Gaz

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Les réserves non conventionnelles en Algérie couvrent 150 ans de consommation Les réserves algériennes de ressources gazières non conventionnelles couvrent 150 ans de consommation,  sur le marché national et en terme d’exportation, a indiqué, à Alger, le PDG du groupe Sonatrach, Toufik Hakkar.

Ces réserves sont considérables. Elles couvrent 150 ans de l’équivalent de la consommation actuelle, à l’intérieur et à l’extérieur (quantités exportés)», a fait savoir M. Hakkar lors d’une interview accordée, lundi soir, à la télévision nationale. S’agissant de la valeur des hydrocarbures exportés par Sonatrach durant l’année 2021, elle s’élève à 25 milliards de dollars au 9 septembre dernier, selon le PDG qui prévoit la hausse des revenus d’exportation à 33 milliards de dollars à la fin de l’année en cours. Interrogé sur le profit de Sonatrach suite à la hausse sensible des prix du gaz sur les marchés mondiaux, M. Hakkar a indiqué que de faibles volumes de gaz naturel sont commercialisés sur les marchés spot par Sonatrach qui donne la priorité à la préservation de la relation commerciale à long terme avec ses partenaires historiques. Cependant, «nos contrats à long et à moyen terme contiennent des clauses qui nous donnent l’opportunité de réviser les prix tous les trois ou quatre ans, selon la nature du client et du contrat», a-t-il expliqué, ajoutant que les prix peuvent être révisés dans l’intérêt de l’Algérie et de Sonatrach dans des contextes exceptionnels du marché, comme c’est le cas actuellement. «Nous ne pouvons pas nous orienter vers des prix à court terme alors qu’en contrepartie nous perdons un client historique de l’Algérie, qui acquiert des volumes importants allant de 8 à 10 milliards m3/an et qui pourra se diriger par la suite vers d’autres fournisseurs», a-t-il argumenté.

L’Algérie commercialise du gaz sur le marché spot par gazoduc Il a fait savoir que les volumes de gaz naturel commercialisés par l’Algérie hors contrats à long terme, sont «peu importants». Ils ont été commercialisés aux prix actuels du marché entre 28 et 29 dollars/btu. Outre le GNL, Sonatrach a récemment commercialisé du gaz naturel à travers les gazoducs sur les marchés spot, et ce, pour la première fois en Algérie, a fait savoir le PDG. Par ailleurs, M. Hakkar a affirmé que l’Algérie assure un approvisionnement régulier du gaz naturel vers l’Espagne, selon les contrats liant les deux partenaires, via le gazoduc Med-Gaz dont le volume est de 10,5 milliards m3/an. «En cas de demande supplémentaire de l’Espagne, il sera procédé à la liquéfaction du gaz au niveau des complexes nationaux puis livrés dans un délai d’un jour», a-t-il dit. Interrogé sur des sources ayant plaidé pour le retrait de l’Algérie de l’Opep, le PDG a souligné l’importance du rôle algérien au sein de cette organisation qui contribue à la stabilité du marché international. «Celui qui a présenté cette demande n’est pas conscient des conséquences dangereuses de cette sortie», a-t-il tranché. Dans ce sens, il a mis en exergue les efforts de l’Algérie avec d’autres pays de l’alliance Opep+ ayant permis de relever les prix passant de 17 dollars/baril en 2020 à plus de 80 dollars/baril actuellement. «Si l’Algérie sort de l’Opep, qui prendra en charge ce rôle ? Notre présence au sein de l’Opep a une grande importance dans l’équilibre du marché en général ainsi que pour l’Algérie en terme de préservation de ses revenus d’hydrocarbures», a-t-il estimé.

Prospection au Niger, des résultats positifs Par ailleurs, M. Hakkar a indiqué que Sonatrach développe ses relations avec de nouveaux partenaires tels que le Pérou, le Kenya et le Niger. Il a ainsi fait savoir que des prospections ont eu lieu au Nord du Niger qui ont donné «des résultats positifs», considérant cela comme «encourageant» dans le cadre de l’investissement de Sonatrach à l’étranger. De plus, le PDG a assuré que le groupe public n’a pas abandonné le marché libyen, expliquant que des conditions spécifiques à un certain moment ont empêché Sonatrach de poursuivre ses opérations. Il a affirmé qu’actuellement, Sonatrach compte revenir en Libye pour développer les champs pétroliers qu’elle a précédemment exploré, et ce, suite à l’amélioration des conditions de sécurité.

«L’équilibre des prix du pétrole se situent entre 70 et 80 dollars le baril » L’équilibre des prix du brut constituant un niveau acceptable tant pour les fournisseurs que pour les pays consommateurs se situe dans une fourchette comprise entre 70 et 80 dollars, a estimé le PDG du groupe Sonatrach, Toufik Hakkar. «Si les prix vont au-delà de ce niveau, il y aura des décisions pour le rééquilibrage entre l’offre et la demande sur le marché, pour revenir à un niveau acceptable de prix», a affirmé M. Hakkar lors d’une interview accordée, lundi soir, à la télévision nationale. Selon le premier responsable du groupe Sonatrach, l’Algérie en tant que membre actif de l’Opep+ travaille avec ses alliés à l’équilibre du marché afin que les prix du pétrole brut ne s’élèvent pas à des niveaux pouvant «encourager la production du pétrole de schiste, notamment aux Etats-Unis, ce qui cause un déséquilibre entre l’offre et la demande». «Les pays de l’Opep+ sont conscients de cette situation et travaillent dans le sens de l’équilibre», a-t-il assuré.

Le Brent à plus de 85 dollars, hier à Londres Les cours du pétrole confirmaient, hier, la tendance haussière, les investisseurs laissant de côté des données économiques décevantes chez les deux premiers consommateurs de brut pour se concentrer sur les fondamentaux d’un marché qui reste tendu. Le baril de Brent s’affichait, ce matin à Londres, à 85,04 dollars, en hausse de 0,84% par rapport à la clôture de la veille.

Syntheses M. O. /Ag.

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