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jeudi, mai 26, 2022
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EN: Les Verts touchés, mais pas coulés

Ce n’est pas le scénario attendu ou prévisible pour l’équipe nationale au Cameroun. Le premier tour, face à des adversaires très reculés au classement Fifa comme la Sierra Leone et la Guinée équatoriale, devait être une simple formalité avant de passer ensuite aux choses sérieuses.

Il se peut hélas qu’il n’y ait pas de suite tellement les Verts se sont mis en danger après leur surprenante défaite, dimanche, contre la Guinée équatoriale.

Un revers mettant fin, par ailleurs, à une série incroyable de 35 matchs sans défaite. Pas de record mondial, donc, détenu par l’Italie (37 matchs), mais plus grave, une qualification au deuxième tour très compromise. Qui doit-on incriminer ? Les joueurs ayant subitement perdu leur efficacité ? Le coach qui n’a pas su faire les réglages nécessaires pour remédier à cela, ou bien le sort qui s’acharne sur la sélection au point où certains fans incrédules crient à la sorcellerie ? «Il n’y a pas toujours de réponse rationnelle à tout. On peut dominer outrageusement sans marquer. On se crée des occasions par dizaines, mais aucun ballon ne veut entrer. Leur corner n’est même pas repris, c’est un ballon qui traîne et ils marquent. Que voulez-vous… ? », dira Djamel Belmadi dépité à la fin de la rencontre. On a souvenir de la sortie prématurée et sans gloire des Verts lors de la CAN 92 au Sénégal sous la houlette du regretté Abdelhamid Kermali, deux ans après avoir soulevé leur premier trophée africain au stade du 5-Juillet. Madjer et ses coéquipiers n’ont pas pu conserver leur titre, mais les conditions et le contexte étaient très différents de ceux d’aujourd’hui. A l’époque, l’équipe ne s’était pas bien préparée mentalement et physiquement pour rééditer son exploit. Est-ce à dire que l’Algérie est touchée par la malédiction du détenteur ? Certains pourraient le penser, surtout au vu des ratages monumentaux des camarades de Mahrez, lors des deux premières rencontres à la CAN. L’équipe n’a pas perdu son fond de jeu ou son état d’esprit, encore moins son engagement et sa détermination par rapport aux matchs précédents. C’est juste la réussite qui la fuit à Douala. Un facteur au demeurant déterminant qui transforme un groupe de tout à rien. Dans le football, la vérité d’un jour n’est jamais celle du lendemain. Celle de l’équipe nationale a duré plus de trois ans durant lesquels, les Verts n’ont pas connu le goût de la défaite. Une parenthèse enchantée qui a pris fin brusquement au moment où on l’attendait le moins. Tout est-il perdu pour autant ? Tant qu’il y a encore de la vie il y a de l’espoir, comme l’a souligné Djamel Belmadi. «On doit y croire. La Côte d’Ivoire est une grosse équipe mais ça ne sera pas insurmontable. Tant que je ne suis pas mort je vais y croire», a-t-il indiqué dans des propos relayés par le site dz foot. Il est vrai que l’équipe nationale n’est pas encore éliminée. Elle tient encore son destin en main. Une victoire contre la Côte d’Ivoire la relancerait complètement dans la course au titre. Ce qui était annoncé comme un choc pour la première place prend désormais des allures dramatiques dans la mesure où le perdant pourrait dire adieu à la compétition. Les Eléphants forts de leurs individualités constitueront un défi pour les Verts. Ces derniers auront besoin de l’union sacrée pour le réussir et conjurer le sort. Malgré les désillusions, on ne perd pas espoir. On y croira fermement jusqu’au bout.

Ali Nezlioui  

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