappelé l’importance de raccorder l’université à l’économie réelle avec la possibilité de prestation effective en faveur de ses différents segments. S’agissant du milieu des universités, l’accent devra être mis sur le besoin de leur autonomisation et de leur ouverture sur le monde qui leur permettraient de développer des échanges d’enseignants et d’étudiants, dans le cadre d’opérations de jumelage avec leurs homologues étrangères et de coopérations mutuellement bénéfiques. Par ailleurs, le chef de l’Etat avait annoncé une batterie de mesures à mettre en œuvre pour l’encouragement des exportateurs et la dynamisation des exportations algériennes hors-hydrocarbures.L’Algérie vise à atteindre au moins 5 milliards de dollars d’exportations, dès l’année prochaine, grâce à des mesures incitatives en faveur des exportateurs, a affirmé le Président Tebboune, assurant que cet objectif, « est très faisable » d’autant, a-t-il ajouté que « la volonté politique est forte et la vision claire». Evoquant les mesures incitatives décidées au profit des exportateurs, le Président Tebboune a cité la création de couloirs verts dédiés à certains produits, la cession d’une bonne partie de recettes en devises au profit des exportateurs et l’amélioration de la relation avec le ministère des Finances et l’Administration fiscale. Le Président de la République a mis en avant, dans ce contexte, la nécessité d’une forte contribution de la diplomatie algérienne pour favoriser l’accès des produits algériens aux marchés extérieurs. Le Président Tebboune a tenu, à cette occasion, à saluer les opérateurs économiques qui exportent des produits à haute valeur ajoutée, à l’image des pneus exportés vers les Etats-Unis et les produits cosmétiques vers les marchés africains ». »Les exportateurs ont besoin d’être encouragés et non combattus », a soutenu M. Tebboune en allusion aux entraves auxquelles étaient confrontés, dans le passé, des exportateurs. Soulignant la détermination de l’Etat à encourager les exportateurs producteurs de valeur ajoutée « et non les pseudos exportateurs automobile qui ne font, en réalité, que dans le gonflage pneumatique », le Président de la République a qualifié ce qui s’est passé, les dernières années, dans le secteur automobile de « manipulation » de l’économie nationale qui « a failli faire basculer la pays dans le précipice ».D’autre part, le chef de l’Etat a mis l’accent sur l’impératif d’augmenter les exportations hors hydrocarbures à 5 milliards de dollars au moins d’ici fin 2021.A partir des deux prochaines années, la dépendance aux hydrocarbures devra être réduite d’au moins 80%, a-t-il ajouté. Le Président de la République a affirmé qu’il n’y avait « aucune objection » à la création de banques privées et de compagnies de transport aérien et maritime de marchandises et de voyageurs. Il s’est dit disposé à l’ouverture de l’investissement dans les secteurs des banques et du transport aérien et maritime. « Je ne vois aucune objection, aujourd’hui, à ce que des investisseurs privés créent des compagnies de transport aérien et maritime de marchandises et de voyageurs ainsi que des banques». Appelant les investisseurs et les entreprises économiques à œuvrer à la réduction de la facture d’importation des services, il a rappelé que la facture annuelle des services de transport s’élevait à 12,5 milliards de dollars, dont 3,4 milliards pour les frais du transport maritime de marchandises. »Il est primordial de trouver une solution à cette situation en vue de réduire les transferts en devises », a estimé le chef de l’Etat, dans ce sens. Le président de la République avait indiqué récemment que l’édification d’une véritable nouvelle économie passe par le changement des mentalités et la libération des initiatives de toute entrave bureaucratique, la révision des textes juridiques en vigueur, ou leur adaptation en fonction de la logique économique et non des pratiques conjoncturelles, ce qui permettra de mieux exploiter le génie national et de générer les richesses et les emplois sans exclusion, ni exclusive. Il a, en outre, estimé que la société civile demeurait le « premier allié » pour concrétiser l’édification de l’Etat, soulignant la nécessité d’apporter tout le soutien et les facilités aux associations pour les aider à s’organiser davantage. Le chef de l’Etat a ordonné aux walis et aux élus locaux à fournir tous les encouragements, les facilités et l’assistance nécessaires aux associations de la société civile qui souhaitent s’organiser et se structurer au niveau national, étatique ou régional. Pour rappel, le Président Tebboune avait salué, à plusieurs reprises, le rôle important de la société civile dans la résolution des problèmes quotidiens des citoyens. Il faut souligner à cet égard qu’en dépit de la nouvelle conjoncture dictée par les répercussions néfastes sur l’économie du pays, l’Etat ne compte pas lésiner sur les moyens et les ressources afin de faire redémarrer la machine de production, tout en veillant à la préservation du caractère social de l’État. À travers un nouveau modèle économique, l’Etat compte s’inscrire dans la rupture  totale avec les méthodes de gestion du passé et engager une nouvelle démarche marquée par une adéquation des politiques publiques et sectorielles et une rénovation de la gouvernance économique. Cette stratégie devrait permettre, à court et à moyen termes, de mettre en place une économie où la forte dépendance aux hydrocarbures et la dépense publique seront réduites graduellement. À ce propos, le président de la République avait, maintes fois, rappelé que les attentes sociales légitimes exprimées par les populations, demeurent au centre des préoccupations de l’Etat et seront satisfaites à travers les projets qui sont en cours de réalisation et ceux encore en voie d’être lancés. Le chef de l’Etat avait donné des instructions détaillées à chacun des ministres concernés, à l’effet d’opérer des réformes structurelles dans la cadre de la politique générale du gouvernement, à même d’assurer une exploitation optimale et transparente de toutes les potentialités et richesses naturelles nationales. Dans ce cadre, la dépense publique continuera de servir de levier de développement et de la croissance dans le cadre d’une politique budgétaire rénovée et dont l’objectif sera de maintenir l’effet de la dépense publique comme instrument de l’investissement public et comme un stimulant à l’activité économique productive.

  1. Benslimane