En vue de réduire la facture des importations: Le gouvernement mise sur une relance des secteurs stratégiques

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Conformément aux engagements du président de la République, le gouvernement devrait accélérer les réformes économiques déjà engagées par divers secteurs dans le cadre du plan de relance économique 2020-2024, sans oublier le dossier de développement des zones d’ombre qui figure parmi les priorités inscrites dans le programme du Président qui a toujours soutenu que l’édification de l’Algérie nouvelle «ne saurait se concrétiser sans la promotion de ces zones et la prise en charge de leurs populations».

Il demeure que le gouvernement veillera de manière permanente au suivi de l’état d’avancement de ce plan de relance, ainsi que de son évaluation en réunions du gouvernement et en Conseils interministériels, et rendra compte au président de la République, de manière périodique, de l’état de son exécution. A ce propos, le Premier ministre avait affirmé que la consécration du nouveau Plan de relance économique permettra de venir à bout des situations d’«impasse» qui perdurent, relevant que ce plan devra préserver le caractère social de l’Etat. En procédant récemment à l’ouverture d’un forum sur l’investissement agricole et agroalimentaire, Abdelaziz Djerad a tenu à encourager les opérateurs présents, en les incitant à aller vers l’exportation, et en les rassurant quant à la détermination de l’Etat à les accompagner sur tous les niveaux. Il a également affiché la détermination de l’Etat à accompagner les agriculteurs et à les soutenir pour promouvoir et développer ce secteur stratégique. Le Premier ministre a fait savoir que la modernisation du secteur de l’agriculture sera poursuivie avec le renforcement des activités économiques à forte valeur technologique basées sur le savoir, la connaissance et la technologie. M. Djerad a réitéré l’engagement du gouvernement à œuvrer à l’amélioration du climat d’affaires, et ce, à travers la facilitation des procédures relatives à la création d’entreprises, l’accès au foncier, aux crédits et aux services publics de qualité et la réforme et la modernisation du système bancaire constituant une pierre angulaire de la réussite de toute réforme économique, outre la modernisation de l’administration et la lutte contre la bureaucratie. Lors de ce forum, le Premier ministre a assisté à des présentations sur les opportunités d’investissement, ce qui a permis aux porteurs de projets et aux investisseurs potentiels d’exprimer leur volonté d’investir dans la production agricole, y compris dans sa transformation, tout en s’inscrivant dans l’approche développée par le secteur au titre de la promotion des investissements structurants et du développement des filières stratégiques, notamment céréalière, sucrière, oléagineuse et fourragère. A ce titre, le chef de l’exécutif a promis d’encourager tous les secteurs créateurs de richesse et générateurs d’emploi, en vue d’asseoir les conditions de complémentarité et de responsabilité pour s’assurer de leur implication dans une perspective d’amélioration de la production et de la productivité, avec un impact attendu à moyen terme, sur la réduction des niveaux des importations et l’amélioration du niveau des exportations. Etant une opportunité pour promouvoir et concrétiser des projets d’investissement, notamment dans le Sud et les Hauts-Plateaux, les organisateurs de cette manifestation veulent faire du forum une occasion d’informer les investisseurs du potentiel offert et des dispositifs de facilitation et d’accompagnements que les différents secteurs présents ont mis en place à ce titre. Pour le secteur de l’agriculture, les investissements dans les régions saharienne seront à l’ordre du jour, et ce, à travers l’Office de développement de l’agriculture industrielle en terres sahariennes (ODAS), qui constitue un outil important d’accompagnement des porteurs de projets. Le secteur s’emploie également à consolider les capacités nationales de collecte et de stockage des céréales, à travers la réalisation de silos en béton, le lancement d’une opération de réalisation de silos en métal et la réalisation d’un centre de collecte de proximité. De surcroît, 13 complexes frigorifiques devront être réceptionnés pendant l’année 2021. Par ailleurs, le secteur vise à consolider l’exploitation des oasis, moyennant 668 millions de dollars destinés aux petites exploitations et à la valorisation des productions camelines.

L’Algérie a pu se prémunir contre les répercussions de la chute des cours du pétrole grâce à une politique judicieuse et la réalisation de projets stratégiques et la préservation des réserves nationales, autant de mesures qui ont mis l’Algérie à l’abri d’une récession dévastatrice, alors qu’aujourd’hui, il est plus judicieux de s’orienter vers d’autres secteurs générateurs de richesses et d’emplois pour nos jeunes Cette nouvelle orientation a été réaffirmée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a souligné l’engagement de l’Etat à poursuivre son soutien à l’agriculture, rassurant que la conjoncture financière difficile que connaît l’Algérie n’entamera en rien la détermination de l’Etat à promouvoir ce secteur. Le président de la République a mis en avant l’importance de ce secteur vital pour permettre à notre pays de surmonter les épreuves, tout en préservant sa stabilité et la cohésion du front interne à l’ombre des crises économiques et soubresauts politiques qui secouent le monde. L’Algérie a pu se prémunir contre les répercussions de la chute des cours du pétrole grâce à une politique judicieuse et la réalisation de projets stratégiques et la préservation des réserves nationales, autant de mesures qui ont mis l’Algérie à l’abri d’une récession dévastatrice, alors qu’aujourd’hui, il est plus judicieux de s’orienter vers d’autres secteurs générateurs de richesses et d’emplois pour nos jeunes. L’agriculture, qui permet d’atteindre l’autosuffisance, voire d’aller vers l’exportation, permettra à l’Algérie de compter avec les recettes nationales, diversifier ses sources d’investissement et de préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Pour de nombreux économistes, l’Algérie n’a d’autre alternative si elle veut trouver un substitut économique à l’énergie tarissable, que de réhabiliter et restructurer ce secteur à travers une vision stratégique moderne qui repose sur la science et les technologies, la revalorisation des expériences, la mécanisation et une bonne gestion du processus de production, de distribution, de stockage et de commercialisation. Cela traduit la volonté de l’Etat à aller de l’avant sur cette voie pour assurer la relance de l’agriculture et la diversification de l’économie nationale, et cela passe inévitablement par la nécessité de moderniser le secteur et de promouvoir les industries agricoles. À cet effet, d’aucuns pensent que l’Algérie ne peut réaliser de progrès dans les domaines économique, industriel et commercial sans asseoir une base agricole nationale solide et que la solution économique est actuellement entre les mains des producteurs agricoles. Pour relever le défi, le gouvernement est appelé à intensifier les efforts, avec la nécessité de recourir aux techniques modernes pour améliorer la productivité et remédier au manque de main-d’œuvre. A cet égard, le renouveau agricole auquel aspire le gouvernement passe impérativement par la conjugaison des efforts de l’Etat, des agriculteurs, des producteurs, des industriels et des réseaux de distribution et de commercialisation, insistant sur la nécessité de favoriser une synergie entre les différents acteurs. Ainsi, le gouvernement envisage la mobilisation de partenariats entre des investisseurs nationaux et étrangers pour le développement d’une agriculture intensive et moderne, dans les domaines animal et végétal, notamment dans le sud du pays et les Hauts- Plateaux. De ce fait, il est attendu qu’un intérêt particulier soit accordé au développement agricole et rural et aux industries alimentaires, outre à la valorisation des ressources halieutiques dans le souci de garantir la sécurité alimentaire. Il s’agit également de développer une véritable industrie pharmaceutique afin de garantir la couverture des besoins des citoyens en matière de médicaments efficaces de qualité.

  1. Benslimane