FAO: La mécanisation stimule le développement durable de l’Afrique

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Pic by Neil Palmer (CIAT). Twitter: @NeilCIAT. A farmer in Malawi checks her maize crop that is struggling as a result of the worst drought in three decades. Contact n.palmer@cgiar.org

 L’agriculture est indispensable au  développement de l’Afrique mais il est également fondamental d’en  développer la mécanisation afin d’augmenter la productivité agricole, a  indiqué l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et  l’agriculture (FAO) sur son site web.

Selon la FAO, il s’agit là du message principal de la septième édition de  la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique  (TICAD7) qui s’est tenu, à Yokohama (Japon). Selon les participants à cette manifestation, il est aussi fondamental de  réduire les pertes surgissant pendant et après les récoltes et de répondre  à la hausse de la demande alimentaire. Par ailleurs, l’Afrique subsaharienne détient la plus grande surface de  terres arables non cultivées mais le taux de productivité est bien  inférieur aux autres régions en développement, souligne la même source. Dans cette région, les rendements représentent seulement près de la moitié  de la moyenne nationale, soit bien en dessous des niveaux de croissance  nécessaires afin de satisfaire la demande alimentaire, elle-même stimulée  par la croissance démographique. Ainsi, « la mécanisation, peut permettre de combler cet écart de  rendement », affirme la FAO. Lors de l’évènement parallèle organisé en marge du TICAD7 par la Coalition  pour le développement du riz africain (CARD), un cadre de travail destiné à  favoriser une mécanisation agricole durable en Afrique a été présenté par  la Commission de l’Union Africaine (CUA) et par l’Organisation des Nations  Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Le Directeur général de la FAO, Qu Dongyu, a estimé lors de son discours  prononcé au cours de l’évènement que grâce à une mécanisation adaptée,  l’agriculture de petite échelle peut se transformer en entreprise plus  orientée vers une logique de marché tout en améliorant la productivité  agricole et en aidant les agriculteurs à sortir de la pauvreté ». « Pour parvenir à cet objectif, nous devons améliorer l’accès aux services  de mécanisation », a-t-il plaidé. « Nous devons soulager les agriculteurs d’un travail manuel souvent  difficile, surtout les femmes, qui doivent à la fois travailler dans les  champs et s’occuper de leurs foyers », a-t-il ajouté. Lancé l’année dernière, le cadre de travail trouve un écho dans la région  en aidant les pays à remplacer leurs outils désuets avec des méthodes  modernes de mécanisation afin de parvenir à la sécurité alimentaire et au  développement agricole et de stimuler la croissance économique dans son  ensemble. A noter que la FAO organise des ateliers de formation régionaux et  nationaux afin de soutenir la mécanisation de petite échelle en Afrique et  d’aider les gouvernements à développer des stratégies basées sur le Cadre  de travail de la FAO et de la CUA pour une mécanisation agricole durable en  Afrique.

Y.D