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mardi, novembre 30, 2021
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L’Algérie, «deuxième berceau» de l’humanité et «le colonialisme barbare, un affront à l’histoire de l’humanité»

La ministre de la Culture et des arts, Wafa Chaâlal, a déclaré, jeudi à Alger, que l’Algérie était le «deuxième berceau de l’humanité» après l’Ethiopie, de même que la «colonisation barbare» de l’Afrique constituait un «affront» à l’histoire  de l’humanité. Lors de l’ouverture d’une exposition d’ethnographie africaine au musée du Bardo, Mme Chaâlal a estimé que cet événement culturel «est l’occasion de rappeler à ceux qui ignorent l’histoire, que l’Afrique a toujours été peuplée par ses habitants indigènes avant l’avènement de ceux qui ont réduit en esclavage ses enfants en s’emparant de ses richesses.» Elle a ajouté que ces actes constituaient «les formes les plus odieuses de génocide contre ses populations par  ce  colonialisme barbare, qui reste un affront à l’histoire de l’humanité», soulignant que «ce n’est aucunement un honneur de vanter ou de glorifier aujourd’hui les soi-disant exploits civilisationnels du colonialisme ou justifier les crimes commis en son nom. «Les sacrifices consentis par les peuples africains pour la liberté et l’émancipation, ceux des peuples en lutte qui sont toujours sous occupation dans notre continent ou de ceux qui refusent l’ingérence dans leurs affaires, reflètent l’ampleur du rejet des diktats extérieurs». Et d’ajouter que ces pays «sont déterminés à parachever leur indépendance en dessinant les contours de leur renaissance, notamment à travers la libéralisation économique prévue par l’Accord de zone de libre-échange continentale africaine et les mécanismes d’action prévus par l’Union africaine (UA)». A ce propos,

Mme Chaâlal a estimé que la création du Musée africain s’inscrivait «parmi les mécanismes de coopération dans le domaine culturel, car il servirait de miroir reflétant le patrimoine matériel et immatériel du continent africain symbolisant le génie de ses peuples et leurs apports en faveur de la civilisation humaine». Concernant cette exposition, Mme Chaâlal a estimé qu’«elle reflète notre histoire, la richesse de notre culture, notre appartenance et nos racines africaines».

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de nombre d’ambassadeurs de pays africains, dont le Ghana, le Sénégal et Madagascar ainsi que d’autres ambassadeurs de pays européens et latino-américains. L’ambassadrice de la Grèce en Algérie, Nike Ekaterini Koutrakou, a exprimé sa satisfaction pour avoir pris part à cette exposition ainsi que son admiration pour la «spiritualité» des civilisations préhistoriques en Afrique, estimant que «nous sommes tous le produit des civilisations africaines préhistoriques ayant existé sur les terres d’Ethiopie et d’Algérie…». Pour sa part, le directeur du musée national du Bardo, Zoheir Harichene, a fait savoir que l’organisation de cette exposition, qui est le fruit de plus de 6 mois de travail, «intervient dans le cadre d’un projet de réalisation d’un musée africain». Il a souligné, en outre, que les objets exposés «proviennent de la galerie de ce musée qui compte près de 1000 objets d’antiquité d’Afrique subsaharienne, originaires dans  leur majorité des pays d’Afrique centrale, de l’Ouest et de l’Est, à l’instar du Niger, du Nigeria, d’Ethiopie et de Madagascar».

Ces objets sont sous forme de «sculptures, de paniers, d’instruments de musique, de masques et d’armes… qui datent de la fin du XIXe siècle et début du XXe siècle. Certains ont été achetés durant l’époque coloniale et d’autres lors du Festival panafricain organisé en Algérie lors des années 1960».L’exposition d’ethnographie africaine s’ouvre au public aujourd’hui  et se poursuivra jusqu’au mois de mars 2022.

M. Toumi / Ag.

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