Evasion fiscale: L’Algérie découvre le phénomène en 1992

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L’expert financier et candidat aux élections du conseil de wilaya pour la liste de l’Union des Oasis, dans la wilaya de Touggourt, Guitoun Mohamed, a appelé à la nécessité de consolider l’idée de payer des impôts chez les Algériens, assurant que l’évasion fiscale est un phénomène étrange dans la société algérienne.

L’expert financier a expliqué que le phénomène de l’évasion fiscale a été découvert par l’Algérie en 1992, étant donné qu’il s’agit  d’une chose nouvelle pour nous, et aujourd’hui il est nécessaire d’asseoir l’idée de payer des impôts chez les commerçants et opérateurs algériens dans le domaine de la finance et des affaires. L’expert a également appelé les autorités à revoir les contrats des formules d’aide à la jeunesse, comme l’Agence nationale d’appui et de promotion de l’entrepreneuriat (ANADE) et d’autres formules, et que l’octroi des aides soient caractérisées par la rapidité, avec l’accompagnement des jeunes qui bénéficient de ces formules jusqu’à la pénétration du marché de travail, assurant qu’il est déraisonnable de continuer à octroyer à l’entreprise des fournitures et des équipements sans donner à ses propriétaires des projets qui les aident à faire leurs premiers pas dans le domaine des affaires. En sus, Guitoun Mohamed a expliqué que la plupart des projets sont accordés à des propriétaires d’entreprises ayant plus de 20 ans d’expérience, et entrent dans la quatrième ou cinquième catégorie, ce qui conduit à priver les jeunes entrepreneurs de soumissionner sous prétexte qu’ils n’ont aucune expérience dans le domaine, cela a créé un état de frustration chez les jeunes, et l’une des raisons qui a provoqué la vente de matériel, devenant le jeune entrepreneur, d’un jeune chômeur à un jeune condamné pour impôts, avec l’annulation de tous les privilèges qu’il avait précédemment obtenus. S’agissant de la remise en état des terres dans le Sud du pays, l’expert financier a révélé que, depuis 1983, aucune loi sur l’agriculture n’a été promulguée, et que les autorités ont continué, en l’absence de nouvelles lois, à octroyer des terres agricoles dans les lieux vides sous deux formes, la première est la formule des contrats de réforme, et la seconde est la formule de concession, dans laquelle la terre est attribuée pour une période de 99 ans, et donc le jeune homme ne sentira pas qu’il appartient à cette terre, et devient à chaque fois craintif d’être dépossédé de la terre, pour une raison ou une autre. Dans ce même sillage et contrairement aux contrats de concession, les contrats de remise en état des terres par lesquels le terrain devient propriété du jeune bénéficiaire après 5 ans, avec la signature d’un engagement lié à la fourniture d’eau et d’électricité sur le terrain pour l’investissement, ce qui entrave le projet des jeunes qui bénéficient de cette formule, car le jeune est à la base un chômeur qui tente de démarrer un projet. Avant le démarrage du projet, les autorités lui demandent de fournir environ 600 millions, répartis entre la fourniture d’eau et d’un générateur électrique. Pour cet expert, cette exigence est déraisonnable pour un nouvel entrepreneur. En conclusion de son discours, l’expert financier, Guitoun Mohamed a appelé à la nécessité d’accompagner le jeune entrepreneur jusqu’à son entrée sur le marché du travail et le marché de l’économie, afin qu’il soit prêt à concourir, comme cela s’est produit dans la wilaya de Oued Souf, après donnant l’opportunité aux jeunes qui ont transformé le désert en un paradis vert.

M.W. Benchabane

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