Face à la récession économique: Le gouvernement adopte de nouvelles mesures pour rationaliser les dépenses

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 Devant une situation économique qui se complique de plus en plus, le gouvernement n’a d’autre alternative que celle de prôner la rationalisation des dépenses publiques.

Dans cette optique, le ministre des Finances a présenté, lors de la dernière r »union du gouvernement, un exposé sur les résultats financiers de l’année 2017 ainsi que le cadre économique global à travers lequel a été élaborée et mis en œuvre cette loi de finances. Le ministre a souligné que ce texte qui intervient en application de la constitution, s’inscrit dans le cadre de la concrétisation du principe de transparence et du renforcement du contrôle du pouvoir législatif sur l’action du gouvernement. Il a indiqué que l’année 2017 a enregistré une baisse du niveau des ressources financières de l’Etat en raison de la forte baisse des produits énergétiques au niveau mondial. Le prix moyen du baril du brut algérien a atteint 53,93 USD/baril. Il apparait de ce projet de loi que le montant global des recettes réalisées s’élève à 6.072 milliards de DA, dont 3.945 milliards de DA de fiscalité pétrolière. Quant aux dépenses du budget général de l’Etat, elles s’élèvent à 6.767 milliards de DA, dont 4.497 milliards de DA pour le fonctionnement (66,46%) et 2.270 milliards de DA pour l’équipement (33,54%). A cet effet, le Premier ministre, Noureddine Bedoui, a mis l’accent sur l’impératif d’améliorer ce mécanisme de contrôle pour aboutir à une cadence permettant de présenter la loi du règlement budgétaire au moins une année après la fin de l’exercice, au lieu de deux années adoptées actuellement , mettant en avant la nécessité de rationaliser et de maîtriser les dépenses du fonctionnement, outre la généralisation du numérique et des technologies de pointe au niveau de toutes les administrations et des services publics à même de moderniser la gestion financière publique et améliorer les mécanismes de recouvrement de tous les droits de l’Etat. A ce propos, le Premier ministre a ordonné l’adoption d’une nouvelle approche qui prend en compte la situation difficile de la finance publique notamment avec le gel du financement non conventionnel lors de la présentation de la mouture du projet de loi de finances 2020, particulièrement en termes de rationalisation des dépenses de fonctionnement à travers la collecte de toutes les recettes publiques de façon systématique en prenant en compte tous les aspects de la gestion de tous les secteurs.

Il a ordonné également la mise en place d’une équipe de travail pour proposer les mesures d’urgence pour lever le niveau de recouvrement des recettes publiques de l’Etat à l’instar de la fiscalité ordinaire et des recettes des biens publics, en attendant la concrétisation du projet de modernisation de l’administration fiscale et des biens de l’Etat. Le gouvernement a examiné également le projet du décret exécutif portant institution d’une conservation des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, son organisation et son fonctionnement. La proposition de ce projet intervient conformément aux recommandations de la réunion du conseil interministériel tenue le 29 mai 2019, consacrée à la création d’une instance nationale chargée des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique en tant qu’espace de coordination multisectorielle entre les différentes parties concernées et leur mobilisation pour mettre en œuvre un programme national des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à l’horizon 2030.

Le Premier ministre s’est félicité de ce texte partant de ces résultats positifs sur l’avenir du pays dans l’exploitation de ce type d’énergies dont recèle notre pays.

Dans son intervention, le Premier ministre a souligné que l’objectif attendu de la création de la conservation est le développement de l’utilisation des énergies renouvelables dans notre pays en tant qu’alternative stratégique pour la sécurité énergétique et un moteur pour la croissance économique ainsi qu’un choix permanent pour préserver l’environnement et faire face aux changements climatiques en adéquation avec les engagements internationaux de notre pays en matière de préservation de l’environnement. Le Premier ministre s’est félicité de ce texte partant de ces résultats positifs sur l’avenir du pays dans l’exploitation de ce type d’énergies dont recèle notre pays. Pour ce faire, le Premier ministre a ordonné d’enrichir ce texte à travers l’ouverture à tous les intervenants dans ce domaine autres que les administrations officielles et l’élargissement de la consultation à leur profit en tant que force de proposition réelle, à leur tête les acteurs de la société civile, les experts dans le domaine des énergies renouvelables et les représentants des entreprises économiques nationales, tout en les associant ultérieurement dans les dispositifs de la conservation en la dotant d’un conseil consultatif où toutes les propositions seront élaborées par eux.Il a instruit les membres du gouvernement de ne pas procéder à la dissolution des entreprises activant dans le domaine des énergies renouvelables et existant lors de la création d’une conservation des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, appelant à les préserver et les soutenir. Il a également donné des instructions pour la mise en place des mécanismes de suivi de l’application des programmes nationaux des énergies renouvelables au niveau de chaque secteur. M. Bedoui a, en outre, souligné la nécessité d’utiliser les énergies renouvelables de manière exclusive en faveur de toutes les nouvelles structures éducatives et de formation ainsi que les universités à réaliser à l’avenir au niveau des wilayas du Sud. Ces instructions interviennent en vue d’accorder un intérêt aux ressources humaines formées dans le domaine des énergies renouvelables notamment les diplômés universitaires et des instituts en leur accordant l’opportunité d’appliquer leurs connaissances sur le terrain à travers leur accompagnement pour la réalisation des projets d’investissement lucratifs dans ce domaine.

Plus de 09 millions d’élèves, 1.8 million d’étudiants, tous cycles confondus, et 380.000 apprentis du secteur de la formation et de l’enseignement professionnels seront accueillis à la prochaine rentrée pédagogique.

 Pour rappel, le Premier ministre avait mis l’accent sur l’importance de la prochaine rentrée sociale et la nécessaire mobilisation de tous pour sa réussite, notamment dans la conjoncture que traverse notre pays et qui exige la multiplication et la conjugaison des efforts, en particulier ce qui a trait à la rentrée scolaire qui constitue la première priorité durant l’étape actuelle. A Les efforts des autorités publiques pour le renforcement de l’infrastructure éducative ont été sanctionnés par la réalisation de plusieurs structures. Ainsi, plus de 695 nouvelles structures scolaires, dont 452 primaires, 144 CEM et 99 lycées, en sus de 273 nouvelles cantines scolaires, seront mis en service à la prochaine rentrée scolaire. S’agissant de la rentrée universitaire, le secteur de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique sera renforcé par plus de 62.000 nouvelles places pédagogiques et plus de 31.000 nouveaux lits, au profit des étudiants, portant ainsi la capacité d’hébergement globale à plus de 658.000 lits. Quant au secteur de la formation et l’enseignement professionnels, il s’agit de la mise en service de 24 nouveaux établissements de formation, d’une capacité de plus de 15.000 apprentis, qui viendront s’ajouter à 1.295 établissements déjà existants. Pour la rentrée scolaire, universitaire et professionnelle, il a décidé d’accélérer la réalisation des différentes infrastructures devant entrer en service et dont les travaux ont avancé considérablement et chargé le ministre des Finances de veiller personnellement à mobiliser les ressources financières nécessaire à cet effet et d’envoyer des commissions d’inspection multisectorielles pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux sur le terrain au niveau de toutes les wilayas, en accordant un intérêt particulier aux infrastructures situées dans la wilaya d’Alger, eu égard à la forte demande enregistrée. Il a, en outre, décidé d’accorder un grand intérêt aux personnes aux besoins spécifiques en élevant le niveau de prise en charge des élèves aux besoins spécifiques, afin de leur garantir les mêmes chances de scolarisation. A ce titre, le Premier ministre a chargé le ministre des Finances de « mobiliser toutes les ressources financières nécessaires à l’encadrement et à la mise à niveau des établissements spécialisés », soulignant que « la question de la prise en charge des personnes aux besoins spécifiques est une valeur sociétale noble que tous les secteurs doivent concrétiser dans le cadre de leurs programmes ».  A cet effet, le Premier ministre a chargé les secteurs de l’Education nationale, de la Formation et de l’Enseignement supérieur de consacrer au moins 3% de leurs ressources humaines et de leurs capacités pédagogiques aux élèves issus de cette catégorie, sachant que des classes intégrées et aménagées seront créées dès la prochaine rentrée scolaire pour la prise en charge de cette catégorie. Dans le même contexte, M. Bedoui a chargé les ministres de l’Intérieur et du Travail de revoir les mécanismes de mise à contribution des petites et moyennes entreprises créées au titre des différents programmes de soutien à l’emploi de jeunes dans la prise en charge de ces prestations et la mise à contribution des collectivités locales, notamment à travers la mise en œuvre du nouveau cadre réglementaire relatif aux délégations de service public. Concernant les structures relevant du secteur de l’Enseignement supérieur en cours de réalisation, le ministère des Finances procèdera à l’affectation des postes budgétaires nécessaires à leur gestion, à l’achèvement de leurs travaux de réalisation. Il s’agit de la méthode utilisée dans la réalisation de tous les projets publics dans le cadre de la rationalisation des dépenses publiques. Il a également été question de l’activation du rôle des centres d’excellence et de leurs annexes en matière de formation professionnelle et d’apprentissage, en adoptant une approche d’anticipation pour la conformité du produit de formation avec les besoins du marché d’emploi tout en les adaptant aux spécificités de chaque activité et de chaque région.

T. Benslimane