En prévision des législatives du 12 juin prochain: Les partis politiques poursuivent leur mobilisation

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Au lendemain de la convocation du corps électoral pour les législatives du 12 juin prochain, les partis politiques se sont mis à l’épreuve du terrain en se mobilisant pour ce rendez-vous crucial.

Lors de leurs différentes sorties ces derniers jours, plusieurs chefs des partis ont appelé à une large participation aux prochaines élections législatives, soulignant que le succès de ce rendez-vous contribuera, à coup sûr, au renforcement de la cohésion nationale et consolidera le front interne pour faire face aux complots internes et externes fomentés contre l’Algérie. Ils ont également considéré que les élections constituent le moyen le plus sûr pour opérer le changement. Dans le même contexte, ils ont plaidé pour un discours politique qui rassemble les Algériens, resserre le rang national, relève le niveau de conscience collective et s’éloigne du discours subversif qui sème le désespoir, attise les désaccords et creuse les différences. Ces même partis ont exprimé leur satisfaction après la convocation du corps électoral, estimant que cela concrétise l’engagement du président de la République avec la classe politique et tout le peuple à renouveler les institutions élues dans le cadre d’une opération électorale régulière et transparente, conformément aux exigences de la démocratie consacrant la souveraineté du peuple. A cet égard, ils se sont engagés à œuvrer d’arrache-pied pour que les prochaines législatives consacrent la souveraineté populaire et aboutissent à une assemblée populaire largement représentative, bénéficiant d’une forte crédibilité et soutenue par une assise populaire très solide,  ajoutant que l’étape que traverse le pays nécessite l’engagement de tous les acteurs et la promotion de la pratique politique dans le but de renforcer les institutions de l’Etat. Pour ces formations politiques, qui ont déjà entamé leurs préparatifs, cette élection devra concrétiser la stabilité sécuritaire et opérer un sursaut de développement socio-économique dans le cadre d’une transition démocratique sûre, à même de parachever les revendications et les aspirations du hirak populaire à la réforme et au changement. Le rendez-vous du 12 juin vient ainsi concrétiser l’un des engagements que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait pris lors de son élection à la magistrature suprême du pays en vue de l’instauration d’une nouvelle République débarrassée des corrompus et de la corruption. Ce nouveau rendez-vous électoral, le deuxième depuis son élection à la présidence de la République après le référendum sur la révision de la Constitution, intervient conformément à son engagement visant à moraliser la vie politique, à assurer le renouveau des institutions de l’Etat et à réhabiliter les instances élues. Il s’inscrit également en droite ligne avec les exigences de l’édification de l’Etat moderne et répond aux revendications du Hirak populaire. Réaffirmant sa détermination à œuvrer pour la réussite du scrutin du 12 juin prochain, le chef de l’Etat avait déjà assuré que ces élections «ne ressembleront en rien à celles organisées par le passé» et se tiendront «loin de l’argent sale». Lors du dernier Conseil des ministres, le président de la République avait insisté sur la nécessité de «proscrire, dans toutes les étapes du processus électoral, l’argent, sous toutes ses formes, notamment l’argent sale» pour garantir l’égalité des chances entre les candidats. Le Président Tebboune avait également mis l’accent sur la moralisation de la vie politique et le recours impératif aux commissaires aux comptes et comptables agréés issus des wilayas-mêmes des candidats pour le contrôle minutieux des sources de financement. Le chef de l’Etat avait appelé, en outre, à la révision de la condition d’âge pour les jeunes candidats et au relèvement, à la moitié au lieu du tiers, de leur quota sur les listes électorales, ordonnant l’augmentation, au tiers, du quota des jeunes universitaires sur les listes électorales. Il avait souligné l’importance d’encourager la parité hommes-femmes sur les listes électorales afin d’abroger le système des quotas et la prise en compte du nouveau découpage administratif dans la répartition des sièges électoraux aux niveaux local et national, ainsi que la condition des signatures en faveur des candidats indépendants et des partis politiques. La loi organique relative au régime électoral vise la définition des principes fondamentaux et règles régissant le régime électoral, la concrétisation des principes constitutionnels d’indépendance et de neutralité de l’ANIE. Le texte évoque également la consécration de la démocratie, l’alternance au pouvoir et la moralisation de la vie politique, la garantie de la participation des citoyens et de la société civile à la vie politique et la garantie de libre choix, loin de toute influence matérielle. Selon de nombreux observateurs, l’une des réformes fondamentales dans cette loi a trait au changement du mode de scrutin à la représentation proportionnelle avec vote préférentiel sur une liste ouverte. Autrement dit, il n’y a plus de hiérarchisation, il n’y a plus de tête de liste, l’électeur est libre de choisir le candidat qu’il préfère. Avec cette modification, les effets négatifs de l’ancienne loi s’estompent. On ne peut plus acheter ni des voix ni des places», ont-il soutenu, estimant dans ce contexte que l’ancien mode de scrutin avec des listes fermées a eu des conséquences néfastes et n’a pas permis l’émergence des élites quelles soient locales ou nationales. Par ailleurs, la nouvelle loi apporte beaucoup de nouveautés, dont l’interdiction des dons provenant des personnes morales, qu’elles soient publiques ou privées, mais surtout l’interdiction des dons provenant de l’étranger. Elle fixe également un seuil de dépense à la fois pour les candidats comme pour les partis et instaure le contrôle du financement. Pour ce qui est des dispositions visant à encourager les jeunes et les femmes à participer à la vie politique, la nouvelle loi prévoit que les dépenses de campagne des jeunes candidats indépendants soient prises en charge totalement par l’Etat. De l’avis de nombreux acteurs politiques, ce sont autant de garanties qui donnent de crédit aux prochaines législatives et permettront d’organiser ce scrutin dans un climat de transparence où le peuple aura à choisir librement ses représentants.

  1. Benslimane